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emballages ont été lavés par ETERNITY Systems

Emballages réemployables : quelles solutions pour les entreprises ?

Le réemploi d’emballage est un système d’économie circulaire où un emballage est conçu pour être utilisé plusieurs fois pour le même usage, au lieu d’être jeté après une seule utilisation.
En conservant la fonction de l’objet plutôt que sa seule matière, le réemploi s’inscrit au sommet de la hiérarchie des modes de traitement des déchets. Le réemploi des emballages vient aussi répondre à un arsenal législatif comme la loi AGEC ou le Règlement européen PPWR et la montée des attentes RSE pour les entreprises des secteurs agroalimentaire, de la logistique et de la grande distribution.

ETERNITY Systems, fort de son expertise de 30 ans dans le lavage industriel et la logistique circulaire, vous donne ici toutes les clés pour comprendre, choisir et déployer des emballages réemployables.

Les emballages réemployables en résumé

  • Un emballage réemployable reste un produit tout au long de son cycle de vie, c’est-à-dire qu’il est conçu dès le départ pour accomplir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de rotations, c’est-à-dire plusieurs cycles complets d’utilisation de l’emballage sans perdre sa fonction.
  • La loi AGEC impose aux entreprises d’atteindre 10 % d’emballages réemployés d’ici 2027, avec des obligations de déclaration dès 10 000 unités mises sur le marché.
  • Le réemploi, au-delà du choix de l’emballage, implique aussi un circuit organisé de collecte, transport, lavage industriel, contrôle qualité et traçabilité qui mobilise l’ensemble de la chaîne de valeur.
  • En allongeant la durée de vie d’un emballage, le réemploi réduit mécaniquement la consommation de matières premières, les émissions de gaz à effet de serre et la production de déchets. Sur le plan économique, plus un emballage effectue de rotations, plus son coût unitaire diminue, ce qui en fait un levier de compétitivité durable pour les entreprises, avec un impact mesurable sur leurs coûts et leur empreinte carbone.

Qu’est-ce qu’un emballage réemployable ?

Un emballage réemployable est, selon le code de l’environnement, un emballage : « conçu, créé et mis sur le marché pour pouvoir accomplir pendant son cycle de vie plusieurs trajets ou rotations en étant rempli à nouveau ou réemployé pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu. »

Concrètement, cela signifie que l’emballage est « réemployable » par conception, car il a été pensé, créé et mis sur le marché pour accomplir plusieurs rotations. Il devient ensuite « réemployé » au moment de sa deuxième utilisation, une fois qu’il est lavé, contrôlé et utilisé à nouveau pour un usage.

C’est cette capacité à accomplir plusieurs rotations sans perdre sa fonction première qui distingue l’emballage réemployable de l’emballage à usage unique ou de l’emballage simplement recyclable, car il ne devient pas un déchet, il conserve son statut de produit tout au long de son cycle de vie.

Quelle est la différence entre emballage réemployable, réutilisable et recyclable ?

Le réemploi d’emballage se distingue du recyclage, qui nécessite la destruction de la matière, et de la réutilisation, qui s’applique juridiquement à un objet ayant déjà acquis le statut de déchet.

  • Le réemploi d’emballage : le réemploi désigne l’utilisation répétée d’un emballage pour un usage identique à celui pour lequel il a été conçu initialement, sans que celui-ci ne devienne jamais un déchet juridiquement. identique. Par exemple : une bouteille en verre consignée rapportée en magasin, lavée dans un centre spécialisé, puis remplie à nouveau avec la même boisson est un réemploi d’emballage.

 

  • Le recyclage d’emballage : le recyclage est une opération de valorisation où l’emballage devenu déchet est détruit physiquement pour en extraire la matière première, qui sera ensuite transformée pour créer un nouvel objet.. Par exemple : Une bouteille en verre jetée, broyée en calcin, puis fondue dans un four à 1 550°C pour mouler une toute nouvelle bouteille est du recyclage d’emballage.

 

  • La réutilisation d’emballage : La réutilisation concerne spécifiquement un emballage qui a d’abord acquis le statut de déchet (jeté par son détenteur) avant d’être récupéré pour être utilisé à nouveau. Elle se situe entre le réemploi et le recyclage en termes d’impact, car elle demande une gestion de fin de vie avant la remise en circuit. Par exemple : Un contenant usagé déposé en déchetterie qui est récupéré, nettoyé et reconditionné pour servir à nouveau est une réutilisation d’emballage.

 

L’emballage réemployable est la forme la plus vertueuse d’économie circulaire pour un emballage car il évite toute transformation de la matière et minimise la consommation d’énergie liée au retraitement ou à la refabrication.

 

Le réemploi d’emballage se distingue du recyclage et de la réutilisation car il reste un produit

 

Quelles sont les différentes formes de réemploi des emballages ?

Le réemploi des emballages s’organise selon deux grandes filières :

  • Les emballages destinés aux consommateurs finaux
  • Les emballages utilisés dans les circuits professionnels.

Pour les emballages ménagers

Pour les emballages ménagers, c’est-à-dire un emballage destiné au consommateur final, il y a 3 formes de réemploi d’emballage :

  • Le préemballé avec retour (ou réemploi par le professionnel) : ici, le consommateur achète un produit vendu dans un emballage conçu pour être réemployé. Une fois le produit consommé, le consommateur rapporte l’emballage vide dans un point de collecte (magasin, borne), c’est souvent ce qu’on appelle système de consigne. L’emballage est ensuite récupéré par un professionnel pour être transporté, lavé industriellement, contrôlé et rempli à nouveau.

 

  • Le vrac ou réemploi par le consommateur : ici les produits sont vendus sans emballage primaire, c’est-à-dire que le consommateur apporte son propre contenant propre en magasin ou en achète un réemployable sur place et il choisit la quantité exacte de produit qu’il souhaite acheter et remplit lui-même son contenant.

 

  • La recharge à domicile : ici, le consommateur conserve chez lui un emballage principal robuste (dit emballage “parent”) et achète des recharges pour le remplir à nouveau. La recharge est souvent un emballage plus léger ou souple qui n’est pas conçu pour être utilisé seul, mais qui permet de prolonger la durée de vie du contenant principal

Pour être efficaces, les systèmes de réemploi nécessitent l’engagement des consommateurs afin de garantir des taux de retour élevés des emballages, souvent supérieurs à 90 % dans les systèmes bien établis.

 

Le vrac, le préemballé et la recharge sont les 3 formes de réemploi d’emballage ménager

 

Pour les emballages professionnels

Dans le domaine professionnel, le réemploi des emballages prend 4 formes selon l’organisation des flux et les acteurs impliqués :

  • La boucle fermée : l’emballage circule au sein de la même entreprise ou du même groupe d’acteurs. Un fournisseur livre ses clients, puis récupère ses emballages pour les réutiliser lui-même.

 

  • La boucle ouverte : Les emballages (comme des caisses standardisées) circulent entre plusieurs entreprises et acteurs différents (producteurs, distributeurs), ce qui maximise le taux d’utilisation et réduit le coût par rotation.

 

  • La gestion d’emballage externalisée : une entreprise spécialisée, comme ETERNITY Systems, prend en charge l’ensemble du cycle pour le compte de ses clients : mise à disposition des emballages, collecte, lavage, contrôle qualité, réparation et réacheminement. Ce modèle permet aux entreprises de bénéficier du réemploi sans investir dans une infrastructure propre.

 

  • Les emballages navettes : conçus pour des allers-retours réguliers entre deux points fixes, une usine et un centre de distribution, par exemple, ces emballages sont optimisés pour la répétition et la traçabilité.

 

Il existe 4 formes de réemploi d’emballage professionnel

 

Quels types d’emballages peuvent être réemployés ?

Même si il existe quelques exceptions, la quasi-totalité des emballages industriels et commerciaux peuvent être réemployés, les principaux sont :

  • Les emballages primaires alimentaires comme le verre
  • Les emballages industriels et de transport comme les palettes
  • Les emballages de logistique et d’e-commerce comme le carton.

Selon l’ADEME, 2,75 milliards d’emballages réemployés de tous types confondus ont été mis sur le marché en France en 2024, correspondant à un taux de réemploi de 1,82 %. Pour être éligible au réemploi, un emballage doit être conçu dès le départ pour résister à plusieurs rotations (transport, lavage industriel, remplissage) et conserver son intégrité physique et sanitaire

Emballages primaires alimentaires

Ce sont les emballages en contact direct avec le produit alimentaire. Leur réemploi est soumis à des exigences sanitaires strictes, réalisées dans des centres de lavage homologués.

  • Bouteilles en verre : Le verre est le matériau le plus couramment réemployé car il est inerte (pas de migration de particules), lavable et recyclable à l’infini. En Allemagne, les bouteilles réemployables représentent 72 % des bouteilles de boissons mises sur le marché.

 

  • Bacs gastronormes en inox ou plastique alimentaire : ces emballages sont conçus pour être robuste et supporter des centaines de cycles de lavage en tunnel. Ces emballages sont au cœur du programme Re-uz for ETERNITY dédié à la restauration collective.

 

  • Barquettes operculables en plastique dur : ce sont des emballages essentiels pour la grande distribution. ETERNITY avec d’autres partenaires a développé la solution MAY-A, une barquette réemployable destinée à remplacer les barquettes à usage unique dans les rayons des supermarchés.

 

  • Gobelets réemployables : pour les événements, les festivals, les espaces de restauration. ETERNITY assure le lavage de milliers de gobelets par événement pour des partenaires comme Run for Planet.

 

  • Seaux et bidons industriels : ce sont par exemple des emballages pour produits laitiers, corps gras, sauces, ingrédients en vrac qui sont très présents dans l’agroalimentaire.

 

Le réemploi des emballages primaires concerne les emballages en contact direct avec les aliments

 

Emballages de transport et de logistique

Ce sont les emballages qui protègent et déplacent les produits entre les étapes de la chaîne logistique.

  • Caisses et bacs plastiques rigides (polyéthylène, polypropylène) : ces emballages sont utilisés massivement dans l’agroalimentaire, la grande distribution, la logistique. Ils supportent 50 à 150 rotations selon les modèles, ce qui en fait l’un des emballages réemployables les plus rentables à l’usage.

 

  • Palettes plastiques et palettes bois renforcées : elles sont réemployables sur plusieurs années avec un entretien régulier, notamment la palette plastique qui est plus homogène et plus facilement lavable.

 

  • Box et conteneurs industriels (IBC, bacs gerbables) : ces emballages sont particulièrement adaptés au transport de fluides, de matières premières liquides ou de produits en vrac.

 

  • Rolls et chariots de manutention : ils sont utilisés dans la distribution et la logistique e-commerce pour le déplacement de marchandises entre entrepôts et points de livraison. Leur réemploi s’inscrit généralement dans des boucles fermées entre partenaires logistiques.

 

Les emballages de transport utilisés dans la chaîne logistique sont réemployables

 

Emballages de e-commerce et logistique

Les emballages d’e-commerce sont les contenants utilisés pour expédier des commandes en ligne directement au consommateur final : colis, boîtes, enveloppes matelassées, calages.

Pour le réemploi de ces emballages, l’e-commerçant utilise les colis normalement pour préparer ses commandes, puis un système de consigne et de collecte assure le retour des emballages vers un entrepôt, leur reconditionnement, et leur remise en circulation pour une nouvelle expédition.

 

Comment fonctionne un circuit d’emballages réemployables ?

Un emballage réemployable n’est pas qu’un produit, il nécessite aussi la mise en place d’un système logistique complet avec la mobilisation de toute la chaîne de valeur :

  • Fabricants
  • Metteurs en marché
  • Distributeurs
  • Opérateurs du réemploi
  • Consommateurs.

Un circuit de réemploi industriel d’un emballage repose donc sur 5 étapes clés :

Étape 1 — Utilisation et collecte

L’emballage est utilisé par l’entreprise cliente, puis collecté vide en fin de cycle. Selon les modèles, la collecte est organisée via un système de retour : point de collecte en magasin, consigne, échange 1 pour 1, ou reprise par le livreur lors d’une tournée suivante.

Étape 2 — Transport et tri

Les emballages vides sont regroupés et transportés vers le centre de lavage. La reverse logistique, c’est-à-dire les camions qui repartent chargés d’emballages vides depuis les sites de livraison, permet de limiter les trajets à vide et de réduire l’empreinte carbone du transport.

Étape 3 — Lavage industriel réglementé

Les emballages collectés sont acheminés vers un centre de lavage industriel. C’est l’étape principale qui garantit l’hygiène, la conformité réglementaire et la longévité de l’emballage. Chez ETERNITY Systems, le lavage suit des protocoles QHSE stricts adaptés à chaque type d’emballage et à chaque secteur (agroalimentaire, pharmaceutique, logistique). Les paramètres contrôlés sont notamment :

  • La température et la durée du cycle de lavage.
  • La concentration et la nature des détergents (validés pour le contact alimentaire si nécessaire).
  • Le rinçage et l’absence de résidus chimiques.
  • La consommation d’eau : nos systèmes en circuit fermé permettent de réutiliser plus de 70 % de l’eau consommée.

 

Étape 4 — Contrôle qualité et réparation

Après lavage, chaque emballage est inspecté : intégrité physique, absence de contamination microbiologique, état esthétique. Les emballages endommagés sont soit réparés (soudure, remplacement de pièces), soit retirés de la boucle et orientés vers le recyclage.

Étape 5 — Remise en circulation et traçabilité

L’emballage nettoyé et validé est renvoyé vers les clients ou vers le stock de pooling (un stock mutualisé d’emballages réemployables partagé entre plusieurs entreprises ou acteurs d’une même filière). Chaque lot est tracé pour garantir la conformité et permettre le suivi du nombre de rotations. Cette traçabilité est essentielle pour le reporting RSE et la conformité réglementaire.

Un circuit de réemploi industriel d’un emballage repose sur 5 étapes clés

 

Quelles sont les obligations réglementaires pour les emballages réemployables ?

Le décret d’application de la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire fixe des seuils contraignants pour les producteurs qui mettent des emballages sur le marché français :

  • 5 % d’emballages réemployables en 2023
  • 10 % d’emballages réemployables en 2027

Le Décret n°2022-507 du 8 avril 2022 pris en application de la loi AGEC, précise les modalités de mise en œuvre de ces objectifs à travers deux obligations distinctes :

  • L’obligation de déclarer le taux de réemploi : depuis 2024 toutes les entreprises qui mettent sur le marché au moins 10 000 unités de produits emballés doivent déclarer chaque année leur taux de réemploi, basé sur les données de l’année précédente. Cette obligation s’applique quel que soit le chiffre d’affaires.

 

  • L’obligation d’atteindre des proportions minimales d’emballages réemployés : en plus de la déclaration, les entreprises dépassant le seuil de 10 000 unités doivent également atteindre un taux minimal d’emballages réemployés, dont le niveau varie selon leur chiffre d’affaires et évolue progressivement jusqu’en 2027. En 2027, tous les producteurs concernés devront atteindre au moins 10 % de réemploi, quelle que soit leur taille.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2023, tout professionnel de la restauration à emporter disposant d’au moins 20 places assises a l’obligation de proposer de la vaisselle réemployable tels que des gobelets, couverts, assiettes. Le non-respect de cette obligation est passible d’une contravention de 1 500 euros (3 000 euros en cas de récidive).

Les entreprises doivent déclarer leurs données relatives aux emballages à l’ADEME afin de se conformer à la réglementation en matière de réemploi. L’obligation de déclarer les emballages réemployables s’applique à tous les producteurs, y compris les importateurs, qui mettent des produits sur le marché. La déclaration doit inclure le nombre d’emballages réemployables et à usage unique afin de calculer le taux de réemploi.

Les avantages des emballages réemployables

Les intérêts du déploiement des emballages réemployables sont à la fois environnementaux et économiques :

  • D’un point de vue environnemental, le réemploi permet de réduire drastiquement la consommation de ressources et les émissions de gaz à effet de serre car fabriquer un nouvel emballage plastique génère environ 2 kg de CO₂ par kg de plastique produit. Par exemple, une bouteille en verre réemployée devient plus écologique qu’une bouteille à usage unique dès la quatrième utilisation, et peut générer jusqu’à 79 % de gaz à effet de serre en moins et consommer 76 % d’énergie en moins sur l’ensemble de son cycle de vie.

 

  • D’un point de vue économique et stratégique, le réemploi permet aux entreprises de réduire leurs coûts d’achat d’emballages neufs et de sécuriser leurs approvisionnements. Ce modèle favorise également le dynamisme économique local par la création d’emplois non délocalisables dédiés à la collecte, au tri et au lavage industriel.

 

L’impact environnemental et économique sont les 2 avantages des emballages réemployables

 

ETERNITY Systems : le partenaire industriel du réemploi d’emballages

Depuis plus de 30 ans, ETERNITY Systems accompagne les entreprises des secteurs agroalimentaire, logistique, grande distribution et restauration collective dans le lavage d’emballages réemployables. Nous avons traité plus de 7 milliards d’emballages réemployables, un chiffre qui témoigne de notre maîtrise industrielle et de la confiance que nos clients nous accordent.

 

  • Lavage industriel de caisses plastiques, bacs agroalimentaires, seaux, bouteilles en verre, bacs gastronormes, gobelets, barquettes et palettes — avec des protocoles QHSE adaptés à chaque secteur et à chaque matériau
  • Logistique dédiée : collecte des emballages usagés, tri, transport et réacheminement vers vos sites, y compris à l’international (France, Espagne, Québec).
  • Réparation d’emballages : nos équipes réparent les emballages abîmés (soudure, remplacement de pièces) pour prolonger leur durée de vie et retarder leur retrait de la boucle
  • Traçabilité numérique : suivi de chaque lot de son départ chez le client jusqu’à sa remise en circulation
  • Programme Re-uz for ETERNITY : solution dédiée à la restauration collective pour le lavage de bacs gastronormes et de vaisselle réemployable, avec un site inauguré à Blanquefort en 2025
  • Tri automatisé du verre en Allemagne : En janvier 2026, ETERNITY Systems a acquis, acteur allemand spécialisé dans le tri automatisé de bouteilles en verre et de caisses pour l’industrie des boissons. Cette acquisition vient compléter naturellement le savoir-faire d’ETERNITY en lavage industriel.

Chez ETERNITY, ce qui fait la différence et nous positionne comme partenaire industriel du réemploi, c’est notre capacité à gérer l’ensemble du cycle, de la collecte à la remise en circulation en passant par le tri, le lavage, la réparation et la traçabilité des emballages. Nous sommes un partenaire industriel du réemploi, pas seulement un prestataire de nettoyage.

Vous souhaitez évaluer le potentiel du réemploi dans vos opérations ? Contactez l’équipe ETERNITY Systems pour un audit de vos flux d’emballages et une estimation de vos économies potentielles.

Tri du verre : comment optimiser la collecte, le recyclage et le réemploi ?

Le verre possède une propriété unique, car il est recyclable à 100 % et à l’infini sans jamais perdre ses caractéristiques physiques ou chimiques. Le tri du verre consiste à séparer les emballages en verre des autres déchets pour permettre leur recyclage ou leur réemploi. Concrètement, il s’agit de déposer bouteilles, bocaux et flacons dans des bennes à verre ou containers verre.
Que vous soyez un particulier consciencieux ou un industriel qui cherche à structurer sa filière du réemploi, le tri du verre est un défi essentiel pour l’avenir. Fonctionnement de la collecte, recyclage, réemploi des emballages, enjeux environnementaux et réglementaires, et bonnes pratiques pour les particuliers comme pour les professionnels, ETERNITY Systems vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le tri du verre.

Le tri du verre en résumé

Le verre est recyclable à 100 % et à l’infini sans perdre ses qualités et sans ajout de matière première.
La collecte du verre s’effectue principalement via des Points d’Apport Volontaire (PAV) aussi appelée les bennes à verre.
Le verre recyclé (calcin) permet de réduire les émissions de CO₂ et d’économiser les matières premières.
Le réemploi des bouteilles en verre lavées est encore plus vertueux que le recyclage.

