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emballages ont été lavés par ETERNITY Systems

Webinaire « Du recyclage vers le réemploi »

Notre Responsable Nouveaux Projets Éléonore BLONDEAU était présente lors du troisième webinaire « Du recyclage vers le réemploi » organisé par FitNESS 2.0 Project. L’occasion de présenter le fonctionnement d’ETERNITY Systems et surtout de montrer que le réemploi d’emballages existe depuis +30 ans, est viable écologiquement, économiquement et sanitairement à l’échelle mondiale.

Les règlementations ainsi que l’évolution des attentes des consommateurs poussent progressivement vers la voie du réemploi d’emballages, en remettant en question le système actuel de contenants à usage unique et à adopter des modèles plus durables. C’est ainsi que de nombreux pays ont déjà adopté des règlementations répondant à cette ambition. C’est le cas notamment de la loi française AGEC qui fixe des objectifs de réemploi de 10% des emballages d’ici 2027 ou bien de la VerpackG 2019, loi allemande qui stipule que les restaurants, bistrots et cafés proposant des plats et boissons à emporter devront utiliser des emballages réutilisables.

Le webinaire « Du recyclage vers le réemploi » réunissait 4 partenaires afin de faire le point sur les aspects règlementaires et les pratiques.

Qu’est-ce que le projet FitNESS 2.0 ?

Présenté par Gemma CORNUAU (Cheffe de Projets Européens chez ACTIA), le projet FitNESS 2.0 consiste en la création d’une plateforme e-learning en vue d’aider les professionnels de l’emballage à faire face aux risques environnementaux et sanitaires pour les consommateurs. L’objet de la création de cette plateforme est de proposer des formations générales et approfondies sur la conception d’emballages alimentaires responsables. La plateforme figure parmi la plus large plateforme e-learning dédiée à l’emballage alimentaire.

Le développement du projet a lieu sur 6 ans et se décompose en 2 phases. La 1re phase (2017-2020) s’appuyait sur 3 piliers fondamentaux :

      • Un contenu validé (qualité, exhaustivité et ouverture) couvrant tous les aspects essentiels de l’emballage alimentaire à trois niveaux (novice, élémentaire et avancé).
      • Un format de distribution open-source, qui peut être lu pour l’enseignement dans les salles de classe.
      • Un moteur de recherche adapté à l’enseignement mixte.

La seconde phase (2021-2024) a pour ambition d’atteindre un public plus large dans la chaine de valeur liée à l’emballage alimentaire. Gemma CORNUAU a notamment insisté sur la contribution à accélérer la transformation digitale des systèmes d’éducation et de formation. Pour cela, la seconde phase s’appuie sur 3 piliers :

      • Des certifications académiques et professionnelles que les universités sont encouragées à intégrer dans leurs cursus.
      • Le soutient du développement d’un contenu scientifique dans un format attrayant et innovant.
      • Le développement et la diffusion de FitNESS 2.0 au delà des universités et industries conventionnelles et la mise à disposition d’une assistance en ligne via un forum ou une IA.

Une installation progressive du réemploi en Europe

En deuxième partie du webinaire, Justin Boucher (Directeur des Opérations à la Food Packaging Forum Foundation) fait le point sur l’état des lieux des emballages réemployables, c’est-à-dire sur les règlementations liées à leurs usages (ainsi qu’à la suppression des emballages à usage unique) et les différentes pratiques/dispositifs mis en place au sein des pays de l’Europe.

Comme évoqué dans le chapô, les consommateurs ont également des attentes au niveau de l’emballage des produits. J. Boucher évoque que 2/3 des consommateurs y accordent une importance. Pour ces derniers, l’emballage de ces produits doit être composé de matériaux dit « eco-friendly », respectueux de l’environnement et doit être en corrélation avec l’image de marque véhiculé par les fabricants.

