Dernière mise à jour : 28/08/2025
Entrée en vigueur en 2018, la loi EGALIM vise à favoriser une alimentation saine, durable et équitable, notamment dans la restauration collective. La loi fixe des objectifs clairs autour de l’alimentation durable, de la réduction du plastique et de la lutte contre le gaspillage en imposant aux acteurs du secteur public et privé une transition vers des pratiques plus vertueuses.
Pour les collectivités, cela signifie repenser l’approvisionnement, le mode de service, et la gestion des déchets. Comment appliquer efficacement la loi EGIM sans alourdir les contraintes de la restauration collective ? Définition, enjeux, mise en œuvre, ETERNITY Systems vous explique tout ce qu’il faut savoir pour une restauration collective plus responsable.

La loi EGALIM en résumé
- La loi EGALIM a été adoptée en 2018 à la suite des États Généraux de l’Alimentation, visant à améliorer l’alimentation, protéger l’environnement et soutenir les producteurs.
- Elle s’applique à toutes les structures de restauration collective (écoles, hôpitaux, EHPAD, entreprises, administrations…) servant plus de 200 repas par jour.
- Pour la restauration collective, au moins 50 % des produits servis doivent être durables ou labellisés, dont 20 % issus de l’agriculture biologique (avec un seuil renforcé pour les viandes/poissons depuis 2024).
- Un menu végétarien par semaine est obligatoire dans les cantines scolaires, afin de diversifier les apports en protéines et réduire l’impact environnemental.
- L’interdiction progressive des plastiques à usage unique impose le passage aux contenants réemployables d’ici 2025 dans tous les établissements.
- La lutte contre le gaspillage alimentaire devient une obligation, avec diagnostic, mesures concrètes, et valorisation des excédents par le don.
- Les usagers doivent être informés de façon claire et lisible sur l’origine et la qualité des produits servis, y compris pour les offres végétariennes et les engagements durables.
- L’allotissement est recommandé pour structurer les appels d’offres par type de produit et favoriser les fournisseurs locaux ou spécialisés.
- La plateforme Ma Cantine aide les établissements à suivre leur conformité EGALIM grâce à des outils d’autodiagnostic, des ressources pratiques et un système de télédéclaration.
- Des partenaires comme ETERNITY Systems, avec des solutions de lavage et de logistique pour les contenants réemployables (via l’alliance Re-uz for Eternity), facilitent la transition vers une restauration collective durable et conforme à la loi.
Qu’est-ce que la loi EGALIM pour la restauration collective ?
La loi EGALIM pour “L’Équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et alimentation saine, durable et accessible à tous”, est une loi française adoptée le 30 octobre 2018 à l’issue des États Généraux de l’Alimentation (EGA) organisés en 2017 par le gouvernement.
La loi EGALIM a été créée pour répondre à plusieurs problématiques :
- La précarité des revenus agricoles : de nombreux agriculteurs français ne vivent pas dignement de leur travail.
- La qualité de l’alimentation : les consommateurs attendent plus de transparence, de durabilité et de proximité dans leur assiette.
- L’impact environnemental du système alimentaire : gaspillage alimentaire, utilisation de plastiques à usage unique, dépendance aux produits importés…
La loi EGALIM pour la restauration collective fixe alors des objectifs autour d’un pilier sociétal et environnemental qui consiste à :
- Améliorer l’alimentation des français
- Lutter contre le gaspillage
- Réduire l’utilisation du plastique
- Promouvoir les pratiques durables dans les cantines publiques.

À qui s’adresse la loi agriculture et alimentation pour la restauration collective ?
La loi s’applique à toutes les structures de restauration collective publique ou privée servant plus de 200 repas par jour :
- Cantines et restauration scolaire,
- les établissements de santé (hôpitaux, EHPAD, cliniques),
- les restaurants d’entreprise,
- les établissements sociaux et médico-sociaux (foyer d’accueil),
- les administrations publiques (collectivités, ministères, établissements pénitentiaires)
Les gestionnaires de restauration collective ont l’obligation légale de respecter les objectifs de la loi, notamment en termes de pourcentages de produits durables, d’offre végétarienne, ou d’élimination progressive du plastique. En cas de non-conformité, des sanctions peuvent être appliquées, et des audits peuvent être menés pour vérifier l’application des textes.