Qu’est-ce que le tri du verre ?

Le tri du verre consiste à séparer les emballages en verre des autres déchets ménagers pour permettre leur recyclage ou leur réemploi. Le verre a la particularité d’avoir une circularité parfaite, car il est recyclable à 100 % et à l’infini, sans jamais perdre ses caractéristiques physiques ou chimiques.

En effet, une bouteille en verre recyclée peut redevenir une nouvelle bouteille en seulement 30 jours, et ce processus peut être répété indéfiniment. Le tri du verre permet donc d’économiser les matières premières nécessaires à sa fabrication comme le sable, le calcaire et le carbone de soude.

Quels verres peut-on recycler dans les containers en verre ?

Seul le verre d’emballage peut être déposé dans les bennes à verre pour être recyclé. Ce type de verre représente la majorité des bouteilles, flacons, pots et bocaux utilisés au quotidien.

Les verres acceptés dans les containers en verre

Il y a 4 types principaux d’emballages en verre qui doivent être déposés dans les poubelles à verres :
– Les bouteilles en verre (vin, eau, jus de fruits, huile, vinaigre)
– Les bocaux en verre (conserves, confitures, cornichons)
– Les pots en verre (yaourts, crèmes dessert, moutarde)
– Les flacons en verre (parfums, cosmétiques, médicaments vides)

Ces emballages sont fabriqués en verre sodo-calcique dont la composition permet leur recyclage dans les fours verriers sans altérer la qualité du verre recyclé.

Les verres interdits dans les bacs à verre

Certains types de verre ne doivent jamais être jetés dans les conteneur à verre, car ils possèdent une composition chimique différente qui perturbe le processus de recyclage :

– La vaisselle en verre (assiettes, verres à boire, plats) : ces objets sont fabriqués en verre trempé ou borosilicate et sont incompatibles avec le recyclage du verre d’emballage. Ils doivent être jetés dans la poubelle des ordures ménagères ou apportés en déchetterie.
– Le verre Pyrex et la vitrocéramique : utilisés pour la cuisson, ces verres techniques possèdent un point de fusion très élevé qui empêche leur intégration dans le processus de recyclage classique.
– Le cristal : contenant du plomb, le cristal est strictement interdit dans les filières de recyclage en raison de sa contamination métallique.
– Les miroirs et vitres : ces verres plats sont traités chimiquement et doivent être apportés en déchetterie.
– Les ampoules et néons : ils contiennent des substances dangereuses et relèvent d’une filière de collecte spécifique.

L’introduction de ces verres incompatibles dans les bennes à verre crée des « infusibles », c’est-à-dire des particules solides qui ne fondent pas lors de la refonte et fragilisent les nouvelles bouteilles en verre produites.

Seul le verre d'emballage peut être déposé dans les bennes à verre pour être recyclé

Comment fonctionne la collecte des verres en France ?

La collecte des verres en France repose sur deux système :

– Les Points d’Apport Volontaire (PAV), communément appelés bennes à verre ou containers verre.
– La collecte en porte à porte.

Le Point d’Apport Volontaire (PAV)

Avec environ 205 000 points de collecte répartis sur tout le territoire français, les PAV sont les bennes à verre ou containers verre installés en libre accès dans l’espace public où les citoyens déposent volontairement le verre usagé. Les PAV représentent 90 % de la collecte des verres et présentent plusieurs avantages :

– La qualité optimale du verre collecté : le PAV limite les contaminations par d’autres déchets, garantissant un taux de pureté supérieur à 95 %.
– Des coûts de traitement réduits : selon l’ADEME, le traitement du verre collecté en PAV coûte environ 75 €/tonne, contre 715 €/tonne pour les plastiques.
– Une accessibilité permanente : les citoyens peuvent déposer leur verre 24h/24, 7j/7 (dans le respect des horaires de tranquillité, généralement entre 7h et 22h).
– L’optimisation logistique : les camions de collecte ne passent que lorsque les bornes sont pleines, réduisant ainsi les coûts et l’empreinte carbone du transport.

La collecte en Porte-à-Porte (PAP)

La collecte en Porte-à-Porte consiste à mettre à disposition des habitants un bac de recyclage verre individuel, vidé régulièrement par les services de collecte. Ce système reste marginal en France pour le verre, principalement en raison :

– Du risque de contamination : le verre collecté en PAP présente souvent un taux d’impuretés plus élevé (autres déchets mélangés par erreur).
– Des coûts logistiques plus importants : les tournées régulières de collecte augmentent les dépenses des collectivités.
– De la nécessité de centres de tri : contrairement au PAV où le verre est directement acheminé vers les verreries, le PAP nécessite une étape de tri supplémentaire.

Que devient le verre après la benne à verre ?

Une fois collecté dans les bennes à verre, le verre d’emballage entame un parcours de transformation pour devenir du calcin, c’est-à-dire du verre recyclé prêt à être refondu. Ce processus industriel comporte plusieurs étapes pour garantir la pureté et la qualité du verre recyclé.

Les étapes du recyclage du verre

Collecte et acheminement : le verre est collecté dans les bennes à verre puis transporté vers un centre de traitement spécialisé.
Tri mécanique : le verre est débarrassé des éléments métalliques (capsules, bouchons) grâce à des aimants et des séparateurs à courants de Foucault.
Tri optique : des capteurs laser détectent et éliminent les « infusibles » (céramique, porcelaine, grès) qui ne peuvent pas fondre avec le verre.
Broyage : le verre est broyé en petits morceaux pour obtenir du calcin.
Contrôle qualité : le calcin est analysé pour garantir sa pureté (taux de métaux < 5 g/tonne, taux d’infusible < 50 g/tonne).
Fusion : le calcin est fondu à 1 550 °C dans les fours des verreries, mélangé avec des matières premières vierges si nécessaire, pour fabriquer de nouveaux emballages.
Fabrication : le verre en fusion est moulé pour créer de nouvelles bouteilles, bocaux ou flacons.

Ce processus permet de transformer le verre usagé en nouveaux emballages en seulement 30 jours environ, bouclant ainsi parfaitement la boucle de l’économie circulaire. Selon la feuille de route de décarbonation de la filière du verre publiée en juin 2023, le secteur verrier français émet 2,7 millions de tonnes de CO₂ par an. Pour répondre à cet enjeu, l’État et la profession verrière se sont engagés à réduire ces émissions de 0,81 million de tonnes de CO₂ d’ici 2030, soit une diminution de 30 %.

Une fois collecté dans les bennes à verre, le verre entame un processus de recyclage

Quel est l’état des lieux des déchets du verre en France en 2026 ?

La France figure parmi les leaders européens du recyclage du verre, avec des infrastructures solides et des bonnes performances de collecte. Le réseau de points de collecte est dense, les infrastructures sont performantes et les citoyens ont une forte adhérence au tri sélectif.

Les prochaines étapes pour la France consistent à renforcer la collecte en milieu urbain, accélérer le développement du réemploi, et généraliser les systèmes de consigne pour atteindre l’objectif de collecte totale fixé à 2029.

Voici quelques chiffres clés pour avoir une vue d’ensemble sur la filière verre en France :

La France est le 2ème producteur européen de verre, avec une production d’environ 5 millions de tonnes par an
84 % : le taux de recyclage des emballages en verre ménager en France, l’un des meilleurs d’Europe.
En 2017, 227 000 tonnes d’emballages en verre ont été réemployées (dont 220 kt par les restaurateurs)
2,6 millions de tonnes : la quantité de verre d’emballage mis sur le marché français chaque année.
2,3 millions de tonnes : c’est le volume de verre d’emballage effectivement recyclés en 2024. Cela représente environ 91 bouteille de 75 cl recyclées par seconde.
– Le verre parcourt en moyenne 230 km pour être collecté et recyclé
100 % : l’objectif national de collecte du verre d’ici 2029, fixé par la charte Verre 100% solutions de 2019.
81 % des Français déclarent trier leurs emballages en verre
75 % des Français sont satisfaits du dispositif de collecte du verre
99,8% du verre recyclé provient des PAV
10 % d’emballages réemployés d’ici 2027 pour les producteurs et distributeurs.
Réduction de 15 % des déchets d’emballages d’ici 2040.

La France figure parmi les leaders du recyclage du verre en Europe

En quoi consiste le réemploi du verre ?

Le réemploi du verre consiste à récupérer, laver et réutiliser les emballages en verre (bouteilles, bocaux, flacons) sans les détruire, contrairement au recyclage qui nécessite de broyer et refondre le verre à 1 550°C pour fabriquer de nouveaux contenants.

Concrètement, si l’on prend l’exemple d’une bouteille réemployée elle est :

– Collectée,
– Triée,
– Lavée industriellement
– Contrôlée
– Remise en circulation pour un nouvel usage.

Le tri automatisé

Le tri automatisé est un processus industriel qui utilise des technologies avancées (capteurs optiques, intelligence artificielle, caméras haute définition) pour identifier, séparer et éliminer automatiquement les bouteilles non conformes au réemploi.

Pour réemployer le verre à grande échelle, le tri automatisé est une étape cruciale avant le lavage et c’est dans cette optique qu’ETERNITY Systems a récemment acquis CLS – Cleanway Logistics Solutions GmbH (devenue Circular Logistics Solutions), spécialiste allemand du tri automatisé de bouteilles et de la logistique circulaire, qui trie jusqu’à 40 000 bouteilles par heure avec une précision de 99,8 %.

Le lavage industriel

Le lavage industriel désigne un processus automatisé et certifié qui nettoie en profondeur les emballages réemployables selon des normes sanitaires strictes. Une fois triées par les systèmes CLS, les bouteilles conformes entrent dans les centres de lavage industriel où ETERNITY Systems déploie son expertise depuis près de 30 ans.

Cette combinaison tri automatisé et lavage industriel permet aux entreprises de :

Réduire leur empreinte carbone de 75 % par rapport au recyclage (dès la quatrième rotation)
Diminuer leurs coûts d’approvisionnement en emballages
De garantir une conformité sanitaire totale selon les normes agroalimentaires les plus strictes.

Simulateur d’impact de réemploi du verre



Comment optimiser le tri du verre en entreprise ?

Les entreprises de la restauration, de l’hôtellerie, de la distribution et de l’industrie génèrent des volumes importants de déchets verre qui doivent être triés non seulement pour réduire les coûts, améliorer leur conformité aux normes européenne mais aussi valoriser leur engagement RSE.

Plusieurs actions peuvent permettre aux professionnels d’optimiser le tri du verre pour leur entreprise :

Auditer les flux : il s’agit d’identifier précisément les volumes de verre générés par site pour dimensionner les besoins en collecte et en bacs de recyclage verre.

Installer des containers dédiés à proximité des zones de production : mettre en place des poubelles à verres visibles et facilement accessibles pour les équipes (cuisine, bar, salle de pause).

Former les collaborateurs : sensibiliser les employés aux consignes de tri comme l’interdiction de jeter la vaisselle, le retrait des bouchons et capsules etc. Des sessions de sensibilisation annuelles et des supports visuels affichés près des points de collecte peuvent renforcer l’adoption des bons gestes.

Faire des partenariats avec des prestataires spécialisés : travailler avec des acteurs comme ETERNITY Systems pour la collecte, le lavage et le réemploi des contenants en verre permet d’externaliser la gestion du verre de manière professionnelle tout en aidant les entreprises à se mettre en conformité réglementaire. L’avantage est que ces prestataires fournissent aussi des données de traçabilité nécessaires au reporting RSE.

Digitaliser et tracer les flux : les outils numériques de traçabilité (puces RFID, QR codes) permettent de monitorer en temps réel les cycles de vie des emballages réemployables, de comptabiliser précisément les volumes triés et recyclés, et de générer automatiquement les rapports nécessaires aux bilans carbone et aux objectifs RSE.

Privilégier le réemploi : opter pour des bouteilles consignées et lavables plutôt que des emballages à usage unique représente une alternative plus vertueuse que le recyclage systématique, car elle évite l’énergie nécessaire à la refonte du verre. Une bouteille réemployée devient plus performante écologiquement que le recyclage dès la quatrième rotation, et permet aux entreprises de réduire leurs coûts d’approvisionnement en emballages tout en valorisant leur démarche environnementale auprès de leurs clients.

 

Le tri du verre réduit les coûts et valorise les engagements RSE des entreprises

En adoptant les bons réflexes de tri, en privilégiant le réemploi des bouteilles et en respectant les consignes de dépôt, chacun peut contribuer à renforcer la filière du verre pour augmenter l’économie circulaire. Pour les entreprises, optimiser la gestion du verre représente également une opportunité de réduire les coûts, de se conformer aux réglementations (AGEC, PPWR, REP EIC) et de valoriser leur engagement RSE.

ETERNITY Systems accompagne les professionnels dans cette transition en proposant des solutions complètes de collecte, lavage et réemploi des emballages en verre.

FAQ

Où jeter le verre cassé ?

Le verre cassé (vitre, miroir, bouteille brisée) ne doit jamais être déposé dans les bennes à verre pour des raisons de sécurité. Il peut blesser les agents de collecte et de tri. Le verre cassé doit être jeté dans la poubelle des ordures ménagères, soigneusement emballé dans du papier ou du carton.

Où jeter les couvercles des pots en verre ?

Les couvercles et capsules métalliques doivent être déposés dans le bac de tri jaune réservé aux emballages légers (plastiques, métaux). Si vous oubliez de retirer les couvercles avant de jeter vos bocaux dans les bennes à verre, les centres de traitement du calcin sont équipés de séparateurs magnétiques qui les extrairont mécaniquement.

Où jeter la vaisselle en verre ?

La vaisselle en verre (assiettes, plats, verres à boire, saladiers) doit être jetée dans la poubelle des ordures ménagères ou apportée en déchetterie. Elle ne doit jamais être jetée dans les containers en verre car leur présence dans les bennes à verre crée des « infusibles » qui perturbent le recyclage et fragilisent les nouvelles bouteilles.

Quel verre ne se recycle pas ?

La vaisselle (assiettes, verres à boire, plats), le Pyrex et la vitrocéramique, le cristal, les miroirs et vitres, ainsi que les ampoules et néons ne se recyclent pas. Ils doivent être jetés dans les ordures ménagères ou apportés en déchetterie.

Quelles entreprises sont concernées par les obligations de réemploi du verre ?

Les obligations de réemploi concernent principalement les producteurs, importateurs et distributeurs de boissons (brasseries, caves vinicoles, producteurs d’eaux minérales, distilleries), ainsi que les acteurs de la restauration, de l’hôtellerie et de la distribution alimentaire. Les entreprises générant des volumes importants d’emballages en verre doivent donc structurer leurs filières de réemploi pour respecter ces échéances réglementaires.

Quelle est la différence entre recyclage et réemploi du verre ?

Le recyclage consiste à broyer le verre en calcin puis à le refondre à une température de 1 550°C pour fabriquer de nouveaux emballages, nécessitant une énergie importante. Le réemploi consiste à laver industriellement les bouteilles pour les réutiliser telles quelles, sans transformation.

CFIA Rennes 2026 : tout savoir sur le salon de l’industrie agroalimentaire

Le Salon CFIA (Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire), c’est LE rendez-vous incontournable de l’industrie agroalimentaire en Europe. Le CFIA Rennes 2026 réunira plus de 2 000 exposants et des milliers de professionnels du 10 au 12 mars 2026 au Rennes Parc Expo.

Pour sa 29ᵉ édition, le CFIA 2026 permet de rencontrer les principaux fournisseurs du secteur, de découvrir les nouvelles technologies et de s’informer sur les tendances clés qui façonnent l’avenir de l’industrie agroalimentaire.

Vous prévoyez de visiter le salon CFIA Rennes 2026 ? Découvrez toutes les informations essentielles : présentation du salon, publics concernés, raisons de visiter et conseils pratiques pour préparer votre venue.

Infos pratiques : dates, horaires et lieu

Le CFIA Rennes 2026 se tiendra sur trois journées consécutives au Rennes Parc Expo.

Dates : mardi 10, mercredi 11 et jeudi 12 mars 2026

Horaires d’ouverture :

o Mardi 10 mars : de 8h30 à 18h00

o Mercredi 11 mars : de 8h30 à 18h00

o Jeudi 12 mars : de 8h30 à 17h00

Adresse : Rennes Parc Expo – 2 La Haie Gautrais CS 27 211, 35172 Bruz Cedex

Découvrez toutes les informations pratiques pour aller au salon CFIA à Rennes en 2026

 

 

Le salon CFIA Rennes 2026 en résumé

Le salon CFIA Rennes 2026 se tiendra du 10 au 12 mars 2026 au Rennes Parc Expo, à Bruz.

L’événement réunira plus de 2 000 exposants et professionnels de l’industrie agroalimentaire.

Cette 29ᵉ édition mettra en avant les enjeux clés du secteur : performance industrielle, automatisation, sécurité alimentaire, transition environnementale et évolutions réglementaires.

Le salon s’organise autour de plusieurs secteurs et espaces dédiés, incluant des machines en fonctionnement, des zones d’innovation, des espaces thématiques (Usine Agro du Futur, Village IA, Village du Réemploi) et un programme de conférences et démonstrations orienté solutions concrètes.

Qu’est-ce que le salon CFIA Rennes ?

Le CFIA qui signifie Carrefour des Fournisseurs de l’Industrie Agroalimentaire est un salon professionnel B2B dédié aux acteurs de l’industrie agroalimentaire. Il a pour objectif de mettre en relation directe les industriels et leurs fournisseurs, autour de solutions concrètes liées à la production, à la transformation, au conditionnement et à la logistique des produits alimentaires.

Il permet aux entreprises de voir concrètement des machines en fonctionnement, des solutions de process, des ingrédients innovants et des services dédiés à l’agroalimentaire.

Pour sa 29ᵉ édition, le salon CFIA à Rennes couvre l’ensemble des étapes de la chaîne agroalimentaire, de la transformation des matières premières jusqu’au conditionnement et à la logistique. Il aide ainsi les industriels à :

  • Améliorer leurs performances industrielles
  • Sécuriser leurs process
  • Adapter leurs outils aux exigences du marché.

Les 4 grands secteurs du salon CFIA 2026

Les 2000 exposants sont répartis en 4 grands secteurs pour couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur et permettre une visite optimisée :

  • Ingrédients et PAI (Hall 4) : au cœur de l’innovation produit, ce secteur offre l’opportunité de découvrir les nouvelles formulations et de goûter les ingrédients qui composeront les aliments de demain. Un conseil pour les équipes R&D : commencez votre visite ici pour capter les futures tendances de consommation.
  • Équipements et Procédés (Halls 2, 3, 5, 6, 7 & 8) : il s’agit du pôle le plus vaste du salon, car il déploie plus de 500 machines en fonctionnement sur six halls dédiés. C’est ici que s’opère l’optimisation des lignes de production, de l’automatisation à la performance énergétique.
  • Emballages et Conditionnements (Halls 1, 10 et 11) : cette zone met en lumière les solutions de packaging qui répondent au double enjeu de la performance et de la durabilité. C’est l’occasion de toucher et prendre en main des emballages éco-conçus et les nouveaux matériaux qui redéfinissent le secteur. Découvrez ETERNITY Systems dans le hall 1 pour des solutions dédiées au lavage des emballages réemployables.
  • Sécurité des Aliments (Hall 12) : Il y a un hall entièrement dédié Qualité/Hygiène/Sécurité/Environnement qui témoigne de l’importance croissante de ces enjeux. Ce pôle rassemble les experts et les solutions pour garantir une conformité et une qualité irréprochables.

Le CFIA est un salon professionnel B2B dédié aux acteurs de l’industrie agroalimentaire

 

Les espaces clés du salon CFIA à ne pas manquer

En complément des halls d’exposition, le CFIA Rennes 2026 propose plusieurs espaces thématiques pour aller au-delà de la simple présentation de produits :

Les Trophées de l’Innovation : cet espace est un véritable baromètre des tendances qui récompense les solutions les plus visionnaires et les avancées majeures du secteur, qu’il s’agisse de nouveaux équipements, ingrédients, services ou procédés.