Pour répondre à ces attentes, des réflexions sur des alternatives au plastique à usage unique se mettent petit à petit en place. Ainsi, il a été envisagé de remplacer les PUU par d’autres matières à usage unique (papier, métal ou verre à usage unique). Cependant, ces types d’emballages ne sont pas sans risques pour autant. En effet, Justin Boucher alerte sur les composants chimiques que possèdent ces emballages, présentant des potentiels risques pour la santé. Il rappelle également l’aspect de ces emballages restent avant tout des matériaux à usage unique. La courte durée de vie de ces emballages font qu’ils sont plus susceptibles d’être recyclés que réemployés.

Une deuxième alternative proposée aux problèmes engendrés par l’usage unique est de développer le recyclage. Cependant, J. Boucher évoque la difficulté à déployer le recyclage depuis plusieurs décennies. Seulement 10% des plastiques produits sont recyclés, malgré le fait que beaucoup d’emballages plastiques soient étiquetés « recyclables ». J. Boucher explique que la difficulté à recycler s’explique par le manque d’infrastructures disponibles ou le fait que certaines infrastructures soient surchargées.

J. Boucher parle également des discussions autour du recyclage mécanique et du recyclage chimique. Pour le premier type, recycler du métal ou du verre représente une sérieuse intensité énergétique alors que pour le second type, il n’a pas encore été prouvé qu’il était gage de viabilité et de flexibilité, surtout compte tenu de la grande quantité d’emballage plastique produite encore aujourd’hui.

Enfin, 3e alternative proposée est le ramassage d’emballages plastiques le long des plages. Cependant, Justin Boucher note que les efforts fournis par cette initiative n’empêche pas pour autant la pollution engendrée par la production de plastique.

Aujourd’hui, le développement du réemploi est due en grande partie aux diverses règlementations, industries et dispositifs mis en place sur tout le Vieux Continent. Au niveau industriel, parmi  l’Allemagne figure en tête de liste des pays contributeurs. Le pays est reconnu pour son système de réemploi de bouteilles en plastique et en verre. On assite également à un nombre croissant d’entreprises agissant pour le réemploi. C’est le cas d’ETERNITY Systems qui œuvre chaque jour pour laver divers emballages en plastique, en verre et en inox.

De plus, de grandes entreprises ont développer des systèmes de traçabilité des emballages, en vue du bon respect de la circulation des emballages. C’est le cas de Coca-Cola qui fournit des efforts pour attiendre 25% effort global pour atteindre 25 % d’emballages réemployables dans l’ensemble du portefeuille de marques d’ici 2030.

Outre l’Allemagne, d’autres pays européens ont mis en vigueur des lois visant à mettre en avant le réemploi. C’est le cas de l’Espagne qui oblige notamment les hôtels et restaurants à rendre l’eau du robinet gratuite, oblige les commerçants à remplir des contenants réemployables si un client le demande. La France a mis en place la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) qui stipule notamment la mise en place de vaisselle réutilisable dans les enseignes de restauration rapide depuis le 1er janvier 2023 ou l’interdiction aux centres médicaux pédiatriques de réchauffer les aliments destinés aux bébés dans des récipients en plastique d’ici janvier 2025.

R3PACK, acteur de la lutte contre l’usage du plastique dans l’emballage alimentaire

Représenté par Antoine Covillers, Directeur chez (RE)set, le projet R3Pack est un projet financé par l’Union Européenne. Comme indiqué explicitement dans son nom, ce projet se déroule sur 3 ans (de juin 2022 à juin 2025) et a pour principale vocation de supprimer l’emballage plastique des aliments. Concernant les produits alimentaires concernés, ces derniers sont très nombreux : jus, fromage, lait, salade préparée… bien que les requis soient différents d’un produit à un autre.

Pour éradiquer le plastique des emballages alimentaires, le projet s’appuie sur deux piliers :

  • Le remplacement du plastique par un matériau alternatif
  • Le réemploi

A. Covillers se concentre sur ce 2e point. Il rappelle que le réemploi n’est pas seulement une question d’emballage, il s’agit en réalité d’une réelle transformation globale.