Quels sont les 5 mesures de la loi EGALIM pour la restauration collective ?
La loi EGALIM repose sur cinq axes majeurs qui contribuent à faire évoluer les pratiques alimentaires vers plus de durabilité, de responsabilité et de transparence. Ces mesures concernent à la fois :
- Les approvisionnements
- Les pratiques de service
- La sensibilisation des usagers
- La gestion des déchets
L’approvisionnement en produits durables et de qualité
Depuis le 1er janvier 2022, les établissements de restauration collective soumis à la loi EGALIM doivent s’assurer qu’au moins 50 % des produits servis sont durables ou sous signes de qualité. Parmi ceux-ci, 20 % doivent provenir de l’agriculture biologique. Sont considérés comme produits de qualité :
- Les produits sous signes officiels de la qualité et de l’origine (SIQO) : par exemple les aliments bénéficiant de labels tels que Label Rouge, AOP, AOC, IGP
- Les produits avec l’écolabel pêche durable
- Les produits biologiques et issus du commerce équitable
- Les produits avec le logo RUP qui vise à faire connaître les produits des régions ultrapériphériques de l’Union européenne
En 2024, cette exigence s’est encore renforcée, notamment dans le secteur des viandes et poissons, où 60 % des achats doivent désormais concerner des produits durables.
Dans ce contexte, les acheteurs de la restauration collective sont au cœur de la démarche pour repenser leurs critères de sélection et favoriser les producteurs locaux et établir des relations plus équitables avec les fournisseurs. Un guide national a été conçu pour proposer des pistes concrètes en matière de stratégie et de techniques d’achat.

La diversification des sources de protéines et les menus végétariens
Dans une logique de transition alimentaire, la loi EGALIM impose également l’introduction d’un menu végétarien au moins une fois par semaine dans les cantines scolaires. Cette mesure répond à plusieurs objectifs :
- Réduire la surconsommation de viande
- Limiter l’impact environnemental de la production animale
- Promouvoir une alimentation plus variée.
Au-delà d’un simple plat sans viande, le menu végétarien doit être équilibré sur le plan nutritionnel en intégrant des sources alternatives de protéines comme les légumineuses, les œufs, les céréales complètes ou encore les produits laitiers.
3 milliards de repas sont servis par an en restauration collective dans plus de 80 000 restaurants. Et selon une enquête de l’INRAE sur les légumineuses menée en 2019 auprès des chefs de cuisine et gestionnaires de restauration collective, 87% souhaitent une plus grande diversité de légumineuses qui sont de très bonnes protéines végétales.
Cette évolution oblige donc les équipes de restauration à adapter leurs recettes, leurs techniques culinaires et à former leur personnel à de nouveaux équilibres alimentaires.
L’interdiction des plastiques à usage unique
Selon le Parlement européen, le volume de déchets d’emballages plastiques générés par habitant a augmenté d’environ 29 % (+8,1 kilos par personne) entre 2010 et 2021.
Et c’est dans ce contexte qu’une des mesures essentielle de la loi EGALIM pour la restauration collective concerne la suppression progressive du plastique dans les services de restauration :
- Depuis 2020, l’usage de contenants alimentaires en plastique est interdit pour la préparation, le réchauffage et le service des repas destinés aux enfants de moins de 6 ans. Et à partir du 1er janvier 2025, cette interdiction s’étendra à l’ensemble des établissements de restauration collective.
- Depuis 2021, l’interdiction de la mise à disposition à titre onéreux ou gratuit d’ustensiles en plastique à usage unique.
- Depuis 2022, la restauration collective a pour obligation d’utiliser des contenants réemployables dans le cadre des services de portage à domicile
- A partir du 1er janvier 2025 les il faudra utiliser des contenants réutilisables ou composés de matières recyclables pour la vente à emporter.
Ce changement structurel nécessite l’adoption de contenants réemployables, tels que des bacs en inox ou des bocaux réutilisables. Mais cela implique aussi de mettre en place des solutions fiables de collecte, de lavage et de traçabilité. C’est dans ce contexte qu’interviennent des prestataires spécialisés comme ETERNITY Systems, capables de garantir un lavage industriel des contenants réemployables conforme aux normes d’hygiène les plus strictes.