 

L’Usine Agro du Futur : cette zone reconstitue un environnement industriel concret qui montre comment les technologies avancées peuvent être intégrées dans une usine agroalimentaire, de l’automatisation à la robotique, en passant par la digitalisation des lignes. Les visiteurs peuvent visualiser des cas d’usage réels, comprendre les impacts sur la productivité et évaluer la faisabilité de ces solutions dans leur propre outil de production.

 

Le Village IA : cet espace est dédié aux applications concrètes de l’intelligence artificielle dans l’industrie agroalimentaire. Il permet de découvrir comment l’IA est utilisée pour optimiser les process, anticiper les pannes, améliorer la qualité ou renforcer la traçabilité. Les démonstrations et échanges avec les experts aident les industriels à comprendre où l’IA apporte une réelle valeur opérationnelle.

 

Le Village du Réemploi : conçu pour répondre aux enjeux réglementaires et environnementaux, cet espace rassemble des solutions dédiées au réemploi et à la circularité des emballages. Il permet d’identifier des technologies, des prestataires et des partenaires comme ETERNITY Systems, capables d’accompagner la mise en place de modèles de réemploi, tout en respectant les contraintes industrielles et sanitaires.

 

L’Espace Tendances : cet espace aide les visiteurs à comprendre les changements en cours, qu’ils soient liés aux attentes des consommateurs, aux réglementations ou aux innovations technologiques. L’objectif est de permettre aux entreprises d’anticiper les transitions à venir et d’adapter leurs stratégies produits et industrielles.

 

Ces zones permettent aux visiteurs de comprendre comment les innovations peuvent être appliquées concrètement dans leurs sites industriels, d’évaluer leur impact sur la performance, la conformité ou la durabilité, et d’identifier des solutions directement actionnables.

le CFIA Rennes 2026 propose 5 espaces thématiques dont un village IA, un village du réemploi.

 

Pourquoi visiter le salon CFIA 2026 ?

Le CFIA Rennes 2026 permet aux professionnels de l’agroalimentaire :

  • D’identifier des solutions concrètes pour améliorer leurs performances industrielles
  • De répondre aux évolutions réglementaires
  • D’anticiper les transformations du secteur.

Ces bénéfices sont transversaux à l’ensemble des professionnels de l’agroalimentaire, quel que soit leur rôle dans l’entreprise. Mais la visite du CFIA peut aussi avoir des avantages précis et ciblés selon les professionnels.

Les bénéfices pour tous les acteurs de l’agroalimentaire

Le salon CFIA permet de concentrer en un même lieu l’information, les innovations et les contacts nécessaires pour prendre des décisions éclairées et gagner du temps dans ses projets industriels :

  • Une veille concurrentielle et technologique : Le CFIA permet d’observer en quelques jours l’état du marché et les évolutions en cours des dernières formulations en PAI, des solutions de fin de ligne automatisées ou encore des dernières innovations.
  • Un réseau professionnel élargi et qualifié : le salon favorise les échanges directs avec l’ensemble de l’écosystème agroalimentaire en permettant de rencontrer des industriels, des donneurs d’ordres reconnus (Andros, Bonduelle, Carrefour sont des visiteurs réguliers) afin de créer des contacts utiles pour des projets à court ou moyen terme.
  • Un sourcing stratégique centralisé : en quelques jours, le CFIA permet de comparer des solutions techniques, de qualifier des prestataires et d’évaluer leur adéquation avec des contraintes industrielles, économiques et réglementaires. Cette approche centralisée facilite la prise de décision et réduit les délais liés au sourcing.

Les bénéfices selon les types de professionnels

Au CFIA Rennes, chaque profil peut trouver des leviers concrets pour prendre des décisions opérationnelles, techniques ou stratégiques :

  • Pour les directions industrielles : le salon permet d’évaluer des équipements et des solutions en conditions réelles, d’analyser les gains possibles en productivité, en qualité ou en efficacité énergétique, et d’échanger directement avec les fabricants et intégrateurs. Les démonstrations et retours d’expérience facilitent l’arbitrage entre plusieurs options avant un investissement industriel.
  • Pour les responsables RSE : le salon permet d’identifier des partenaires capables d’accompagner des projets liés à la réduction de l’impact environnemental, au réemploi des emballages ou à la conformité réglementaire.
  • Pour les directions financières et achats : le salon permet de comparer les offres, d’évaluer le retour sur investissement des solutions techniques et d’anticiper les coûts liés aux évolutions réglementaires. Il facilite également un sourcing auprès de fournisseurs qualifiés, afin de sécuriser les approvisionnements et de mieux maîtriser les budgets à moyen et long terme.

Le CFIA concentre en un même lieu l’information et les contacts pour des projets industriels.

 

Préparez votre visite au salon CFIA Rennes 2026

Le salon CFIA Rennes 2026 se tiendra du 10 au 12 mars 2026 au Rennes Parc Expo. Le site se situe à Bruz, à environ 15 minutes du centre-ville de Rennes et à proximité des principaux axes routiers, ce qui facilite l’accès pour les visiteurs venant de toute la France.

  • Accès et transports : le Rennes Parc Expo est desservi par plusieurs solutions de transport. Les visiteurs peuvent rejoindre Rennes en train via la gare de Rennes ou en avion via l’aéroport de Rennes Saint-Jacques. Pendant la durée du salon, des navettes gratuites assurent la liaison entre la gare, l’aéroport et le Parc Expo. Le site est également accessible en transports en commun grâce à la ligne de bus 57 reliant le centre-ville de Rennes.
  • Accès en voiture et stationnement : Le Parc Expo dispose de parkings visiteurs situés à proximité immédiate des halls d’exposition, permettant un accès rapide et fluide au salon pour les visiteurs motorisés.
  • Tarif, inscription et badge visiteur : L’accès au CFIA Rennes 2026 est gratuit pour les professionnels de l’industrie agroalimentaire, sous réserve d’une inscription préalable en ligne. La création du badge visiteur s’effectue sur le site officiel du CFIA. Ce badge nominatif donne accès à l’ensemble des halls, espaces thématiques, conférences et animations du salon pendant les trois jours.

Questions fréquentes

Le CFIA Rennes 2026 est-il réservé aux professionnels ?

Oui le CFIA Rennes est un salon exclusivement B2B, réservé aux professionnels de l’industrie agroalimentaire et à leurs fournisseurs. L’accès se fait sur inscription préalable et nécessite la création d’un badge visiteur nominatif.

L’entrée au salon CFIA Rennes 2026 est-elle payante ?

Non, l’accès au CFIA Rennes 2026 est gratuit pour les professionnels, sous réserve d’une inscription en ligne via le site officiel du salon. Le badge donne accès à l’ensemble des halls, espaces thématiques, conférences et démonstrations.

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le CFIA Rennes ?

Pour une visite efficace, il est recommandé de prévoir au minimum une journée complète. Les visiteurs ayant des objectifs précis peuvent répartir leur visite sur deux jours afin de couvrir les halls, assister aux conférences et rencontrer les différents exposants.

Qu’est-ce que l’Usine Agro du Futur au CFIA Rennes ?

L’Usine Agro du Futur est un espace immersif du CFIA Rennes qui présente une reconstitution d’environnement industriel agroalimentaire intégrant des technologies avancées. Elle permet de visualiser concrètement l’automatisation des lignes, la robotisation, la digitalisation des process, la traçabilité des données et l’optimisation énergétique.

GHG Protocol : comment calculer et gérer les émissions de GES ?

Les gaz à effet de serre (GES), ou greenhouse gases (GHG) en anglais, sont des gaz présents dans l’atmosphère qui contribuent au changement climatique. Pour les entreprises, la mesure de ces émissions est devenue un enjeu réglementaire, financier et stratégique, car elle conditionne la conformité aux cadres de reporting, l’accès aux financements et la crédibilité des engagements climatiques.  

Dans ce contexte, le GHG Protocol s’est imposé comme le référentiel international pour la comptabilisation et le pilotage des émissions carbone (GES). Il fournit un cadre méthodologique commun, reconnu à l’échelle mondiale, permettant aux entreprises de mesurer et structurer leurs émissions de GES pour assurer la transparence des effets de leurs activités. 

Comment mesurer et piloter les émissions de GES ou émissions GHG de manière fiable et concrète ? Le protocole GHG est un outil clé : définition, scope, méthodologie et avantages, ETERNITY Systems vous explique tout pour utiliser efficacement ce référentiel. 

Le GHG Protocol en résumé 

  • Le GHG Protocol est le cadre méthodologique internationalement reconnu pour mesurer, comptabiliser et piloter les émissions de gaz à effet de serre des organisations publiques et privées. 
  • Il structure les émissions en trois périmètres, appelés Scopes 1, 2 et 3, afin de distinguer les émissions directes et indirectes et de mieux comprendre l’origine des émissions.
  • La mesure de ces émissions est devenue un enjeu réglementaire, financier et stratégique, et constitue également un pilier central des stratégies RSE, en fournissant des indicateurs mesurables et comparables pour piloter la performance environnementale.
  • Il fournit une méthodologie commune pour mesurer, comparer et suivre les émissions dans le temps.

Qu’est-ce-que le GHG Protocol ? 

Le Greenhouse Gas Protocol, aussi appelé Protocole sur les Gaz à Effet de Serre, permet aux entreprises de produire des informations fiables pour construire une stratégie efficace pour gérer et réduire les émissions de GES. C’est un ensemble de standards, de guides méthodologiques, d’outils et de formations développés pour fournir un cadre normalisé à l’échelle mondiale pour mesurer, comptabiliser et gérer les émissions de gaz à effet de serre des organisations du secteur public et privé. 

Ce cadre couvre l’ensemble des activités de l’entreprise qui génère des émissions, incluant : 

  • Les opérations directes, c’est-à-dire l’ensemble des activités, installations et équipements pour lesquels l’entreprise exerce un contrôle opérationnel ou financier. 
  • Les consommations énergétiques pour assurer le fonctionnement des activités de l’entreprise. 
  • La chaîne de valeur, c’est-à-dire l’ensemble des activités, flux et acteurs situés en dehors du contrôle direct de l’entreprise mais liés à ses activités économiques. 
  • Les actions de réduction des émissions mises en œuvre et dont l’impact environnemental peut être suivi dans le temps.

Le GHG Protocol a été élaboré par le World Business Council for Sustainable Development WBCSD et le World Resources Institute WRI pour standardiser la comptabilisation des émissions de GES. Pour les entreprises, le document de référence est le GHG Protocol Corporate Accounting and Reporting Standard, qui définit les règles applicables.

Le GHG Protocol permet aux entreprises d’avoir une stratégie pour gérer les émissions de GES.

Quelle est la différence entre le GHG Protocol et le Bilan Carbone ? 

Le GHG Protocol (Greenhouse Gas Protocol) et le Bilan Carbone sont deux cadres de référence pour la comptabilité carbone, mais ils n’ont pas la même finalité : 

  • Le GHG Protocol est un standard international de comptabilité et de reporting des émissions, développé à la fin des années 1990. . Il s’est progressivement imposé comme le standard international le plus utilisé pour la comptabilité carbone. Il constitue aujourd’hui la base méthodologique de nombreux cadres de reporting internationaux, tels que le CDP ou la CSRD en Europe.
  • Le Bilan Carbone est une méthode de diagnostic et d’aide à l’action, développée en 2004 par l’ADEME, historiquement conçue pour engager les organisations dans une trajectoire de réduction des émissions. Il constitue la méthode de référence en France, particulièrement adaptée au contexte réglementaire national notamment les obligations de Bilan d’Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) prévues par le Code de l’environnement.

Quels sont les objectifs du GHG Protocol ? 

Le protocole des GES a été conçu autour de cinq objectifs fondamentaux, dont la finalité est d’harmoniser la comptabilité carbone à l’échelle mondiale en : 

  • Établissant un inventaire fidèle et représentatif des émissions : le premier objectif du GHG Protocol est d’aider les entreprises à produire un inventaire de GES qui reflète de manière juste et fidèle la réalité de leurs émissions.
  • Simplifiant la comptabilité carbone en réduisant les coûts : en harmonisant les pratiques, il permet de réduire les coûts et la complexité liés à la collecte des données, au calcul des émissions et à la consolidation des résultats, en particulier pour les organisations opérant dans plusieurs pays.
  • Fournissant une base d’informations pour la stratégie climatique : l’inventaire GHG fournit aux entreprises des données exploitables qui permettent d’identifier les principales sources d’émissions et les leviers d’action prioritaires.
  • Facilitant la participation aux programmes GES volontaires et réglementaires : en s’appuyant sur un cadre reconnu internationalement, les organisations peuvent répondre plus facilement aux exigences des programmes de reporting, sans devoir recalculer leurs émissions selon des méthodologies multiples.
  • Augmentant la cohérence et la transparence du reporting carbone : en imposant des règles communes de périmètre, de classification et de documentation, il permet aux parties prenantes comme les investisseurs ou les clients, de comparer les performances climatiques sur des bases homogènes

Sur quels principes repose le Greenhouse Gas Protocol ? 

Pour garantir la crédibilité et la robustesse d’un inventaire GHG, le protocole repose sur cinq principes fondamentaux : 

  • La pertinence
  • La complétude 
  • La cohérence
  • La transparence 
  • La précision 

Pertinence (Relevance) : l’inventaire doit refléter fidèlement les émissions de l’entreprise. L’objectif est de concentrer l’analyse sur les sources d’émissions qui ont un impact réel.

Complétude (Completeness) : toutes les sources d’émissions incluses dans le périmètre défini doivent être prises en compte, qu’elles soient directes ou indirectes. Les omissions ne sont possibles que si elles sont clairement justifiées. Ce principe garantit que l’inventaire ne présente pas une vision partielle ou biaisée des émissions.

Cohérence (Consistency) : les méthodologies de calcul et les périmètres doivent être appliqués de manière cohérente dans le temps pour permettre des comparaisons significatives d’une année sur l’autre et évaluer les progrès.

Transparence (Transparency) : l’information doit être présentée de manière factuelle, cohérente et compréhensible. Toutes les hypothèses, exclusions et méthodologies doivent être documentées et accessibles. 

Précision (Accuracy) : les émissions doivent être quantifiées avec le meilleur niveau de précision raisonnablement atteignable. L’objectif est d’éviter les surestimations ou sous-estimations et de réduire les incertitudes. La précision conditionne la crédibilité de l’inventaire et la qualité des décisions qui en découlent.

L’inventaire GHG repose sur cinq principes fondamentaux qui assurent sa crédibilité

Quels sont les 3 scopes définis par le GHG ? 

Le GHG Protocol structure les émissions en trois périmètres, appelés scopes, afin de distinguer les émissions directes et indirectes et d’éviter les doubles comptabilisations. Les scopes ne hiérarchisent pas les émissions en termes d’importance, mais organisent leur origine : 

  • Ce que l’entreprise émet directement (Scope 1)
  • Ce que l’entreprise génère par sa consommation d’énergie (Scope 2)
  • Ce que l’entreprise induit indirectement par sa chaîne de valeur (Scope 3) 

Scope 1 : les émissions directes 

Le Scope 1 regroupe toutes les émissions directes générées par les activités de l’organisation, c’est-à-dire celles qui proviennent de sources détenues ou contrôlées par l’entreprise. Il s’agit des émissions physiquement émises sur les sites ou par les équipements exploités par l’organisation, sur lesquels elle peut agir directement.

Ces émissions directes incluent notamment : 

  • La combustion stationnaire : il s’agit des émissions provenant de la combustion de carburants dans des équipements fixes comme les chaudières, les fours ou les turbines.
  • La combustion mobile : il s’agit des émissions issues des véhicules de la flotte appartenant à l’entreprise ou contrôlés par elle (voitures, camions, etc.).
  • Les émissions de procédés : il s’agit des rejets directs issus de processus industriels ou de réactions chimiques spécifiques (par exemple, la fabrication de ciment ou la production d’aluminium).
  • Les émissions fugitives : il s’agit des fuites non intentionnelles de gaz à effet de serre (par exemple, fuites de joints sur des équipements, recharges de systèmes de climatisation).

Scope 2 : les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie 

Le Scope 2 correspond aux émissions indirectes issues de la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur achetée par l’entreprise. Bien que ces émissions ne soient pas générées physiquement sur les sites de l’organisation, elles résultent directement de ses besoins énergétiques.

Cela concerne principalement : 

  • L’électricité achetée
  • La chaleur ou la vapeur fournies par des réseaux
  • Le froid acheté auprès de tiers.

Le GHG Protocol impose une double approche de reporting pour le Scope 2, afin de refléter à la fois la réalité du système énergétique et les choix d’approvisionnement de l’entreprise :

  • L’approche location-based : elle mesure l’impact de la consommation d’électricité sur le réseau électrique auquel l’entreprise est connectée. Elle utilise pour cela l’intensité carbone moyenne de ce réseau, indépendamment des choix d’approvisionnement spécifiques.
  • L’approche market-based : elle mesure l’impact des choix d’achat d’énergie. C’est-à-dire qu’elle reflète les émissions de l’électricité que l’entreprise choisit d’acheter via des instruments contractuels, comme des certificats d’attributs énergétiques (Garanties d’Origine), des contrats d’achat directs (PPA) ou des tarifs “verts”. Cette méthode permet de valoriser les efforts d’approvisionnement en énergies renouvelables.

Scope 3 : les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur 

Le scope 3 englobe toutes les autres émissions indirectes qui se produisent dans la chaîne de valeur de l’entreprise, tant en amont (fournisseurs) qu’en aval (clients), et qui ne sont pas incluses dans le Scope 1 et 2. Le Scope 3 représente souvent entre 70% et 80% des émissions d’une entreprise.

La comptabilisation des émissions de Scope 3 est fortement encouragée mais pas obligatoire dans le dans le Corporate Standard, mais il est de plus en plus requis par les réglementations (comme la CSRD en Europe) et les parties prenantes. Les principales catégories d’émissions du scope 3 incluent :

  • Les achats de biens et de services. 
  • Le transport et la distribution sont réalisés par des prestataires externes.
  • Les déplacements professionnels
  • Lutilisation des produits vendus par les clients,
  • La fin de vie des produits et le traitement des déchets.

Ce périmètre représente souvent la part la plus importante de l’empreinte carbone d’une entreprise, mais il est aussi le plus complexe à mesurer. C’est là que se nichent les principaux risques climatiques de la chaîne de valeur tels que la dépendance à des fournisseurs énergivores ou les risques réglementaires sur l’usage des produits, mais aussi les plus grands leviers d’innovation et de différenciation concurrentielle, tels que l’écoconception par exemple. 

Ce périmètre est de plus en plus scruté dans le cadre des réglementations environnementales, notamment en France avec la Loi AGEC, qui renforce les exigences de transparence sur l’impact environnemental des produits, leur fin de vie et les modèles de consommation.

Le GHG Protocol structure les émissions en trois périmètres, appelés scopes.

Quels sont les avantages du Greenhouse Gas protocol pour les entreprises ? 

Pour entreprise, adopter le protocole GHG permet de répondre à plusieurs avantages stratégiques : 

  • Renforcer la confiance et la crédibilité auprès des parties prenantes : l’utilisation d’un standard mondialement reconnu renforce la confiance des parties prenantes (investisseurs, clients, régulateurs) dans la démarche de reporting de l’entreprise. Cela permet aux entreprises d’améliorer leur image de marque et leur marque employeur.
  • Détecter les opportunités de réduction des émissions : adopter le protocole des gaz à effet de serre permet d’identifier les risques, de stimuler l’innovation pour développer des produits et services bas-carbone et de détecter des possibles d’économies d’énergie. 
  • Avoir un avantage concurrentiel : une entreprise qui maîtrise son empreinte carbone se positionne comme un leader en matière de développement durable, ce qui peut faire la différence sur des marchés de plus en plus exigeants sur les critères environnementaux. Autrement dit, il permet aux entreprises de mieux comprendre leur situation face aux programmes réglementaires en matière d’émissions de gaz à effet de serre.
  • S’aligner sur les autres standards de reporting extra financier : mettre en place un reporting conforme au GHG Protocol prépare l’entreprise aux futures réglementations sur le climat et le reporting extra-financier, comme la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). Dans un contexte réglementaire européen en évolution, notamment avec le PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), disposer d’un inventaire GHG structuré devient un prérequis pour anticiper les exigences liées à l’empreinte carbone des emballages et à la réduction des déchets.