Il souligne également que dans le marché du réemploi, il est important de collaborer avec ses partenaires, mais aussi…ses concurrents. Cela permet au réemploi d’être implémenté à l’échelle économique et environnementale. Pour cela, A. Covillers détaille 3 axes de travail sur lequel le projet R3Pack s’appuie :

  • L’emballage lui-même : avec les industriels, l’enjeu consiste à définir une standardisation des emballages réemployables. Ainsi, il est question de la forme, des matériaux, du volume… Le réel défi est d’aligner les industriels à un emballage commun tout en prenant en compte leurs contraintes. Il souligne aussi les notions de faisabilité et de sécurité alimentaire.
  • Le modèle opératoire : A. Covillers évoque les notions de traçabilité, d’optimisation des flux logistiques et d’interopérabilité
  • L’offre aux consommateurs : Ici, les enjeux se concentre sur la sélection des produits, l’expérience client en magasin et le comportement des clients.

ETERNITY SYSTEMS, acteur clé du réemploi en Europe

L’intervention d’Éléonore BLONDEAU, New Projects Manager chez ETERNITY Systems, portait sur l’aspect du lavage des emballages alimentaires réemployables, prenant en compte l’évaluation des risques liés aux matériaux en contact avec les aliments. L’occasion était idéale pour partager l’expertise et le savoir-faire d’ETERNITTY Systems.

Le lavage d’emballages suit un schéma circulaire précis, permettant de rallonger la durée de vie des emballages.

En effet, depuis 30 ans des acteurs appelés « poolers » détiennent un parc d’emballages réemployables dont ils s’assurent que le bon emballage soit au bon endroit, au bon moment afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement.

Par exemple, IFCO leader mondial de pooling agroalimentaire va contractualiser avec un producteur de fruits&légumes, viande, poisson ou boulangerie, qui utilisera les caisses IFCO pour transporter sa production jusqu’aux plateformes logistiques des Distributeurs qui dispatcheront ensuite ces caisses vers leurs différents magasins qui les mettront directement en rayon. Une fois vides, ces caisses seront renvoyées par les magasins vers les plateformes logistiques puis ETERNITY Systems viendra les récupérer pour les emmener vers les centres de réemploi ETERNITY Systems où elles seront triées par référence et en fonction de leur intégrité, réparées si nécessaires, lavées, reconditionnées, stockées si nécessaires, puis renvoyées vers les producteurs pour une nouvelle boucle d’utilisation. C’est ce qu’on appelle le modèle « Washer-Pooler« .

Plus loin, elle met l’accent sur le processus de réutilisation d’eau utilisé pour laver l’ensemble des emballages réemployables. En effet, le processus d’automatisation et de standardisation de lavage des sites permet de réemployer 1L d’eau plus de 300 fois. Ainsi, cela permet d’atteindre jusqu’à +70% des besoins en eau des sites de réemploi.

L’hygiène et la qualité constitue un point important dans le processus de lavage des emballages réemployables. Ainsi, E. BLONDEAU rappelle que ETERNITY Systems œuvre au respect strict des normes d’hygiène comme témoigne les certifications obtenues (HACCP, ISO 9001 et ISO 45001). De plus, pour préserver la qualité et la sécurité alimentaire, ETERNITY Systems scinde son équipe de production en 3. Chacune d’elles se relayent dans la journée.  Des tests microbiologiques ATP et MIBI sont effectués quotidiennement en interne et des tests additionnels sont réalisés avec des laboratoires externes afin d’analyser les potentiels allergènes et pathogènes pouvant être présents dans les emballages et représentant des risques pour la santé d’autrui.

La question de la traçabilité est au cœur du bon fonctionnement de l’entreprise et du respect de la chaîne de valeur et de l’économie circulaire. E. BLONDEAU mentionne l’ERP utilisé par nos équipes pour permettre à chacun des acteurs de suivre le parcours des emballages en temps réel. Ainsi le Pooler sait en temps réel où en sont ses emballages : déchargement, réparation, lavage, rechargement.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à vous rendre dans les rubriques « Qualité, Hygiène et Sécurité » et « Transport et Stockage »

Pour regarder le webinaire complet (disponible en anglais uniquement), nous vous invitons à cliquer ci-dessous :

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