En quoi consiste la méthodologie du GHG Protocol ? 

La méthodologie du GHG Protocol repose sur trois étapes structurantes : 

  • Définir les périmètres de reporting
  • Calculer les émissions de gaz à effet de serre
  • Assurer leur suivi dans le temps.

Étape 1 : Définir les périmètres de reporting

La première étape consiste à déterminer ce qui doit être inclus dans l’inventaire GHG selon deux niveaux de périmètre : 

  • Le périmètre organisationnel : Il s’agit de définir quelles entités (filiales, coentreprises, etc.) sont incluses dans l’inventaire. Cela se fait par deux approches : l’une par participation au capital qui consiste à comptabiliser les émissions au prorata de la part détenue dans chaque entité. L’autre par contrôle, qui consiste à comptabiliser 100 % des émissions des entités sur lesquelles l’entreprise exerce un contrôle financier ou opérationnel. 
  • Le périmètre opérationnel : une fois le périmètre organisationnel défini, l’entreprise doit identifier l’ensemble de ses émissions et les catégoriser en Scope 1, 2 et 3.

Étape 2 : calculer les émissions de gaz à effet de serre

Il s’agit de quantifier les émissions associées aux activités incluses dans les périmètres de manière logique :

  1. Identifier les sources d’émissions au sein des périmètres définis (par exemple chaudière à gaz, consommation d’électricité, déplacements en avion).
  2. Collecter les données d’activité pour chaque source (par exemple m³ de gaz naturel, kWh d’électricité, km parcourus).
  3. Choisir les facteurs d’émission pertinents. Un facteur d’émission convertit une donnée d’activité en émissions de GES (ex: kg CO2e / kWh).
  4. Appliquer la formule de calcul : Données d’activité × Facteur d’émission = Émissions de GES.

Étape 3 : suivre les émissions dans le temps

La troisième étape vise à transformer l’inventaire GHG en outil de pilotage dans la durée. Pour faire cela, il faut dans un premier temps définir une année de référence, qui sert de point de comparaison pour mesurer l’évolution des émissions et évaluer les progrès réalisés.

Il est aussi obligatoire de mettre en place une politique de recalcul de cette année de référence en cas de changements structurels significatifs (fusions, acquisitions, cessions majeures) afin de garantir que les comparaisons temporelles restent cohérentes et pertinentes.

 

Quelle méthode de comptabilité carbone choisir pour mesurer ses émissions de GES ? 

Il existe plusieurs méthodes de comptabilité carbone selon les objectifs, le périmètre géographique et les exigences réglementaires auxquelles est soumise l’entreprise : 

  • Le GHG protocol : il constitue le standard de référence à l’échelle internationale. Il est particulièrement adapté aux entreprises opérant sur plusieurs pays, disposant de filiales étrangères ou devant répondre à des exigences de reporting global, notamment auprès des investisseurs. Sa structure en scopes permet une lecture homogène des émissions et une comparabilité internationale.
  • Le Bilan Carbone : il est davantage orienté vers un diagnostic opérationnel approfondi, notamment dans le contexte français. Il permet d’analyser finement les dépendances aux énergies fossiles et de structurer une démarche de réduction des émissions, en intégrant systématiquement l’ensemble des émissions indirectes significatives. Il est souvent utilisé comme outil interne de pilotage et de mise en action.
  • La norme ISO 14064-1 : elle répond à des besoins de formalisation et de vérification par un tiers. Elle est privilégiée lorsque l’entreprise doit démontrer la conformité de son inventaire carbone dans un cadre contractuel, réglementaire ou d’audit, par exemple dans le cadre d’appels d’offres ou d’exigences spécifiques de clients.
  • Le Bilan d’Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) : il s’agit cadre réglementaire obligatoire en France pour certaines entreprises et entités publiques. Il vise avant tout la conformité légale et se concentre historiquement sur les Scopes 1 et 2, avec une intégration progressive du Scope 3. 
  • Pour les PME et ETI, le GHG Protocol peut être articulé avec des cadres de reporting simplifiés, tels que la norme VSME, afin de structurer les indicateurs climatiques de manière proportionnée, tout en conservant une méthodologie reconnue.

De nombreuses organisations combinent un outil de diagnostic opérationnel, comme le Bilan Carbone, avec un cadre de reporting reconnu, tel que le GHG Protocol, afin de concilier : 

  • Pilotage interne
  • Conformité réglementaire 
  • Comparabilité internationale des données.

Il existe plusieurs méthodes de comptabilité carbone dont le GHG protocol

 

La maîtrise des émissions de gaz à effet de serre conduit les entreprises à repenser en profondeur leurs modes de production, leurs chaînes d’approvisionnement et leurs modèles opérationnels. Le GHG Protocol fournit le cadre méthodologique pour mesurer ces émissions de manière fiable, structurer le reporting climatique et piloter une trajectoire de réduction cohérente avec les exigences réglementaires et les engagements RSE.

ETERNITY Systems accompagne les entreprises dans cette démarche en apportant une expertise opérationnelle sur les enjeux environnementaux, réglementaires et industriels. 

 

Questions fréquentes

Quand a été créer le GHG protocol ? 

Le GHG Protocol a été fondé en 1998, à l’initiative du World Resources Institute (WRI) et du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD). Il a été conçu pour répondre au besoin croissant d’un cadre commun et standardisé de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale.

Le GHG Protocol est-il obligatoire pour les entreprises ?

Le GHG Protocol n’est pas obligatoire. En revanche, il constitue la référence méthodologique utilisée par de nombreuses réglementations et cadres de reporting, comme la CSRD, le CDP ou les standards internationaux de durabilité. Dans les faits, il est devenu incontournable pour les entreprises soumises à des obligations de reporting climatique.

Quels sont les 7 gaz inclus dans le protocole GES ? 

Le GHG Protocol couvre  sept gaz à effet de serre reconnus par les accords internationaux :

  • Le dioxyde de carbone (CO₂),
  • Le méthane (CH₄),
  • Le protoxyde d’azote (N₂O),
  • Les hydrofluorocarbures (HFC),
  • Les perfluorocarbures (PFC),
  • L’hexafluorure de soufre (SF₆),
  • Le trifluorure d’azote (NF₃).

Leurs émissions sont exprimées en équivalent CO₂ (CO₂e)

Quels sont les 3 types d’émission de gaz à effet de serre ? 

Le GHG Protocol distingue trois types d’émissions selon leur origine :

  • Les émissions directes (Scope 1), générées par les activités contrôlées par l’entreprise,
  • Les émissions indirectes liées à l’énergie (Scope 2), associées à la production de l’électricité, de la chaleur ou du froid achetés,
  • Les autres émissions indirectes (Scope 3), issues de la chaîne de valeur amont et aval.

Comment réaliser un inventaire de gaz à effet de serre ? 

La réalisation d’un inventaire GES repose sur une démarche structurée en plusieurs étapes :

  • Définir les périmètres organisationnels et opérationnels, 
  • Identifier et collecter les données d’activité, 
  • Appliquer des facteurs d’émission pour calculer les émissions en CO₂e, 
  • Assurer le suivi et la transparence des résultats dans le temps. 

Le GHG Protocol fournit le cadre méthodologique de référence pour structurer cette démarche de manière fiable et comparable.

Tri des bouteilles : ETERNITY Systems renforce son leadership avec l’acquisition de CLS

Perpignan / Hambourg, janvier 2026ETERNITY Systems, leader mondial du lavage industriel d’emballages réemployables, annonce l’acquisition de CLS – Cleanway Logistics Solutions GmbH, spécialiste allemand du tri automatisé de bouteilles et de caisses et de la logistique circulaire pour l’industrie des boissons.

Le tri des bouteilles : Une étape clé pour l’économie circulaire

Chez ETERNITY Systems, nous avons un objectif : industrialiser le réemploi des emballages pour accélérer la transition vers une économie circulaire. En janvier 2026, nous franchissons une étape majeure avec l’acquisition de CLS – Cleanway Logistics Solutions GmbH, acteur allemand reconnu pour ses solutions innovantes de tri automatisé des emballages et de logistique circulaire. Cette acquisition s’accompagne d’un changement d’acronyme et d’une nouvelle identité visuelle pour CLS devenant désormais “Circular Logistics Solutions

Cette opération stratégique marque notre volonté de renforcer notre présence en Europe et d’apporter des solutions toujours plus performantes aux acteurs du réemploi.


Pourquoi cette acquisition est stratégique ?

1. Accès à un marché clé : l’Allemagne

L’Allemagne est l’un des pays les plus avancés en matière de réemploi des emballages (plus particulièrement de bouteilles) et d’économie circulaire. Grâce à CLS, nous consolidons notre position sur ce marché stratégique et ouvrons la voie à de nouvelles opportunités en Europe.

2. Expertise technologique complémentaire

CLS apporte des solutions de tri automatisé et de pilotage intelligent des bouteilles et caisses vides, qui viennent enrichir notre savoir-faire en lavage industriel et en logistique circulaire.

3. Synergies industrielles et commerciales

En unissant nos forces, nous mutualisons nos compétences en automatisation, performance industrielle et innovation durable, pour offrir à nos clients des solutions complètes et à forte valeur ajoutée.


Une vision commune pour l’avenir à travers le tri des bouteilles

Comme l’a déclaré Gildas Bouilly, Président-Directeur général d’ETERNITY Systems :
« L’intégration de CLS s’inscrit pleinement dans notre stratégie de croissance et d’innovation au service de l’économie circulaire. Ensemble, nous allons renforcer notre capacité à proposer des solutions industrielles performantes et ouvrir de nouvelles perspectives sur les marchés européens et internationaux. »

De son côté, Henning Hilmer, PDG de CLS, partage notre ambition :
« Rejoindre ETERNITY Systems est une opportunité majeure pour CLS. Nous allons accélérer notre développement, élargir notre offre et adresser de nouveaux marchés, tout en conservant notre ADN entrepreneurial. »


Une expertise dans le réemploi accrue par le tri des bouteilles

Depuis près de trois décennies, nous accompagnons les entreprises dans la réduction de leur empreinte environnementale grâce au réemploi des emballages. Notre offre couvre la collecte, le transport, la réparation, le lavage et le stockage des contenants réutilisables (plastique, verre, inox), avec des solutions industrielles garantissant productivité, qualité, traçabilité et sécurité.

Avec CLS, nous franchissons une nouvelle étape pour industrialiser le réemploi à grande échelle, sur le territoire allemand. Pour en savoir plus sur CLS, rendez-vous sur le lien ci-dessous : https://www.cls-cleanaway.com/

Ils évoquent l’acquisition de CLS :

 – L’Usine Nouvelle : https://www.usinenouvelle.com/emballage/eternity-systems-rachete-un-prestataire-du-tri-demballages-pour-boissons-en-allemagne.RE6GUWGJIBDUJBDVJWDQSNTLBI.html

La LettreM.fr : https://www.lalettrem.fr/actualites/eternity-systems-acquiert-lallemand-cleanway-logistics-solutions
L’Usine Nouvelle.fr : https://www.usinenouvelle.com/emballage/eternity-systems-rachete-un-prestataire-du-tri-demballages-pour-boissons-en-allemagne.RE6GUWGJIBDUJBDVJWDQSNTLBI.html
Emballage Digest.fr : https://www.emballagedigest.fr/eternity-systems-fait-lacquisition-de-lallemand-cls/

Le Journal des Entreprises.fr : https://www.lejournaldesentreprises.com/breve/le-laveur-industriel-eternity-systems-acquiert-la-societe-allemande-cls-2134337?utm_source=rss-all

 

Label B Corp : Définition, nouveautés et processus d’obtention ?

Le label B Corp (abréviation de “B Corporation” ou “Benefit Corporation certification”) est une certification privée internationale, délivrée B Lab pour les entreprises à but lucratif (les ONG et associations ne sont pas éligibles) qui souhaitent démontrer qu’elles répondent à des normes élevées de performance sociale et environnementale, de responsabilité et de transparence. 

Contrairement aux labels centrés sur un produit précis, la certification B Corp analyse l’entreprise dans son intégralité. Vous cherchez à valoriser votre engagement, structurer votre démarche RSE ou renforcer la crédibilité de vos actions auprès de vos parties prenantes ? ETERNITY Systems vous explique ce qu’est la certification B Corp, ses bénéfices et les étapes pour engager votre entreprise dans ce processus.

Le Label B Corp en résumé 

  • Le Label B Corp certifie que les entreprises agissent de manière responsable en ayant des impacts positifs mesurables sur la société, l’environnement et la gouvernance interne. 
  • A l’heure actuelle, la certification repose sur l’évaluation B Impact Assessment, qui analyse la gouvernance, les pratiques sociales, l’impact environnemental, la clientèle et la chaîne de valeur. 
  • Pour être certifiée, une entreprise doit atteindre un score vérifié d’au moins 80 points sur 200 et modifier ses statuts pour intégrer les intérêts de toutes les parties prenantes.
  • À partir de 2026, les critères de certification évoluent vers un modèle plus strict supprimant le score global et intégrant sept thématiques obligatoires pour renforcer l’exigence et la crédibilité du label. 
  • La certification B Corp est un processus exigeant qui demande des preuves concrètes, un audit complet et une recertification tous les trois ans. 

Qu’est-ce que la certification B Corp ? 

La certification B Corp reconnaît les entreprises qui intègrent des standards élevés de performance sociale, environnementale, de responsabilité et de transparence dans l’ensemble de leurs activités. B Lab, l’organisation indépendante à but non lucratif qui délivre ce label, évalue chaque entreprise selon un référentiel international rigoureux appelé B Impact Assessment qui analyse : 

  • La gouvernance
  • Les pratiques sociales
  • L’impact environnemental
  • La relation avec les clients
  • La chaîne de valeur.

Pour obtenir ce label, une entreprise est évaluée dans sa globalité et doit remplir 3 conditions indissociables : 

    • L’entreprise doit atteindre un score vérifié d’au moins 80 points sur 200 au B Impact Assessment (BIA)
    • L’entreprise certifiée doit modifier ses statuts juridiques pour s’obliger à prendre en compte les intérêts de toutes les parties prenantes (employés, communautés, environnement) et non plus seulement ceux des actionnaires financiers. 
  • Publier publiquement une partie de ses résultats et engagements. 

Le Label B Corp repose sur une idée principale exprimée dans son slogan : « Using business as a force for good », Qui peut être traduit en français par : « Ne pas chercher à être la meilleure entreprise du monde, mais la meilleure pour le monde. »

La certification B Corp reconnaît les entreprises vertueuses de manière globale

Quelles entreprises peuvent être certifiées par le Label B Corp ? 

Pour obtenir la certification B Corp, une entreprise doit répondre à des critères liés à : 

  • Sa nature juridique : le label B Corp est réservé aux entreprises commerciales, c’est-à-dire qui ont un but lucratif et qui génèrent du profit tout en cherchant à avoir un impact positif. Les associations, ONG, organismes publics ou structures subventionnées ne peuvent pas prétendre à cette certification. 
  • Son ancienneté : Pour être certifiée B Corp, une entreprise doit justifier d’au moins 12 mois d’activités, car cela permet de fournir des données réelles sur une année fiscale complète lors de l’évaluation. Il existe une spécificité pour les start-up de moins d’un an qui peuvent accéder au statut temporaire de Pending B Corp avant la certification complète. 
  • Sa structure : le label est ouvert à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur organisation. Ce sont les TPE et PME qui représentent la majorité des entreprises certifiées B Corp, notamment en France. Concernant les grandes entreprises et les multinationales, elles restent éligibles, mais doivent suivre un parcours de certification plus complexe avec le programme B Movement Builders. 
  • Son secteur d’activité : la certification couvre plus de 160 secteurs, allant de l’alimentaire à la finance, en passant par le textile, la tech ou le conseil. Mais certains secteurs comme l’armement, le tabac ou les jeux de hasard sont exclus. 

Exemples d’entreprises certifiées B Corp 

Pour mieux comprendre ce que représente la certification B Corp dans la pratique, il est utile d’observer les entreprises qui : 

  • Obtiennent les meilleurs scores
  • Celles qui progressent rapidement
  • Celles qui rencontrent des difficultés à maintenir leur certification.

Les entreprises françaises les mieux notées

Certaines entreprises françaises se démarquent par des scores très élevés, largement au-dessus du minimum requis de 80 points : 

  • D’après la liste des entreprises françaises certifiées B Corp, Ma Bonne Étoile détient l’un des meilleurs scores du pays, avec 147,6 points, ce qui illustre un niveau d’exigence particulièrement élevé sur l’ensemble des critères B Corp.
  • Les Prés Rient Bio, filiale de Danone (Les 2 Vaches, Faire Bien), affiche un parcours remarquable avec 82,9 points en 2017, 126,8 en 2020, puis 125,2 points lors du renouvellement 2024. Cette progression la place parmi les meilleures B Corp mondiales du secteur alimentaire.
  • 900.care, spécialiste des produits d’hygiène rechargeables, confirme la dynamique du mouvement en France avec 117,5 points en 2025. L’entreprise a gagné près de 18 points en deux ans, notamment grâce à une forte amélioration de son impact environnemental.

Un label qui progresse dans l’alimentaire et la distribution

Le secteur de l’alimentation compte plusieurs B Corp emblématiques : 

  • Danone marque un tournant historique en obtenant, en 2025, une certification mondiale couvrant plus de 200 entités dans 60 pays. Certaines divisions, comme Danone Égypte, affichent des scores élevés (109,4 points).
  • Rutabago, entreprise de l’ESS qui propose des box repas bio, obtient sa certification en 2022 avec 106,4 points et illustre une démarche cohérente entre modèle économique et impact social.
  • Nespresso, certifiée en 2022 avec 84,3 points, incarne un cas plus controversé car malgré sa certification, plusieurs B Corp ont contesté l’impact environnemental et social de la marque, notamment autour de la question des capsules.
  • Naturalia rejoint le mouvement avec 80,1 points, juste au-dessus du seuil minimal, montrant que certaines entreprises entament leur démarche progressivement.

Un exemple d’entreprise en difficulté

BrewDog, marque de bière artisanale devenue internationale, a perdu sa certification en 2022 après des accusations internes concernant sa culture managériale. Ce retrait montre que la certification B Corp n’est pas figée et peut être retirée si les pratiques réelles ne correspondent plus aux engagements affichés.

En France en 2024 on compte plus de 400 entreprises certifiées B Corp

 

Quels sont les 5 piliers des critères actuels de certification B Corp ? 

Le système d’évaluation du label B Corp repose sur le B Impact Assessment (BIA), un référentiel international qui mesure la performance globale d’une entreprise à travers cinq domaines d’impact : 

  • La gouvernance 
  • Les collaborateurs
  • La collectivité
  • L’environnement 
  • Les clients 

La gouvernance 

Ce pilier examine comment l’entreprise inscrit réellement sa mission sociale et environnementale dans son organisation, dans ses décisions, ses objectifs, sa manière de travailler au quotidien et la façon dont elle rend des comptes.

Ce qui est analysé :

  • L’intégration de la mission dans les statuts juridiques et la gouvernance.
  • La structure décisionnelle et les mécanismes de vérification interne.
  • Le niveau d’éthique, de transparence et de communication envers les parties prenantes.
  • L’existence d’indicateurs ou de rapports d’impact publiés régulièrement.

Par exemple, une entreprise qui publie un rapport d’impact annuel et implique son comité de direction dans le suivi de ses engagements peut obtenir un score autour de 18 à 20 points. 

Les collaborateurs 

Le pilier “Workers” mesure la manière dont l’entreprise contribue au bien-être économique, social et professionnel de ses équipes.

Ce qui est analysé :

  • Les politiques salariales, les avantages sociaux et l’équité interne.
  • La santé et la sécurité sur le lieu de travail.
  • Les parcours de formation, les opportunités d’évolution et le développement des compétences.
  • La satisfaction, l’engagement et les dispositifs de feedback internes.

Ce pilier valorise les entreprises qui investissent dans leurs employés et garantissent de bonnes conditions de travail. Par exemple, une entreprise qui va proposer un salaire minimum interne supérieur au marché, qui offre une mutuelle complète, ou encore qui forme régulièrement ses équipes, peut obtenir un score élevé, autour de 25 à 30 points.

La collectivité 

Le pilier “Community” analyse la manière dont l’entreprise agit sur son territoire et avec ses partenaires. C’est-à-dire qu’il évalue comment elle crée un impact positif au sein de sa chaîne d’approvisionnement et contribue à un modèle économique plus inclusif, responsable et bénéfique pour la société.

Ce qui est analysé :

  • La diversité, l’équité et l’inclusion au sein de l’entreprise.
  • L’impact économique local : création d’emplois, partenariats avec des PME locales.
  • L’engagement civique : mécénat, dons, volontariat, programmes sociaux.
  • La responsabilité sociale de la chaîne d’approvisionnement (droits humains, traçabilité, audit fournisseurs).

Par exemple, une entreprise qui collabore majoritairement avec des fournisseurs locaux, qui réalise des audits sociaux réguliers, ou qui applique une politique d’inclusion avancée, peut obtenir un score élevé, autour de 20 à 25 points sur ce pilier.

L’environnement 

Ce pilier mesure l’impact environnemental réel de l’entreprise, à la fois dans son fonctionnement interne et dans la manière dont ses produits ou services sont conçus, utilisés et traités en fin de vie. Il analyse aussi bien ce qui se passe dans les bureaux, les usines ou les entrepôts que l’empreinte laissée par les matériaux, la fabrication, la distribution et le recyclage.

Ce qui est analysé :

  • Les émissions de gaz à effet de serre et la stratégie climat.
  • La consommation d’énergie, d’eau et de ressources naturelles.
  • La gestion des déchets, le recyclage, l’éco-conception.
  • L’impact sur la biodiversité et les écosystèmes.
  • La capacité à mesurer et réduire l’empreinte environnementale sur toute la chaîne de valeur.

Par exemple, une entreprise qui réalise un bilan carbone annuel, qui réduit ses emballages à usage unique de 40 %, ou qui met en place le réemploi peut obtenir un score autour de 25 à 30 points sur ce pilier. C’est typiquement ce type d’approche qu’ETERNITY Systems pousse en aidant les entreprises à repenser leurs emballages, à diminuer les déchets générés et à prolonger la durée de vie des produits grâce à des solutions d’emballages réemployables et lavables. C’est précisément ce genre d’action et de solution qu’une entreprise peut mettre en avant lors de l’évaluation B Corp. 

Les clients 

Le pilier “Customers” mesure la valeur réelle que l’entreprise apporte à ses clients en termes de qualité, de sécurité et d’utilité. C’est-à-dire qu’il cherche à comprendre si les produits ou les services apportent un bénéfice réel et durable aux clients. Il examine aussi si ce que l’entreprise vend améliore véritablement la vie de ses clients, tout en garantissant une utilisation sûre, transparente et responsable. 

Ce qui est analysé :

  • La qualité, la sécurité et la responsabilité des produits ou services.
  • La gestion éthique du marketing et des communications.
  • La protection et la confidentialité des données clients.
  • La gestion des réclamations et des retours.
  • La contribution du produit ou service à un enjeu social ou environnemental.

Par exemple, une entreprise qui conçoit des produits et qui publie des informations transparentes, qui protège les données de ses clients  via le RGPD et qui met en place un service client réactif peut obtenir un score élevé autour de 10 à 15 points.

La certification B Corp repose sur 5 piliers qui mesurent la performance globale d’une entreprise

 

Quelles sont les nouveautés du Label B Corp en 2026 ? 

En 2026, le système actuel du label B Corp basé sur un score minimum de 80 points au B Impact Assessment, sera remplacé par un modèle plus exigeant, fondé sur des critères obligatoires avec 7 thématiques d’impact.

Ces nouveaux standards visent à renforcer la crédibilité du label et harmoniser les pratiques à l’échelle internationale. 

La fin du score de 80 points au BIA 

En 2026 le seuil de 80 points n’existera plus et il ne sera plus possible de compenser un pilier faible par des bonnes pratiques sur un pilier fort, comme c’était le cas jusqu’à maintenant, car des exigences obligatoires et non négociables devront être respectées dans toutes les thématiques. 

Une nouvelle structure en 7 thématiques d’impact 

Les 5 piliers historiques d’impact du Label B Corp : gouvernance, collaborateurs, collectivité, environnement, clients, seront remplacés par 7 thématiques assorties de critères spécifiques et obligatoires : 

    1. Mission et gouvernance des parties prenantes : ce pilier vise à garantir que l’entreprise inscrit sa mission d’impact dans sa stratégie et implique ses parties prenantes dans ses décisions.
    2. Travail équitable : l’objectif est d’assurer des conditions de travail justes, des salaires décents et une gestion responsable des employés.
    3. Action climatique : ce pilier impose la mesure des émissions carbone et la mise en œuvre d’un plan de réduction aligné sur l’objectif 1,5°C.
  • Justice, équité, diversité et inclusion (JEDI)
  1. Droits humains : requiert une démarche de diligence raisonnable pour prévenir les impacts négatifs sur les personnes tout au long de la chaîne de valeur.
  2. Gestion environnementale et circularité : évalue la gestion des ressources, la réduction des déchets et l’intégration de principes d’économie circulaire.
  3. Affaires publiques et action collective : vérifie la transparence des prises de position publiques et l’engagement de l’entreprise dans des initiatives collectives de transformation.

Les 5 piliers d’impact du Label B Corp seront remplacés par 7 thématiques obligatoires

Quelles sont les étapes du processus de labellisation B Corp ? 

Il existe 5 étapes principales au processus de labellisation B Corp qui prend généralement 6 à 12 mois en commençant par : 

  • Une auto-évaluation 
  • Un engagement juridique 
  • Un audit complet 
  • La certification officielle 
  • L’amélioration continue 

L’auto-évaluation : remplir le B Impact Assessment (BIA)

L’entreprise s’auto évalue via le B Impact Assessment (BIA), un questionnaire en ligne gratuit et confidentiel qui mesure son impact global : 

  • Le questionnaire comporte environ 200 questions adaptées au secteur, à la taille et au pays de l’entreprise.
  • L’évaluation couvre les 5 piliers d’impact : Gouvernance, Collaborateurs, Collectivité, Environnement et Clients.
  • L’objectif est d’atteindre au moins 80 points sur 200. Ce seuil est un premier filtre qui garantit que ce ne sont que les entreprises réellement engagées qui poursuivent le processus. 

La soumission du dossier et l’engagement légal

Une fois le seuil des 80 points atteint, l’entreprise peut soumettre son dossier à B Lab pour qu’il soit évalué. Pour cela, elle doit régler des frais de vérifications qui dépendent de son chiffre d’affaires et payables en deux temps (10 % à la soumission, 90 % lors de la vérification). 

Une particularité du label B Corp est la modification des statuts juridiques de l’entreprise car il exige qu’elle inscrive dans ses statuts l’obligation de prendre en compte toutes les parties prenantes : salariés, clients, fournisseurs, territoires, environnement. 

L’audit et la vérification par B Lab

Une fois le dossier soumis, l’organisme de contrôle B Lab vérifie que les réponses données dans le B Impact Assessment (BIA) sont exactes, documentées et appliquées dans la réalité.

L’audit se déroule en deux phases : 

  • La vérification préliminaire : B Lab examine d’abord le profil de l’entreprise, son secteur et son exposition aux risques afin d’identifier les points sensibles (travail, environnement, chaine d’approvisionnement, etc). 
  • La vérification complète : un analyste B Lab recoupe chaque réponse du BIA avec des preuves tangibles telles que des bilans carbones, des factures d’énergie, des rapports d’impact, des contrats de fournisseurs ou encore des chartes éthiques. Lors de cette vérification, il arrive souvent que le score baisse car les entreprises manquent de preuves sur ces indicateurs qui ne sont pas toujours bien suivis ou documentés. 

La certification officielle

Après l’évaluation, lorsque le score final est confirmé au-dessus de 80 points, l’entreprise obtient la certification. La certification est concrétisée par : 

  • La signature de l’Accord B Corp,
    • L’adhésion à la Déclaration d’Interdépendance, qui exprime la vision d’une économie plus inclusive,
  • La publication du score détaillé sur la plateforme mondiale de B Lab,

C’est uniquement à partir de ce moment-là que l’entreprise peut utiliser le logo B Corp™, qui atteste de la rigueur de la démarche.

L’amélioration continue et la recertification tous les 3 ans

La certification B Corp n’est valable que 3 ans. À l’issue de cette période, l’entreprise doit repasser par l’intégralité du processus : auto-évaluation, preuves, audit et vérification si elle veut conserver le label. 

C’est un moyen de garantir la crédibilité du label afin que les entreprises continuent à structurer leurs pratiques, renforcent leurs engagements et développent de nouveaux projets à impact au fil du temps. 

 Il existe 5 étapes principales au processus de labellisation B Corp

 

Quels sont les avantages d’être une entreprise certifiée B Corp ? 

La certification B Corp apporte une valeur qui va au-delà de la communication RSE, car les bénéfices sont mesurables sur : 

  • Leur performance économique
  • Leur organisation interne
  • Leur attractivité
  • Leur capacité à anticiper les évolutions réglementaires. 

Des meilleures performances économiques 

Les entreprises certifiées B Corp affichent une croissance et une résilience supérieures aux standards du marché.

Par exemple, selon le rapport annuel de B lab en 2024, au Royaume-Uni, les petites entreprises B Corp ont enregistré une hausse moyenne de +23,2 % de leurs revenus l’année dernière, surpassant largement la moyenne nationale. Cette performance s’explique par : 

  • Une meilleure gestion des risques
  • Une utilisation optimisée des ressources 
  • Un modèle économique qui favorise la durabilité sur le long terme.

Ce label est aussi un signal de confiance pour les investisseurs qui voient les entreprises certifiées comme des organisations fiables et donc plus attractives. En France c’est plus de 600 entreprises certifiées B Corp en 2025, soit près de 25 % du mouvement européen qui témoigne d’une dynamique croissante de ce modèle. 

Une organisation interne plus structurée

Le processus B Corp oblige l’entreprise à clarifier ses politiques internes, mieux documenter ses pratiques et mettre en place des indicateurs d’impact fiables. Le B Impact Assessment devient un outil stratégique qui permet d’identifier les points de progrès et de suivre l’évolution de l’entreprise dans le temps.

Une attractivité de la marque renforcée 

Les entreprises certifiées attirent davantage de talents avec des profils qualifiés car les jeunes générations sont de plus en plus en quête de sens au travail. Ces mêmes entreprises enregistrent aussi des meilleurs taux de rétention car les collaborateurs partagent les valeurs de l’entreprise. 

Le label renforce l’engagement interne, crée un sentiment d’appartenance et valorise des pratiques RH plus justes, plus transparentes et mieux encadrées.

L’anticipation face aux évolutions réglementaires 

Les standards B Corp préparent déjà les entreprises aux réglementations européennes émergentes, comme la CSRD ou le devoir de vigilance. En collectant des données extra-financières fiables et en adoptant des processus transparents, l’entreprise est mieux armée pour répondre aux nouvelles exigences légales.

Quelles sont les limites du Label B Corp ? 

Il existe certaines limites au Label B Corp notamment concernant : 

  • Son ouverture à de grandes entreprises controversées : L’arrivée de multinationales au sein du label comme Nespresso ou des entreprises liées à Shell a généré des critiques car les certifications ont été jugées incompatibles avec les impacts réels de ces groupes.
  • Son système d’évaluation : la logique compensatoire du système de point qui permet à une entreprise d’obtenir la certification même si elle est faible sur un pilier essentiel, tant qu’elle compense dans un autre domaine a été très critiquée. C’est ce que les nouveaux standards cherchent à corriger en imposant des exigences minimales pour chaque thématique. 
  • Sa lourdeur administrative du processus : de nombreuses entreprises, en particulier les petites structures, jugent la procédure trop bureaucratique avec beaucoup de documents, de preuves multiples à fournir. Cette charge administrative peut décourager certaines organisations pourtant très engagées. 

 le Label B Corp augmente la confiance d’une entreprise mais c’est aussi un processus très lourd

 

L’évolution du label B Corp incite les entreprises à structurer leur démarche RSE, à renforcer la transparence de leurs pratiques et à intégrer l’impact au cœur de leur modèle. Cette transformation exige une organisation rigoureuse des données, une maîtrise des enjeux environnementaux et une capacité à démontrer des progrès mesurables dans le temps.

ETERNITY Systems accompagne les entreprises dans cette transition en leur fournissant des solutions opérationnelles pour piloter et améliorer leurs performances environnementales. Nos outils facilitent la mesure des impacts, l’optimisation des emballages et la mise en place de pratiques conformes aux standards les plus exigeants, dont ceux du référentiel B Corp. 

FAQ 

Combien coûte la certification B Corp ? 

Le coût de la certification B Corp varie entre 2000 et 50000€ par an. Il dépend du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise et se compose de deux types de frais : 

  • Les frais de vérification (audit) : ils sont payés en deux étapes : 10 % au dépôt du dossier, 90 % lors de la vérification.
  • Les frais annuels d’adhésion : une fois certifiée, l’entreprise doit s’acquitter d’une cotisation annuelle pour conserver le label.

L’utilisation du B Impact Assessment (BIA), l’outil d’auto-évaluation, reste gratuite.

Combien de temps faut il pour obtenir la certification B Corp ? 

Le processus complet dure généralement entre 6 et 12 mois. La durée varie selon la taille de l’entreprise, son niveau de préparation et la complexité de ses opérations.

Qui délivre le label B Corp ? 

Le label est délivré par B Lab, une organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif créée en 2006 aux États-Unis. En France, le mouvement est représenté et animé par l’association loi 1901 B Lab France, créée en 2019. 

 

Alternatives aux emballages plastiques : quelles solutions ?

Les alternatives aux emballages plastiques deviennent un enjeu important pour les entreprises, dans un contexte où les réglementations comme la loi AGEC ou le PPWR vont dans le sens d’une réduction progressive, puis d’une disparition des emballages plastiques à usage unique. Afin de répondre à ces enjeux environnementaux, les entreprises doivent transformer leurs modèles d’emballage.

Vous cherchez à réduire l’impact environnemental de vos emballages sans compromettre la conservation, la logistique ou l’expérience client ? ETERNITY Systems vous présente les alternatives aux emballages plastiques, leurs avantages, et comment les mettre en œuvre dans votre entreprise. 

Une alternative aux emballages plastiques doit réduire l’impact environnemental

Les alternatives aux emballages plastiques en résumé

  • Les alternatives aux emballages plastiques visent à réduire le plastique à usage unique dans l’activité d’une entreprise tout en maintenant les fonctions clés de l’emballage : protection, hygiène, transport et conservation des produits.
  • Les alternatives principales sont le verre, l’acier inoxydable, l’aluminium, le carton ou les bioplastiques
  • Ces alternatives doivent être sélectionnées en fonction des contraintes d’usage, de logistique et de durée de conservation, afin d’éviter un transfert d’impact environnemental ou une hausse du gaspillage alimentaire.
  • La mise en œuvre réussie des alternatives au plastique nécessite une adaptation coordonnée entre industriels, distributeurs, et consommateurs. 

Qu’est-ce qu’une alternative aux emballages plastiques ? 

Une alternative aux emballages plastiques est une solution qui permet d’emballer, de protéger et de transporter un produit sans recourir au plastique à usage unique. Cela correspond à l’ensemble des matériaux, des solutions de conditionnement et des modèles de distribution mis en place par les entreprises pour remplacer ou réduire l’usage du plastique à usage unique.

Ainsi, il ne s’agit pas de simplement remplacer un matériau, mais de trouver une solution qui répond à plusieurs critères :

  • Diminuer la quantité d’emballages jetables sur le marché
    • Être techniquement adapté au produit à emballer, à son cycle de vie et sa durée de conservation
  • Être compatible avec les exigences d’hygiène, de sécurité et de traçabilité 
  • Être capable d’être mise en place à grande échelle 
  • Être bien acceptée et reçue par les consommateurs 

L’objectif principal d’une alternative aux emballages plastiques est de trouver une solution qui réduit l’impact environnemental. En effet, chaque année, près de 400 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde, dont environ 40 % dédiées aux emballages qui se retrouvent ensuite comme déchets dans la nature. 

Ces alternatives servent donc à maintenir les fonctions essentielles de l’emballage (protection, conservation, transport), tout en limitant les impacts environnementaux, la dépendance aux ressources naturelles fossiles, et les fuites de déchets dans la nature.

Les alternatives au plastique concernent les matériaux, mais aussi les modes d’usage

Quelles sont les meilleures alternatives aux emballages plastiques ? 

Les meilleures alternatives aux emballages plastiques sont les emballages en verre, en plastique réemployable, en acier inoxydable, en aluminium, en papier, en carton. De même, la vente en vrac, la vente assistée et les emballages consignés offrent des solutions durables et responsables au plastique à usage unique.

Pour être efficace, l’alternative au plastique doit soit remplacer le plastique par un autre matériau, soit à modifier complètement le mode d’emballage et de distribution. Dans les deux cas, l’objectif est de réduire l’impact environnemental tout en restant compatible avec les contraintes industrielles. 

Les alternatives aux emballages plastiques basées sur les matériaux 

Ces alternatives consistent à conserver un emballage, en remplaçant le plastique par un autre matériau plus durable pour l’environnement et compatible avec l’usage prévu. 

Le verre

Le verre, recyclable à l’infini, convient particulièrement aux produits alimentaires et aux liquides. Cependant, son poids augmente l’impact du transport. De plus, le risque de casse nécessite une logistique adaptée. Le verre est ainsi particulièrement pertinent dans des boucles logistiques courtes ou pour des produits à forte valeur ajoutée.

Le plastique réemployable

Contrairement au plastique à usage unique (comme les gobelets, les pailles, ou encore les couverts), le plastique réemployable est conçu pour supporter plusieurs cycles d’utilisation. Léger, solide et résistant aux chocs, le plastique réemployable est une alternative intéressante pour les produits non alimentaires, les produits ménagers ou les plats à emporter.

Pour garantir l’hygiène, la sécurité et la traçabilité, les contenants doivent être lavés, séchés et contrôlés selon des protocoles stricts avant de retourner au contact du produit. Des partenaires spécialisés comme ETERNITY Systems permettent de standardiser le lavage des emballages réemployables et de réaliser un contrôle qualité systématique.

L’acier inoxydable

L’acier inoxydable est robuste, léger et particulièrement adapté aux usages alimentaires grâce à sa résistance et sa capacité à supporter un grand nombre de réutilisations. Il est utilisé pour des contenants destinés à des produits sensibles comme les boissons, les plats préparés, ou encore les denrées fraîches, car il limite le risque de transfert de particules ou de débris dans les aliments et conserve les propriétés du produit dans le temps. Son déploiement demande toutefois des investissements initiaux plus importants et une attention sur la provenance de fabrication du matériau. ETERNITY accompagne notamment les établissements de restauration collective dans le lavage, la traçabilité et la remise en circulation des bacs gastronormes en inox, afin de faciliter l’adoption du réemploi à grande échelle et d’optimiser les coûts opérationnels.

L’aluminium

L’aluminium est plus léger et généralement moins coûteux que l’acier inoxydable, ce qui limite l’impact du transport. En revanche, il est moins adapté aux produits alimentaires sensibles. Aujourd’hui, l’aluminium est surtout utilisé dans les secteurs de l’hygiène et des cosmétiques, où ses propriétés mécaniques et son faible poids en font un emballage réemployable performant.

Le papier, le carton et les fibres végétales

Le papier, le carton et les fibres végétales sont des alternatives utilisées pour les produits secs ou pour la protection pendant le transport. Ces matériaux bénéficient de filières de recyclage bien établies et sont facilement acceptés par les consommateurs, ce qui facilite leur déploiement à grande échelle. On les retrouve par exemple dans les boîtes de produits d’épicerie, les étuis cosmétiques ou encore la logistique comme les colis. 

Pour les aliments gras ou humides, le papier et le carton nécessitent souvent des traitements pour empêcher la migration des liquides, ce qui peut complexifier le recyclage.

Les bioplastiques et plastiques biosourcés

Les bioplastiques et plastiques biosourcés sont fabriqués à partir de ressources végétales (amidon de maïs, canne à sucre, algues, etc.) et peuvent, selon leur formulation, être recyclables, compostables ou biodégradables. Ils représentent une alternative intéressante au plastique traditionnel lorsque l’emballage reste léger, malléable ou transparent. C’est par exemple le cas pour certains sachets, films d’emballage ou pots alimentaires.

 La vente en vrac est une alternative intéressante au plastique à usage unique  

Les alternatives au plastique basées sur le changement d’usage

Les alternatives basées sur le changement d’usage modifient la manière d’emballer, de distribuer ou de consommer un produit afin de réduire, ou de supprimer, l’emballage jetable. Elles s’appuient sur des modèles comme le vrac, la consigne, ou le réemploi. 

La vente en vrac 

La vente en vrac consiste à proposer des produits sans emballage individuel. Le client utilise alors son propre contenant ou un contenant mis à disposition sur place. Le vrac est particulièrement adapté aux produits secs (pâtes, céréales, riz, fruits secs, café, hygiène solide) et permet de supprimer directement une grande partie des emballages primaires.

Lorsqu’elle est correctement structurée, la vente en vrac permet : 

  • La réduction des déchets
  • L’économie d’emballage 
  • Une expérience d’achat plus personnalisée
  • Les alternatives d’usage 

La vente assistée (service à la coupe)

La vente assistée consiste à servir au client le produit dans un contenant réutilisable plutôt que dans un emballage jetable. Ce modèle est déjà présent dans les rayons frais (fromagerie, boucherie, traiteur) et se développe dans la restauration. Les enseignes peuvent accepter les contenants apportés par les clients ou fournir des contenants réutilisables à récupérer et à retourner. Cela implique une bonne gestion comme la formation du personnel, la vérification des règles d’hygiène ou encore le stockage et le lavage des contenants consignés ou utilisés.

Les emballages consignés pour réemploi

Les emballages consignés permettent au consommateur de récupérer sa caution lorsqu’il retourne l’emballage après utilisation. Les contenants sont collectés, lavés, puis remis en circulation pour un nouveau cycle. Ce modèle permet de remplacer des dizaines d’emballages jetables par un seul emballage réemployé au cours de sa durée de vie. 

L’efficacité de l’utilisation des emballages consignés dépend de l’efficacité de leur collecte, de leur tri et de leur lavage, ainsi que de la simplicité de l’expérience utilisateur (retour des contenants, récupération de la consigne, points de collecte). 

L’utilisation d’alternatives au plastique est positif pour les acteurs économiques et les consommateurs

Pourquoi utiliser des alternatives aux emballages plastiques ?

L’utilisation d’alternatives aux emballages plastiques répond à des enjeux environnementaux, mais aussi réglementaires et socio-économiques. Remplacer ou diminuer le plastique à usage unique permet de : 

  • Réduire l’impact environnemental : limiter la dépendance aux ressources fossiles et réduire les émissions de CO2
  • Répondre aux nouvelles exigences réglementaires 
  • Répondre aux nouvelles attentes des consommateurs 
  • Devenir un levier économique à long terme 

Toutefois, pour qu’une alternative aux emballages plastiques fonctionne, il doit y avoir un équilibre entre la réduction de l’impact environnemental et les conséquences pour les acteurs économiques et les consommateurs. 

Réduire l’impact environnemental 

En utilisant des alternatives aux emballages plastiques plus durables et plus responsables, les entreprises contribuent à : 

  • Limiter la consommation de ressources fossiles
  • Limiter la production de déchets à usage unique
  • Limiter la quantité de déchets plastiques dans la nature

Selon une étude de la Commission Européenne, environ 13 millions de tonnes de plastique pénètrent dans les océans chaque année. De plus, seuls 9 % des neuf milliards de tonnes de plastique jamais produites auraient été recyclés. Agir pour réduire ces emballages plastiques est l’un des moyens les plus directs et les plus efficaces pour les entreprises pour limiter le fléau de la pollution, préserver les écosystèmes, et diminuer l’empreinte globale d’une chaîne de production ou de distribution. 

Répondre et anticiper les nouvelles réglementations 

Anticiper et respecter les nouvelles réglementations pour limiter les plastiques à usage unique n’est plus volontaire, c’est encadré par la loi. Les textes français et européens, dont la loi AGEC, les travaux autour du PPWR ou la loi EGALIM, renforcent graduellement le cadre législatif pour limiter puis supprimer le plastique jetable. De surcroît, l’objectif avec la loi AGEC est la suppression complète des plastiques à usage unique d’ici 2040

Les entreprises doivent ainsi adapter leurs modèles d’emballage pour éviter des transitions pressées et coûteuses au moment de l’entrée en vigueur de nouvelles interdictions. Mettre en place des alternatives dès aujourd’hui permet aux entreprises de : 

  • Tester différents matériaux ou modèles (vrac, consigne, réemploi)
  • Ajuster les conditions de stockage et de transport
  • Accompagner les points de vente
  • Informer les consommateurs

Répondre à l’évolution des attentes des consommateurs

Les consommateurs expriment un intérêt croissant pour la réduction du plastique à usage unique, et cette nouvelle habitude de consommation influence désormais leurs décisions d’achat. Selon une étude de WWF, 85 % des Français se déclarent favorables à l’interdiction des emballages plastiques jetables, tandis que 88 % soutiennent l’idée de systèmes de consigne permettant le réemploi.

Pour les marques et les distributeurs, proposer des alternatives au plastique devient un véritable levier de différenciation, ainsi qu’un moyen d’attirer et de fidéliser des clients de plus en plus attentifs à ces sujets.

Être un levier économique durable pour les entreprises 

La réduction des emballages jetables, ou le passage à des modèles circulaires comme le réemploi, peut générer de la valeur pour les entreprises, et ce, tout au long de la chaîne de production et de distribution : 

  • Réduire ou supprimer les emballages jetables limite l’achat récurrent de matières neuves
  • Des modèles circulaires comme la consigne ou le réemploi permettent de réutiliser les mêmes emballages sur plusieurs cycles
  • Optimiser la logistique concernant la gestion des déchets est souvent coûteux

Selon les usages et les contraintes sectorielles, une alternative au plastique peut prendre différentes formes : 

  • Un matériau différent du plastique (verre, métal, fibre, bioplastique)
  • Une réduction ou suppression de l’emballage (vente en vrac, service à la coupe)
  • Un changement de modèle (consigne et réemploi avec lavage professionnel)

Adopter des alternatives au plastique nécessite des actions des industriels et des consommateurs

Quelles actions déployer pour se passer d’emballages plastiques ?

Se passer d’emballages plastiques nécessite des actions de la part des industriels, mais aussi des consommateurs. Les entreprises doivent fixer des objectifs de réduction des emballages jetables, organiser le lavage des contenants réemployables, et former les équipes sur les nouvelles pratiques. 

 

Les consommateurs, eux, doivent notamment favoriser des produits avec des emballages réemployables ou en vrac et retourner les emballages consignés.

Bonnes pratiques pour les industries

  • Cartographiez les flux d’emballages : il s’agit d’identifier les types d’emballages utilisés, leurs volumes, leurs coûts et leur fin de vie afin de repérer les emballages prioritaires à supprimer ou à remplacer.
  • Fixez des objectifs de réduction : il s’agit de définir une trajectoire chiffrée de réduction des emballages plastique et de les intégrer dans la politique RSE. Cela facilite le pilotage interne, l’engagement des équipes, mais aussi le reporting auprès des clients et partenaires. 
  • Testez des alternatives : commencer avec un produit ou un circuit précis permet de comparer concrètement les matériaux et les modes d’usage afin de mesurer l’impact sur la logistique, l’hygiène, les coûts et l’acceptation des consommateurs avant de le développer à grande échelle. 
  • Repenser la logistique autour des emballages réutilisables : la réussite du réemploi repose sur la collecte des contenants, leur lavage, leur stockage et leur remise en circulation. Pour cela, il peut être intéressant de s’appuyer sur un partenaire comme ETERNITY Systems qui propose des services de lavage industriel dédiés aux emballages réemployables. 
  • Préparer les points de vente et les équipes internes : pour que l’expérience client reste fluide et que la réduction des emballages soit réellement opérationnelle, des formations concernant la gestion des contenants, les retours de consigne, ou encore le stockage et le lavage doivent être mises en place. 

Bonnes pratiques pour les consommateurs

  • Privilégier les produits en consigne, en réemploi ou vendus en vrac : choisir un produit conditionné dans un contenant réutilisable ou vendu sans emballage individuel réduit immédiatement la quantité de plastique jetable mise sur le marché. Ce choix oriente aussi les distributeurs et les industriels vers des modèles plus durables.
  • Apporter ses propres contenants réutilisables en magasin lorsque c’est possible : de nombreuses enseignes acceptent aujourd’hui les contenants personnels pour les rayons frais ou le vrac. Cette pratique supprime l’emballage jetable tout en offrant une plus grande maîtrise des formats, des quantités et de l’organisation des achats.
  • Respecter les consignes de lavage, de retour et de tri des contenants réemployables : suivre les instructions de lavage, rapporter les contenants consignés et les trier correctement garantit leur hygiène, prolonge leur durée de vie et facilite leur réintégration dans la boucle de réemploi.
  • Soutenir les enseignes qui proposent des alternatives au plastique jetable : en choisissant les commerçants et les marques engagés dans la consigne, le vrac ou le réemploi, les consommateurs envoient un signal clair qui favorise l’investissement dans les alternatives au plastique. 

Quels sont les obstacles aux alternatives plastiques ?

Il existe plusieurs freins et inconvénients au déploiement d’alternatives au plastique qui concernent notamment la conservation des produits, la logistique, les habitudes des consommateurs, et les investissements nécessaires.

Pour qu’une alternative au plastique fonctionne, elle doit réduire au maximum les emballages à usage unique tout en préservant la qualité des produits. Par exemple, une alternative qui augmenterait le gaspillage alimentaire n’est pas une alternative viable. Si un emballage compostable, en carton ou en fibre permet de supprimer le plastique, mais conserve moins bien le produit, entraîne un dessèchement plus rapide, une perte de fraîcheur ou une durée de conservation trop courte, le bénéfice environnemental est annulé.

D’autre part, il faut que le changement d’habitudes attendu de la part des consommateurs ne soit pas trop complexe pour éviter de freiner l’expérience d’achat. Par exemple, si un système de consigne impose trop d’étapes, une inscription obligatoire, une caution difficile à récupérer, ou des retours limités à certains magasins, le taux de retour des emballages diminue et la boucle de réemploi ne fonctionne plus.

 

La transition vers des alternatives aux emballages plastiques pousse les entreprises à repenser leurs modèles d’emballage, leur logistique et leur relation avec les consommateurs. ETERNITY Systems accompagne les entreprises dans cette transformation en mettant à leur disposition des solutions industrielles de lavage, de traçabilité et de gestion des emballages réemployables. Nos services permettent de standardiser les flux de réemploi, d’assurer l’hygiène et la conformité, et de réduire l’impact environnemental sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

FAQ 

Les alternatives aux emballages plastiques sont-elles plus coûteuses ?

Pas nécessairement. Certaines alternatives demandent un investissement initial plus élevé (contenants réemployables, logistique de collecte), mais les coûts s’amortissent dans le temps grâce au réemploi. À l’inverse, le plastique jetable génère un achat permanent de matières neuves et des coûts liés au traitement des déchets.

Quelles alternatives aux emballages plastiques sont adaptées à l’agroalimentaire ?

Les matériaux les plus utilisés sont le verre, l’acier inoxydable, certains plastiques réemployables, le carton avec traitement barrière et, dans certains cas, les bioplastiques. Le choix dépend du produit (sec, liquide, frais, gras, acide) et de la durée de conservation souhaitée.

Les alternatives sont-elles compatibles avec la logistique des grandes surfaces et des industriels ?

Oui, mais elles nécessitent l’adaptation de la chaîne de valeur : standardisation des contenants, transport retour, lavage industriel, stockage temporaire, traçabilité. Lorsque ces conditions sont réunies, les solutions d’emballage réemployable deviennent industrialisables.

Prod and Pack 2025 : tout savoir sur la nouvelle édition du salon de l’emballage

Le salon Prod & Pack est un événement professionnel B2B dédié aux acteurs de la production industrielle de l’emballage, qui a lieu le 18, 19 et 20 novembre 2025 à Lyon à Eurexpo. Cette année, ce salon de l’emballage regroupe 750 exposants pour l’ensemble des filières, allant de l’agroalimentaire à la cosmétique, en passant par l’industrie et la pharmaceutique. 

Le salon s’adresse aux décideurs, responsables d’usine, ingénieurs packaging ou encore responsables logistiques qui veulent découvrir les innovations en lien avec les produits emballés, rencontrer des fournisseurs et fabricants, mais aussi s’informer des enjeux environnementaux et des nouvelles réglementations. 

Vous allez participer au salon Prod & Pack 2025 ? ETERNITY Systems vous explique tout : informations pratiques, programme, exposants, et conseils d’accès. 

Adresse, horaires, contact, retrouvez toutes les informations utiles pour le salon de l’emballage

Le Salon Prod and Pack 2025 en résumé 

  • Le salon Prod and Pack se tiendra les 18, 19 et 20 novembre 2025 à Eurexpo à Lyon 
  • L’événement rassemblera plus de 750 exposants et plus de 15 000 visiteurs professionnels venus de tous les secteurs liés au produit emballé.
  • Cette édition mettra l’accent sur la transition écologique, la réduction des déchets d’emballages et l’optimisation énergétique des sites industriels.
  • Sur place, vous trouverez différents espaces : une mini usine du produit emballé en conditions réelles, 5 ateliers en lien avec les enjeux environnementaux, un espace dédié à l’innovation, etc. 

Qu’est-ce que le salon de l’emballage Prod and Pack ? 

Le salon Prod & Pack est un événement professionnel créé en 2011 visant à réunir les acteurs du produit emballé autour de la production, du conditionnement, de l’innovation ou encore de la logistique des emballages. Il a pour objectif de favoriser la transformation durable des industries dans leur transition écologique en proposant des rencontres stratégiques et des solutions concrètes.

Ce salon de l’emballage vise notamment à démontrer que la durabilité environnementale peut aller de pair avec la performance économique, si les fabricants produisent mieux en : 

  • Réduisant la consommation et les déchets sur les lignes de production
  • Optimisant les emballages
  • Automatisant les processus industriels
  • Respectant les nouvelles réglementations européennes

Ce salon est l’occasion de découvrir les dernières technologies d’automatisation, d’éco-conception, de réemploi et de recyclage. Pour cette édition 2025, le salon Prod and Pack mettra particulièrement en avant les enjeux du règlement européen PPWR et de la loi AGEC, qui imposent de nouvelles normes en matière d’emballages réutilisables, recyclables et traçables. 

Des conférences, démonstrations et ateliers pratiques permettront notamment aux industriels de comprendre comment ces réglementations transforment leur métier et d’identifier les leviers d’action pour s’y adapter efficacement.

Quels sont les différents espaces à découvrir sur le salon de l’emballage ? 

L’édition 2025 du salon Prod & Pack mettra à l’honneur l’innovation, la durabilité, le réemploi et la performance énergétique dans 6 espaces thématiques : 

  • Un village du réemploi
  • Une allée des tendances 
  • Un forum des Associations Professionnelles, Syndicats et Institutions
  • Un espace de performance industrielle
  • Un espace startup et innovation : la pépinière
  • Un espace de conférences

Ces différents espaces permettront aux visiteurs de découvrir les tendances clés, des solutions concrètes, mais aussi de booster leur réseau de partenaires stratégiques.

Le village du réemploi

Le village du réemploi est organisé en partenariat avec Réseau Vrac et Réemploi et rassemble une vingtaine d’entreprises, sélectionnées pour leur expertise technique et opérationnelle dans le réemploi. 

L’objectif de ce village est de démontrer aux entreprises, au travers de solutions concrètes, comment : 

  • Réduire leurs déchets
  • Allonger la durée de vie de leurs emballages 
  • Répondre efficacement aux exigences réglementaires de la loi AGEC et du règlement européen PPWR

ETERNITY Systems sera présent au cœur de ce village pour présenter ses solutions de lavage industriel et de suivi logistique dédiées aux emballages réemployables. Des experts, des démonstrations et des retours d’expérience mettront en avant la diversité des initiatives qui favorisent l’économie circulaire et le réemploi.

L’allée des tendances 

L’Allée des Tendances est un espace qui met en lumière les innovations majeures du packaging et de l’emballage de demain. Les visiteurs peuvent découvrir les nouveaux matériaux biosourcés, les emballages recyclables ou intelligents, et des solutions d’allègement qui répondent aux enjeux de performance et de durabilité. 

Pensée comme un observatoire des mutations industrielles, cette allée présente 5 grandes tendances pour comprendre la transformation du packaging et anticiper les évolutions du marché : 

  • Attractivité et praticité
  • Recyclable et recyclé
  • Réutilisation et réemploi
  • Anti-gaspillage et restitution 
  • Réduction et substitution

Le forum des Associations Professionnelles, Syndicats et Institutions

Le forum des Associations Professionnelles, Syndicats et Institutions réunit les organisations clés de la filière industrielle et de l’emballage. Cet espace favorise le dialogue entre acteurs publics et privés, pour permettre une compréhension claire des enjeux réglementaires, normatifs et économiques qui façonnent le secteur.

C’est un lieu où les fédérations et les organisations professionnelles partagent leurs expertises, leurs retours d’expériences et leurs bonnes pratiques pour accompagner la transition du secteur dans les démarches de mise en conformité et de durabilité. 

Un espace de performance et démonstration industrielle

Au cœur du salon, le Showroom Prod & Pack 2025 mettra en scène une mini-usine du produit emballé, entièrement automatisée et digitalisée et en conditions réelles. C’est un terrain d’expérimentation immersif qui met en avant les technologies qui améliorent à la fois l’efficacité, la sécurité et la durabilité des lignes de production.

Cinq ateliers en fonctionnement présenteront des démonstrations concrètes, classées par matériaux d’emballage : 

  • Atelier plastique
  • Atelier verre
  • Atelier métal
  • Atelier papier carton 
  • Atelier Bois 

Un espace startup et innovations 

Située dans le Hall 7, l’espace startup et innovation, aussi appelé Pépinière, sera dédié aux projets émergents et à l’innovation, afin de mettre en lumière des projets à fort potentiel :

  • Technologies de traçabilité
  • Automatisation
  • Packaging responsable 
  • Solutions data

Cet espace a été conçu pour favoriser les rencontres, l’échange et l’inspiration, au plus près de l’innovation industrielle de demain.

Les conférences du salon 

Le salon de l’emballage proposera également des conférences délivrées par les experts industriels et institutionnels qui font évoluer la filière du produit emballé. Étalées sur trois jours, ces conférences permettront aux visiteurs d’assister à des débats, à des tables rondes et à des retours d’expérience sur les grands enjeux du moment : 

  • Réglementation européenne
  • Innovation technologique
  • éco-conception 
  • Transition énergétique

Dans ce cadre, le directeur du développement commercial d’ETERNITY Systems, Franck Andrieux, interviendra pour une conférence sur la « standardisation des emballages réemployables : un enjeu de taille pour l’industrialisation du lavage et de la logistique », le jeudi 20 novembre

Lors du salon, une journée des Assises Nationales du Réemploi des Emballages aura aussi lieu le mardi 18 novembre, dans le cadre de leur 3ᵉ édition. Ces assises dresseront un bilan des avancées nationales et mettront en lumière les initiatives qui transforment déjà les pratiques du secteur. 

Le salon de l’emballage propose un programme complet, avec ateliers, conférences, etc.

Pourquoi venir au Prod and Pack 2025 ? 

Venir au salon Prod and Pack 2025 vous permet de découvrir, en un seul lieu et pendant 3 jours, une vision complète du produit emballé : de la conception à la valorisation en passant par l’innovation. C’est également l’occasion d’élargir votre réseau et de rester à jour de l’actualité de durabilité. 

1. Découvrir les dernières innovations

Avec plus de 750 exposants issus de toute la chaîne du produit emballé, Prod and Pack est le meilleur endroit pour identifier les technologies émergentes et voir concrètement comment ces solutions peuvent être intégrées aux processus industriels de chacun.

2. Anticiper les évolutions réglementaires

Le salon propose un contenu riche, avec des conférences et des ateliers, pour comprendre les nouvelles obligations en matière de recyclabilité, de traçabilité et de réduction des déchets. 

3. Échanger et élargir son réseau

Le salon de l’emballage 2025 est lieu d’échanges et de collaboration où il est possible de booster son réseau, de capter des partenaires stratégiques et de découvrir de nouvelles pistes pour des projets futurs. 

Préparez efficacement votre visite au salon de l’emballage 2025

Préparez votre visite au salon Prod and Pack 2025

Le salon Prod & Pack 2025 se tiendra du 18 au 20 novembre à Eurexpo Lyon. Ce centre de conventions est facilement accessible en voiture, en transports en commun ou depuis la gare et l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry. 

Eurexpo se situe à Chassieu, à 20 minutes du centre-ville de Lyon et à proximité immédiate du périphérique Est (N346), ce qui facilite l’accès pour les visiteurs venant de toute la France et d’Europe.

  • Accès et stationnement : Le site dispose de plusieurs parkings visiteurs directement reliés aux halls d’exposition. Pour les visiteurs arrivant en transports en commun, le tramway T5 relie Eurexpo à la station Grange Blanche (métro D) en moins de 30 minutes. Des navettes gratuites sont également proposées pendant toute la durée du salon depuis certains points stratégiques de Lyon.

 

  • Inscriptions et tarifs : l’accès au salon est gratuit sur inscription préalable en ligne. Il suffit de créer son badge visiteur sur le site officiel de Prod & Pack. Ce badge nominatif donne accès à tous les espaces d’exposition, conférences et démonstrations.

 

Questions fréquentes 

Quand et où aura lieu le salon Prod and Pack 2025 ? 

Le salon se tiendra du 18 au 20 novembre 2025 à Eurexpo Lyon, au cœur de la principale région industrielle française. L’événement est organisé par GL events Exhibitions, spécialiste des salons professionnels.

Le salon Prod and Pack 2025 est-il ouvert à tous ?

Le salon est réservé aux professionnels des secteurs de la production, de l’emballage, du conditionnement et de la logistique. Il s’adresse notamment aux industriels, ingénieurs, responsables RSE, bureaux d’études et fournisseurs de technologies. 

Le Salon Prod and Pack 2025 est-il gratuit ? 

Oui, l’entrée est gratuite sur inscription préalable en ligne via le site officiel du salon. L’inscription permet d’obtenir un badge nominatif donnant accès à l’ensemble du salon. 

Quelles sont les thématiques principales du Salon de l’emballage 2025 ? 

Cette édition mettra l’accent sur la durabilité, le réemploi et la performance industrielle. Les espaces phares, comme le Village du Réemploi, La Pépinière, le Showroom ou l’Espace Performance Industrielle, présenteront des solutions concrètes pour répondre aux enjeux du règlement européen PPWR et accompagner la transition vers une économie circulaire.

Directive CSRD : définition, enjeux et actualités 2025

La CSRD, ou Corporate Sustainability Reporting Directive, est une directive européenne qui harmonise le reporting extra-financier au sein de l’UE. Adoptée en novembre 2022, elle remplace la directive NFRD et s’inscrit dans la stratégie du Pacte Vert européen. Depuis son application, le 1er janvier 2024, la CSRD impose aux entreprises de publier un reporting sur leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), et introduit le principe clé de double matérialité.

Définition, enjeux, nouveautés, ETERNITY Systems vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la CSRD pour comprendre et mettre en œuvre efficacement cette directive. 

  • La directive CSRD en résumé
  • Qu’est-ce que la CSRD ?
  • Qu’est-ce que la double matérialité mise en place par la CSRD ?
  • Quelles sont les entreprises concernées par la CSRD ? 
  • Quel est le calendrier d’application de la directive CSRD ? 
  • Quels sont les objectifs de la CSRD ? 
  • Quelles sont les exigences de publication de la directive CSRD ? 
  • Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité à la CSRD ? 
  • Comment se préparer et anticiper la mise en conformité de la directive CSRD ?
  • FAQ 

La directive CSRD en résumé 

  • La directive CSRD harmonise le reporting de durabilité en Europe et impose aux entreprises de publier des données environnementales, sociales et de gouvernance fiables, vérifiées et comparables.
  • Les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards) structurent ce reporting autour du principe de double matérialité, qui oblige à évaluer à la fois l’impact des activités sur l’environnement et la société et l’influence des enjeux durables sur la performance économique.
  • Ces normes ESRS définissent les indicateurs et le contenu du reporting, garantissant la comparabilité et la fiabilité des données à l’échelle européenne.
  • La préparation à la CSRD nécessite une organisation transversale : structurer la gouvernance, fiabiliser la collecte des données, anticiper les audits et intégrer la durabilité dans la stratégie globale de l’entreprise.

Qu’est-ce que la CSRD ?

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) est une nouvelle directive européenne qui définit les règles du reporting extra-financier des entreprises de l’Union européenne. Elle encadre la publication des informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) afin de rendre ces données plus accessibles et plus transparentes à l’échelle de l’UE.

Ce reporting CSRD vise à harmoniser la communication des performances en matière de durabilité pour répondre à un objectif global : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et orienter les modèles économiques vers une croissance responsable.

La CSRD s’aligne sur d’autres cadres réglementaires européens, comme le Pacte Vert, le SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) et le devoir de vigilance. Cette harmonisation permet d’unifier les pratiques de transparence afin que les engagements durables soient lisibles pour tous. 

La directive CSRD vise à rendre les données ESG plus transparentes et accessibles

CSRD et NFRD : les changements majeurs 

La directive NFRD (Non Financial Reporting Directive) était une directive qui visait à harmoniser le reporting, traduite en France par la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF).

La NFRD cède sa place à la CSRD, qui renforce le cadre et élargit le périmètre d’application avec 5 changements majeurs : 

  • Des informations plus précises et vérifiables : les entreprises doivent désormais publier des données détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance selon des indicateurs précis : émissions de gaz à effet de serre, consommation d’énergie, gestion des déchets, part d’énergies renouvelables ou encore égalité salariale.
  • Un format digital unifié : le reporting s’intègre dans une section dédiée du rapport de gestion, rédigé au format XHTML et structuré selon une structure commune européenne pour garantir la comparabilité des données.
  • Un champ d’application étendu : environ 50 000 entreprises européennes seront concernées à terme, incluant de nombreuses PME et filiales qui étaient jusque-là exemptées.
  • Une vérification indépendante : les informations publiées devront être auditées par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant comme le bureau Veritas ou EcoAct, afin d’en assurer la fiabilité.
  • Le principe de double matérialité : chaque entreprise doit désormais évaluer à la fois son impact sur la société et l’environnement, et l’effet des enjeux durables sur sa propre performance économique.

Qu’est-ce que la double matérialité mise en place par la CSRD ?

Le principe de double matérialité est une approche qui oblige les entreprises à analyser leurs performances en matière de durabilité sous deux angles complémentaires : l’impact des enjeux ESG sur leur activité, et l’impact de leur activité sur la société et l’environnement.

  • La matérialité financière : elle évalue la manière dont les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance influencent la situation financière de l’entreprise. Par exemple, l’augmentation du coût de l’énergie, la raréfaction de certaines ressources ou les risques climatiques peuvent affecter la rentabilité, les investissements ou la chaîne d’approvisionnement.
  • La matérialité d’impact : elle mesure les effets positifs ou négatifs de l’entreprise sur son écosystème au sens large : environnement, conditions de travail, droits humains, communautés locales. Cela inclut, par exemple, les émissions de gaz à effet de serre, la gestion des déchets ou les pratiques sociales des fournisseurs.

Lorsqu’un impact ou un risque est jugé important, il doit être mentionné dans le rapport de durabilité. Cette approche marque une évolution majeure du reporting extra-financier : il ne s’agit plus seulement d’énoncer des engagements ou des intentions, mais de mesurer concrètement les effets réels des activités de l’entreprise, et d’en évaluer les conséquences économiques.

Le principe de double matérialité oblige les entreprises à analyser l’impact financier et ESG

 

Quelles sont les entreprises concernées par la CSRD ? 

La directive CSRD s’applique aux entreprises selon certains seuils : en fonction de leur taille, de leur statut juridique et de leur implantation géographique. Elle concerne ainsi le plus souvent : 

  • Les grandes entreprises européennes
  • Les PME cotées
  • Les entreprises non européennes
  • Les filiales et succursales

Les grandes entreprises européennes

Les grandes entreprises européennes sont toutes concernées par la norme CSRD, qu’elles soient cotées ou non, dès lors qu’elles dépassent au moins deux des trois seuils CSRD suivants :

  • 1000 salariés
  • 40 millions d’euros de chiffre d’affaires
  • 20 millions d’euros de total au bilan

Ces entreprises doivent publier chaque année un rapport de durabilité conforme aux normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards), intégré à leur rapport de gestion et vérifié par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant.

En 2025, la Commission européenne a proposé, via un paquet « omnibus », de réduire le nombre d’entreprises concernées par la CSRD en relevant notamment le seuil d’employés à plus de 1 000 et d’ajouter un seuil de chiffre d’affaires net de 450 millions €. Ces textes sont encore en discussion et ne sont pas applicables pour l’instant. 

Les PME cotées

Les petites et moyennes entreprises cotées sur les marchés réglementés européens entrent également dans le champ d’application de la CSRD. Cependant, elles bénéficient d’un dispositif allégé avec un reporting simplifié et une période de transition avant l’entrée en vigueur complète des obligations. Ces entreprises pourront ainsi reporter la publication de leur premier rapport de durabilité jusqu’en 2028 (sur les données de l’exercice 2027).

Les entreprises non européennes

Les sociétés étrangères qui exercent une activité économique importante dans l’Union européenne et réalisent plus de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel sur le marché de l’UE doivent publier un rapport de durabilité couvrant ses impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Les filiales et succursales

Les filiales européennes dont la société mère établit un reporting consolidé peuvent être exemptées d’un rapport CSRD individuel. Ces entreprises doivent néanmoins transmettre certaines données pour garantir la cohérence des informations publiées au niveau du groupe. Les grandes sociétés cotées ne peuvent pas bénéficier de cette exemption.

Les micro-entreprises

Les micro-entreprises sont exclues du champ d’application de la directive CSRD. Sont considérées comme micro-entreprises les structures :

  • Comptant 10 salariés ou moins
  • Réalisant un chiffre d’affaires ou un total de bilan inférieur à 2 millions d’euros

Elles ne sont pas soumises à une obligation de reporting extra-financier, mais peuvent choisir d’en publier volontairement au travers de la CS3D pour valoriser leur démarche RSE.

 Le reporting CSRD s’applique aux entreprises selon certains seuils (taille, statut, géographie)

Quel est le calendrier d’application de la directive CSRD ? 

En avril 2025, l’Union européenne a officiellement adopté un report de deux ans de l’application de la directive CSRD pour certaines catégories d’entreprises.

En France, la loi DDADUE 5, promulguée le 30 avril 2025, transpose ce report dans le droit national. Elle concerne directement les grandes entreprises et les PME cotées, qui disposent désormais d’un délai supplémentaire avant d’intégrer les informations de durabilité à leur rapport de gestion.

Le calendrier d’application de la CSRD a été reporté à 2028 pour les nouvelles entreprises

Les entreprises déjà soumises à la NFRD restent toutefois tenues de publier leur premier rapport CSRD en 2025, sur la base de l’exercice 2024. Le report s’applique uniquement aux nouveaux entrants dans le dispositif.

Quels sont les objectifs de la CSRD ? 

La directive CSRD a pour objectif de standardiser le reporting extra-financier des entreprises européennes afin de rendre les informations ESG plus accessibles et plus faciles à comparer et à analyser. Pour cela, elle poursuit 4 objectifs principaux : 

  • Créer un langage commun : la CSRD vise à établir des indicateurs précis via les normes ESRS pour suivre les impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance.
  • Aligner les stratégies sur la transition climatique : il s’agit d’aider les organisations à suivre leur trajectoire vers la neutralité carbone, en cohérence avec l’Accord de Paris et la limite de 1,5 °C.
  • Favoriser une économie durable : il s’agit d’améliorer la transparence des données ESG pour orienter les capitaux vers des entreprises responsables et renforcer la finance verte européenne.
  • Renforcer la confiance : il s’agit d’instaurer un reporting clair et vérifiable, gage de crédibilité auprès des investisseurs, clients et autorités publiques.

Quelles sont les exigences de publication de la directive CSRD ? 

La directive CSRD impose aux entreprises de publier chaque année un rapport de durabilité intégré à leur rapport de gestion, selon un format et des normes strictement définis au niveau européen : 

  • Respecter les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards) : ces standards encadrent les informations à divulguer sur les volets environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce cadre de transparence s’inscrit dans une logique plus large d’économie circulaire, en cohérence avec d’autres réglementations européennes comme le règlement PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation) et la loi AGEC en France qui visent à réduire les déchets, encourager le réemploi et promouvoir des modèles de production plus durables.
  • Adopter un format numérique unique : le rapport doit être publié au format XHTML, avec un balisage normalisé (XBRL) pour faciliter la lecture et la comparaison des données à l’échelle de l’Union européenne.
  • Garantir la vérification externe des informations : chaque rapport doit être audité par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant, afin d’en assurer la fiabilité et la conformité.
  • Inclure l’analyse de double matérialité : les entreprises doivent démontrer à la fois leur impact sur l’environnement et la société, et l’effet des enjeux climatiques sur leur performance économique.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité à la CSRD ? 

La directive CSRD prévoit des sanctions financières et juridiques pour les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations de reporting extra-financier.

  • Amendes administratives : chaque État membre définit le montant et les modalités des sanctions, mais elles peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros selon la gravité du manquement. 
  • Sanctions civiles ou pénales : la responsabilité de la direction peut être engagée en cas de déclaration trompeuse, incomplète ou mensongère. En effet, en cas d’absence de certification des informations en matière de durabilité, le dirigeant de l’entreprise s’expose à une amende de 30 000 euros et à une peine d’emprisonnement de deux ans. En cas d’entrave à la certification des informations en matière de durabilité, le dirigeant de l’entreprise s’expose à une amende de 75 000 euros et à une peine d’emprisonnement de cinq ans.
  • Exclusion potentielle de certains dispositifs : à partir de 2026, les entreprises qui ne respecteront pas leur obligation de reporting extra-financier seront exclues des marchés publics au niveau national.  

En France, les sanctions prévues s’alignent et renforcent celles déjà appliquées pour la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) : 

  • Une déclaration publique pourra être publiée, indiquant la nature de l’infraction et l’entreprise mise en cause (“name and shame”).
  • L’autorité compétente pourra émettre une ordonnance de cessation pour contraindre l’entreprise à corriger ses manquements.
  • Des amendes administratives seront appliquées proportionnellement aux profits reçus grâce à l’infraction. 

La directive CSRD prévoit des sanctions financières et juridiques pour les entreprises

Comment se préparer et anticiper la mise en conformité de la directive CSRD ?

Pour mettre en œuvre la norme CSRD et anticiper ces étapes afin d’être clair et efficace dans leur reporting, les entreprises doivent : 

  • Renforcer leur stratégie RSE
  • Réaliser leur bilan carbone 
  • Se familiariser avec les normes ESRS
  • S’informer sur l’évolution réglementaire
  • Repenser la gouvernance interne
  • Organiser la collecte des données de durabilité 
  • Dialoguer avec les organismes de vérification
  • Se faire accompagner de manière ciblée

Renforcer sa stratégie RSE

Mettre en place une stratégie RSE solide constitue la première étape vers la conformité CSRD où l’entreprise réalise un audit interne afin d’identifier : 

  • Ses enjeux prioritaires
  • Ses impacts
  • Ses risques

Sur cette base, elle peut définir un plan d’action clair, fixer des objectifs mesurables et impliquer ses équipes dans la démarche RSE. Le suivi des indicateurs et la rédaction d’un rapport RSE permettent ensuite d’évaluer l’efficacité des actions engagées et d’ajuster la stratégie en continu. 

Réaliser un bilan carbone

Le bilan carbone, ou Bilan GES, permet de mesurer les émissions de gaz à effet de serre générées par l’entreprise. Le bilan carbone aide à définir une trajectoire de décarbonation réaliste. C’est un point de référence indispensable pour le futur rapport de durabilité.

Se familiariser avec les normes ESRS

Comprendre les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards) est indispensable pour aborder la CSRD sereinement. Ces standards définissent la manière de collecter et de présenter les informations ESG. Dans cet objectif, les entreprises doivent : 

  • S’approprier la logique de double matérialité
  • Planifier les étapes du reporting
  • Centraliser les données dans un format cohérent.

Des outils comme la plateforme européenne ESAP ou la plateforme française Impact facilitent cette mise en conformité. Anticiper ces exigences permet de gagner du temps et d’éviter les erreurs au moment de la publication du rapport.

S’informer sur l’évolution réglementaire

Pour rester conforme, il est essentiel pour les entreprises de mettre en place une veille active et de suivre les nouvelles publications, les mises à jour officielles et les recommandations des autorités. Être attentif et faire de la veille constante permet : 

  • D’anticiper les changements
  • D’adopter les bonnes pratiques
  • De mieux comprendre les attentes des auditeurs 
  • De limiter les zones d’incertitude dans la préparation du rapport de durabilité

Repenser la gouvernance interne

Une gouvernance interne claire garantit la fiabilité des informations et renforce la crédibilité du reporting. Les sujets ESG doivent être intégrés à la stratégie globale, impliquer la direction, former les équipes et clarifier les rôles. 

À noter que les entreprises les plus avancées créent désormais des postes ou des comités spécifiques pour piloter ces enjeux. 

Organiser la collecte des données de durabilité

L’entreprise doit commencer par recenser toutes les données déjà disponibles (bilan carbone, indicateurs RH, rapports financiers, etc.), puis identifier les informations manquantes et définir les nouvelles données à produire pour répondre aux exigences du reporting CSRD.

Cette étape repose sur une collaboration étroite entre les différents services : finances, ressources humaines, production, achats, logistique ou encore RSE. Chaque service doit être impliqué dans la remontée et dans la fiabilisation des informations. Des données claires, documentées et traçables facilitent la vérification et la certification du rapport de durabilité.

Dialoguer avec les instances de vérification

Les entreprises ont tout intérêt à échanger tôt et régulièrement avec leur commissaire aux comptes ou l’organisme tiers indépendant pour clarifier les attentes, valider les méthodes de calcul, et s’assurer de la conformité du futur rapport. Partager les zones d’incertitude, tester un jeu de données ou demander un retour préliminaire réduit les risques de correction en fin de parcours. 

Se faire accompagner de manière ciblée

La complexité de la CSRD justifie souvent un accompagnement, comme faire appel à un cabinet de conseil ou à un expert RSE, afin de structurer le projet, de hiérarchiser les priorités, et de gagner en efficacité. L’accompagnement des entreprises peut porter sur : 

  • La réalisation du bilan carbone
  • La définition de la matérialité
  • La collecte de données 
  • La préparation de l’audit

Choisir les bons partenaires, adaptés à la taille et au secteur de l’entreprise, permet d’éviter les erreurs coûteuses et d’installer une démarche solide et pérenne.

Il existe plusieurs étapes pour anticiper et se mettre en conformité avec la directive CSRD

 

La directive CSRD pousse les organisations à mesurer, structurer et prouver leur engagement environnemental, social et de gouvernance. Elle incite à une gestion plus responsable, fondée sur des données vérifiables et comparables.

ETERNITY Systems accompagne les entreprises dans cette évolution en leur fournissant des solutions de suivi et de gestion des emballages conformes aux nouvelles obligations européennes. Nos outils permettent de centraliser les données de durabilité, de suivre les flux de matériaux, et de réduire les déchets.

FAQ

Quels sont les seuils CSRD pour 2026 ?

En 2026, la directive CSRD s’appliquera aux grandes entreprises dépassant au moins deux des trois seuils suivants : 250 salariés, 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou 25 millions d’euros de total de bilan. Ces entreprises devront publier leur premier rapport de durabilité en 2028, basé sur l’exercice 2027.

Le bilan carbone est-il obligatoire pour les CSRD ?

Oui, le bilan carbone fait partie des informations exigées dans le cadre du reporting de durabilité. Les entreprises doivent mesurer leurs émissions directes et indirectes (Scopes 1, 2 et 3) pour démontrer leur impact sur le climat et leur stratégie de réduction.

Quels sont les indicateurs de la CSRD ?

La CSRD s’appuie sur les normes ESRS, qui définissent des indicateurs précis selon trois volets :

  • Environnement (émissions, énergie, ressources)
  • Social (emploi, conditions de travail, égalité) 
  • Gouvernance (éthique, transparence, stratégie durable)

Ces indicateurs permettent de suivre les performances ESG de manière harmonisée à l’échelle européenne.

Quelles sont les normes ESRS à connaître ?

Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) définissent le contenu du rapport de durabilité. Ils couvrent les thématiques environnementales, sociales et de gouvernance, avec des standards transversaux (ESRS 1 et 2).  

L’ESRS 1 couvre les principes généraux du reporting, c’est-à-dire qu’elle définit comment une entreprise doit construire et présenter son rapport de durabilité. L’ESRS 2 couvre les informations de base obligatoires pour toutes les entreprises. Elle couvre notamment la gouvernance de la durabilité, la stratégie et le modèle d’affaires, les politiques et objectifs RSE, la gestion des risques et opportunités. 

Combien de temps faut-il pour préparer un reporting CSRD ?

La préparation complète du reporting CSRD peut s’étaler sur 12 à 24 mois. Ce délai dépend de la maturité RSE de l’entreprise, de la qualité des données disponibles et du niveau d’exigence attendu par l’audit. Commencer tôt permet d’éviter les retards et d’intégrer progressivement la CSRD dans les processus internes.

Norme VSME : Tout savoir sur le reporting durable pour les PME

La norme VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMes) est une norme volontaire de reporting en matière de développement durable spécialement conçue pour les petites et moyennes entreprises (PME). Élaborée par l’EFRAG, elle permet aux PME d’avoir un outil capable de fournir facilement les données de durabilité demandées par les banques, les investisseurs ou les grands clients, dans une logique d’économie durable. 

Vous souhaitez mettre en place la VSME ? ETERNITY Systems vous explique tout sur cette norme volontaire, ses enjeux d’application, ses bénéfices et sa mise en œuvre. 

  • La norme VSME en résumé
  • Qu’est-ce que la norme VSME ? 
  • Quels sont les objectifs de la norme VSME ?
  • ESRS, CSRD et VSME : quelles différences ? 
  • Comment est structurée la norme VSME ?
  • Quelles entreprises sont concernées par la norme VSME ? 
  • Quels sont les avantages de la VSME ? 
  • Quelles sont les étapes clés de mise en œuvre de la VSME ? 

La norme VSME en résumé 

  • La norme VSME, élaborée par l’EFRAG, permet aux petites et moyennes entreprises non cotées de structurer leurs données de durabilité (énergie, CO₂, conditions de travail, gouvernance) dans un format allégé et proportionné à leurs ressources.
  • La VSME propose deux modules : un de base (Core) avec un socle minimal d’indicateurs simples, et un complet (Comprehensive) pour les entreprises plus avancées, qui souhaitent renforcer leur transparence avec des indicateurs supplémentaires. 
  • En adoptant la VSME, les PME renforcent leur crédibilité auprès des banques, des investisseurs et des grands clients, grâce à des indicateurs clairs, fiables et harmonisés.  

La norme VSME a été élaborée par l’EFRAG pour les PME

 

 

Qu’est-ce que la norme VSME ? 

La norme VSME donne aux petites et moyennes entreprises (PME) non cotées en Bourse un cadre réglementaire simple, pour rendre compte de leurs pratiques durables. Elle a été élaborée par l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) à la demande de la Commission européenne, dans le cadre du paquet de mesures d’aide aux PME de 2023.

La norme VSME vient compléter la directive CSRD, qui s’adresse aux entreprises de plus de 1000 salariés. Elle adapte les exigences de reporting durable aux réalités des PME, avec un cadre volontaire, simplifié et proportionné à leurs ressources.

En pratique, avant d’investir, les banques, les investisseurs ou les grands clients attendent des entreprises qu’elles prouvent qu’elles respectent bien certains critères environnementaux et sociaux. C’est en ce sens que la norme VSME a été conçue, afin de permettre aux PME de disposer d’un outil qui leur permet de transmettre ces informations ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) et de renforcer leur crédibilité, tout en évitant une charge administrative excessive.

Quels sont les objectifs de la norme VSME ?

La norme VSME poursuit trois objectifs principaux :

  • Fournir un cadre adapté aux TPE et aux PME pour suivre leurs performances et mieux piloter la durabilité avec des indicateurs simples et proportionnés à leur taille. 
  • Réduire les coûts de reporting ESG : beaucoup de PME reçoivent différentes demandes de la part de leurs clients, comme des questionnaires sur l’énergie, des formulaires sur les conditions de travail ou des enquêtes sur les émissions de CO₂. La VSME harmonise ces attentes en fournissant un cadre de reporting reconnu par tous.
  • Faciliter l’accès aux financements et aux marchés publics : en adoptant la VSME, les PME disposent de données crédibles et comparables, alignées sur les standards européens. Cela leur ouvre plus facilement l’accès à des financements verts ou à la commande publique.

Ces objectifs s’inscrivent dans un contexte dans lequel la RSE devient incontournable. Selon le baromètre de la RSE 2024, 78 % des entreprises disposent aujourd’hui d’une équipe dédiée à la RSE et 76 % allouent un budget spécifique. Cette dynamique montre que la durabilité en lien avec les principes de réemploi et d’économie circulaire est devenue un enjeu central pour toutes les organisations, y compris les plus petites.

ESRS, CSRD et VSME : quelles différences ? 

Le reporting de durabilité en Europe repose aujourd’hui sur plusieurs textes et normes qui s’adressent à des catégories d’entreprises différentes. La CSRD impose le reporting de durabilité aux grandes entreprises, les ESRS précisent les règles à suivre pour ce reporting, et la VSME propose une alternative volontaire et simplifiée pour les petites entreprises.

  • La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) : directive européenne qui rend obligatoire la publication d’informations ESG pour les grandes entreprises. 
  • Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) : normes techniques publiées par l’EFRAG qui détaillent comment appliquer la CSRD. Elles définissent les indicateurs, les thèmes ESG et le principe de double matérialité (cadre d’analyse qui examine la matérialité financière et la matérialité d’impact d’une entreprise).
  • Norme VSME : reprend l’esprit des ESRS dans une version simplifiée pour les PME, adaptée à leurs ressources et à leurs besoins. 

Ce qu’il faut retenir : la VSME ouvre la voie du reporting durable aux plus petites entreprises, afin d’assurer une transition écologique et sociale accessible à toutes les entreprises.

la VSME est volontaire tandis que la CSRD est obligatoire

Comment est structurée la norme VSME ?

La VSME fournit une grille claire avec des indicateurs de durabilité répartis en deux modules : 

  • Le module basique
  • Le module complet 

L’avantage de cette modularité est qu’elle simplifie et accélère le reporting, éliminant l’exigence de double matérialité. En effet, avec la VSME, l’entreprise n’a pas besoin d’analyser à la fois l’impact de ses activités sur l’environnement et la société, et l’impact de ces enjeux sur sa performance financière.

Le module de base ou “Core” module 

Le module de base fixe un socle minimal d’informations sur les sujets environnementaux et sociaux que toutes les entreprises, même les plus petites, peuvent fournir sans trop grande complexité de reporting. Ce module comprend 11 exigences et 49 indicateurs sur l’environnement et la gouvernance comme : 

  • Informations générales sur l’entreprise.
  • Engagements en matière de durabilité.
  • Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (Scopes 1 et 2).
  • Gestion de l’eau.
  • Conditions de travail et sécurité.
  • Prévention de la corruption.

Par exemple, dans ce module de base, une PME de transport peut indiquer sa consommation annuelle de carburant et les mesures mises en place pour réduire ses émissions.

Le module complet ou “Comprehensive” module 

Le module complet, ou « Comprehensive », s’adresse aux entreprises qui souhaitent renforcer leur transparence et démontrer un engagement plus avancé en matière de durabilité.

Ce module ne remplace pas le module de base, il vient s’y ajouter. Une entreprise commence donc par publier les informations du module de base, puis complète son reporting avec les exigences du module complet lorsqu’elle atteint un certain niveau de maturité ou que son contexte économique le requiert.

Le module complet introduit 9 exigences supplémentaires et environ 30 indicateurs complémentaires comme : 

  • Définir une stratégie RSE claire et cohérente.
  • Mettre en place un plan de transition climatique aligné sur les objectifs internationaux.
  • Calculer l’empreinte carbone complète de l’entreprise (Scopes 1, 2 et 3).
  • Identifier et évaluer les risques liés au changement climatique.
  • Suivre et déclarer les incidents en matière de droits humains dans la chaîne d’approvisionnement.
  • Déclarer les revenus issus d’activités sensibles ou controversées.

 La norme VSME est constituée de 2 modules : module basique et module complet

 

Quelles entreprises sont concernées par la norme VSME ? 

La norme VSME s’adresse uniquement aux micros, petites et moyennes entreprises de moins de non cotées en bourse et qui ne sont pas dans le champ obligatoire de la directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD). 

  • Les grandes entreprises atteignant deux des trois seuils suivants : un bilan total de 25 millions d’euros ; un chiffre d’affaires net de 50 millions d’euros ; un nombre moyen de salariés employés au cours de l’exercice de 250, sont couvertes par la CSRD et doivent publier un reporting de durabilité obligatoire depuis 2025. La VSME ne les concerne pas.
  • Les PME cotées en Bourse : elles sont aussi soumises à la CSRD, contrairement aux PME non cotées. et auront aussi l’obligation de publier un rapport de durabilité, mais selon un calendrier et un format allégés.
  • La VSME ne s’applique pas non plus à ces entreprises.
  • PME non cotées : elles ne sont pas couvertes par la CSRD. Elles peuvent choisir d’adopter volontairement la VSME.
  • Micro entreprises : elles sont incluses dans le champ de la VSME si elles souhaitent l’utiliser, sans obligation. 

Le paquet Omnibus de février 2025 propose de restreindre le champ de la CSRD en relevant les seuils d’application (jusqu’à 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires) et en reportant certaines obligations, notamment pour les PME cotées.

L’objectif est de simplifier le reporting durable et de réduire la charge pour les entreprises. Ces modifications restent à l’état de proposition et ne sont pas encore en vigueur.

Quels sont les avantages de la VSME ? 

Adopter la norme VSME et structurer le reporting de durabilité permet aux entreprises : 

  • D’avoir un avantage compétitif,
  • De mieux s’organiser en interne,
  • D’améliorer leur accès aux financements,
  • D’anticiper les évolutions réglementaires. 

Un avantage compétitif 

La VSME est un référentiel reconnu et commun, c’est-à-dire, qu’il est plus facile de comparer les données, car tout le monde utilise le même référentiel et les mêmes indicateurs. En pratique, cela permet aux entreprises qui utilisent la VSME de fournir des données de durabilité crédibles sur leurs performances environnementales et sociales. 

Une PME équipée d’un reporting VSME est alors mieux armée pour participer à des appels d’offres et répondre aux exigences des investisseurs et des partenaires commerciaux. 

Une meilleure organisation interne 

La VSME permet de suivre des indicateurs précis qui suivent les consommations d’énergie, les émissions de CO₂, les conditions de travail ou encore les engagements sociaux. Cela permet d’avoir des repères clairs pour piloter l’activité et de prendre des décisions en fonction des résultats fournis par ces indicateurs de performances. 

Par exemple, une entreprise industrielle peut découvrir, grâce à la VSME, que ses équipements anciens sont responsables de la majorité de sa consommation énergétique et planifier leur remplacement.

Un meilleur accès aux financements 

La VSME facilite l’obtention de prêts et d’investissements en apportant des données ESG fiables et présentées dans un format standardisé. Les banques et les investisseurs disposent de tous les éléments nécessaires pour évaluer les risques (par exemple, la dépendance énergétique, la gestion des ressources humaines ou l’empreinte carbone) et prendre leurs décisions d’octroi de prêts ou d’investissements en toute confiance.


Par exemple, une entreprise de transport qui présente un plan de transition énergétique dans le cadre VSME augmente ses chances d’obtenir un financement vert pour renouveler sa flotte et réduire ses émissions.

L’anticipation des évolutions réglementaires

Les entreprises qui adoptent la VSME n’auront pas à improviser une mise en conformité en urgence si les règles viennent à évoluer. En d’autres termes, elles se préparent dès aujourd’hui aux futures obligations qui pourraient élargir le champ d’application de la CSRD.

Adopter la norme VSME permet aux entreprises de renforcer leur crédibilité

Quelles sont les étapes clés de mise en œuvre de la VSME ? 

Pour mettre en place un reporting durable qui suit les indicateurs de la VSME, il existe plusieurs étapes importantes : 

  • Évaluer la situation de départ,
  • Mobiliser l’ensemble des équipes,
  • Organiser la collecte des données utiles,
  • Rédiger le rapport,
  • Agir pour s’améliorer.

Étape 1 : évaluer la situation de départ 

La première étape de la mise en œuvre de la VSME consiste à dresser un état des lieux des pratiques durables en place. Une entreprise doit savoir où elle en est, afin de choisir le module adapté à ses besoins et ses objectifs : le module de base, plus simple et centré sur les indicateurs essentiels, ou le module complet, plus exigeant. 

Par exemple, une PME du bâtiment qui suit déjà sa consommation énergétique pourra se contenter du module de base pour commencer, puis évoluer vers le module complet lorsqu’elle développera un plan climat.

Étape 2 : mobiliser les équipes 

Faire un reporting durable repose sur l’engagement de toutes les équipes au sein de l’entreprise. Si c’est la direction qui doit porter et soutenir le projet, l’ensemble des collaborateurs doit aussi en faire partie : 

  • D’abord, il faut sensibiliser les équipes aux enjeux RSE en expliquant pourquoi la VSME est utile et comment elle fonctionne. 
  • Ensuite, il faut attribuer des rôles spécifiques à chacun : responsable RSE, comptabilité, ressources humaines, etc.

Par exemple, dans une PME industrielle, l’équipe RH collecte les données sociales, la maintenance fournit les données sur l’énergie et les machines, et la direction valide le rapport RSE. 

Étape 3 : Collecter les données utiles

La VSME repose sur plusieurs indicateurs concrets comme l’énergie, les conditions de travail, la gouvernance ou encore les émissions de CO2, qui doivent être suivis puis analysés : 

  • Il faut tout d’abord identifier où on peut récupérer ces informations : facture d’électricité, bilans comptables, registre RH, etc. 
  • Il faut ensuite définir une période de référence sur laquelle vont être analysés les différents indicateurs (collection mensuelle, trimestrielle, voire annuelle selon les indicateurs). 
  • L’idéal, enfin, est de centraliser toutes ces données dans un seul et même outil facile d’accès et d’utilisation. 

Par exemple, une PME de transport peut suivre mensuellement la consommation de carburant de ses véhicules pour renseigner ses émissions de CO₂ annuelles.

Étape 4 : rédiger le rapport de durabilité

Une fois les données collectées et vérifiées, l’entreprise doit les présenter dans un rapport structuré qui respecte les exigences du module choisi (Core ou Comprehensive) : 

  • Le rapport doit suivre l’ordre des indicateurs définis dans la norme : informations générales, indicateurs environnementaux (énergie, CO₂, eau, déchets), indicateurs sociaux (effectifs, conditions de travail), indicateurs de gouvernance (éthique, anti-corruption, transparence).
  • La simple publication de données chiffrées n’est pas suffisante, car l’entreprise doit interpréter ses résultats et expliquer pourquoi certaines valeurs sont élevées, quels progrès ont déjà été réalisés, et quelles difficultés persistent.
  • Le rapport doit montrer une trajectoire avec des objectifs, mesurables, crédibles, indiquant la direction à suivre.  
  • Le langage doit être simple et accessible avec des données présentées de manière claire (tableaux, graphiques, comparaisons d’une année sur l’autre). La transparence implique également de ne pas cacher les difficultés rencontrées et existantes.
  • Le rapport doit être validé par la direction avant publication.

Étape 5 : Publication du rapport 

Pour la publication, l’entreprise doit rendre accessible le rapport, soit sur son site internet ou en le partageant directement avec ses partenaires financiers et commerciaux. Ensuite, il faut recueillir les retours des parties prenantes et en tirer des enseignements. Ces retours permettent : 

  • D’identifier les manques, 
  • D’ajuster la collecte de données,
  • D’améliorer la précision du reporting d’une année sur l’autre.

Il y a cinq étapes pour mettre en place un reporting durable qui suit les indicateurs de la VSME

 

La norme VSME illustre une nouvelle manière d’aborder le reporting durable pour les petites et moyennes entreprises. En proposant un cadre volontaire, simple, et aligné sur les standards européens, elle permet aux PME de structurer leurs données ESG, d’améliorer leur compétitivité et de renforcer la confiance avec leurs partenaires financiers et commerciaux.

Dans cette même logique d’accompagnement à la transition, ETERNITY Systems développe des solutions, comme le lavage industriel, qui facilitent la mise en place de démarches RSE adaptées aux ressources des PME. L’objectif : donner à chaque entreprise les moyens de s’engager concrètement dans un développement durable et responsable, quelle que soit sa taille.

 

FAQ

Qu’est-ce qu’un rapport de durabilité volontaire ? 

Un rapport de durabilité volontaire est un document produit par l’entreprise pour présenter ses pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Dans le cas de la VSME, il s’agit d’un cadre normalisé qui permet aux PME non cotées en Bourse de structurer ces informations et de les communiquer à leurs clients, banques ou investisseurs.

Quelles sont les sanctions encourues en cas de non-respect de la VSME ? 

La VSME étant une norme volontaire, aucune sanction n’est prévue en cas de non-application. Elle repose sur l’engagement des entreprises qui souhaitent améliorer leur transparence et répondre aux attentes de leurs partenaires.

Quelles sont les ressources disponibles pour faciliter la norme VSME ? 

‍La Commission européenne et l’EFRAG mettent à disposition plusieurs outils d’accompagnement :

  • Un projet multi pays dans le cadre du Technical Support Instrument 2025 intitulé “Improving Sustainability Reporting for Businesses”.
  • Le forum PME de l’EFRAG, dédié aux échanges de bonnes pratiques entre entreprises.
  • Des guides d’application et outils numériques pour aider les PME à remplir leurs indicateurs plus facilement.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour les informations de durabilité ? 

Les informations de durabilité doivent être mises à jour au minimum une fois par an, en cohérence avec la clôture de l’exercice comptable. Elles doivent être communiquées aux associés 15 jours avant l’Assemblée Générale, comme le rapport de gestion. Toutefois, une mise à jour peut être nécessaire en cours d’année si un changement important survient (nouvelle politique, évolution majeure des données, incident significatif).