La lutte contre le gaspillage alimentaire et le don de denrées
Selon l’ADEME, la seule phase de la consommation, le gaspillage alimentaire représente 30 kg par an et par personne au sein de son foyer.
Face à cet enjeu majeur, la loi EGALIM impose désormais aux établissements de restauration collective un diagnostic précis et des actions concrètes pour réduire le gaspillage. Ils doivent :
- Mesurer les quantités jetées,
- Sensibiliser les convives à la juste portion
- Mettre en place des solutions adaptées pour limiter les pertes comme la valorisation des restes dans d’autres préparations
la loi EGALIM encourage fortement la valorisation des excédents alimentaires par le don, notamment à des associations reconnues comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge. Cette dynamique nécessite une organisation rigoureuse :
- Identifier les produits encore consommables mais non servis
- Stocker les produits temporairement dans de bonnes conditions
- Organiser leur enlèvement dans des délais compatibles avec la sécurité sanitaire.
- La formation des équipes
L’information des usagers
La loi EGALIM impose un devoir de transparence vis-à-vis des convives. Les usagers doivent être informés de manière visible et lisible sur la qualité des produits servis : leur origine, leur label, leur catégorie (durable, bio, local…). Cette information concerne également l’offre végétarienne, les engagements de l’établissement en matière de lutte contre le gaspillage, ou encore la gestion des déchets.
Cette démarche pédagogique a pour objectif de développer une alimentation plus consciente et plus responsable. Elle engage aussi les établissements à adopter une communication claire, structurée et accessible à tous les publics, y compris les plus jeunes ou les personnes en situation de handicap.

Comment atteindre les objectifs de la loi EGALIM pour la restauration collective ?
Pour mettre en œuvre efficacement les exigences de la loi EGALIM, les établissements de restauration collective doivent non seulement :
- Adapter leurs pratiques d’achat
- Adapter leur organisation interne et leurs outils de suivi
- Adapter leurs relations avec les fournisseurs.
L’allotissement : un outil stratégique pour la qualité
L’allotissement consiste à diviser un marché public en lots distincts, généralement par type de produit (fruits et légumes, viandes, produits laitiers, pain, etc.). Cette méthode permet de faire appel à des fournisseurs plus petits et plus spécialisés, comme des producteurs locaux ou des artisans.
En réduisant les barrières à l’entrée pour les petites entreprises agricoles ou artisanales, l’allotissement favorise la diversité des approvisionnements, la qualité des produits et le développement des filières locales.
Former les équipes et construire des partenariats durables
Il est essentiel que le personnel de restauration collective (cuisiniers, gestionnaires, agents de service) comprennent les enjeux de la loi EGALIM pour pouvoir adapter leurs pratiques :
- Elaborer des menus végétariens équilibrés
- Intégrer de nouveaux produits labellisés dans les recettes
- Gérer les contenants réemployables
La réussite de la transition réglementaire pour la restauration collective passe aussi par dialogue régulier avec les fournisseurs, qu’ils soient industriels ou issus de l’agriculture locale. Les établissements peuvent clarifier leurs attentes : types de produits souhaités (labels, origine, grammages), conditions de livraison, fréquence d’approvisionnement, mais aussi exigences liées à la loi EGALIM, comme l’absence de plastique à usage unique dans les emballages.
C’est dans cette logique qu’ETERNITY Systems intervient comme un partenaire en accompagnant les collectivités dans la mise en place de contenants réemployables pour la restauration collective. ETERNITY permet aux acteurs de la restauration collective de se conformer à l’interdiction du plastique à usage unique, tout en maintenant une logistique fluide et sécurisée.
Comment ETERNITY Systems vous aide à répondre aux objectifs de la loi EGALIM ?
Parmi les défis majeurs posés par la loi EGALIM figure l’interdiction progressive des plastiques à usage unique dans la restauration collective, avec une échéance fixée à 2025 pour l’ensemble des établissements. Cette mesure implique notamment de remplacer la vaisselle jetable par des contenants durables, tout en garantissant des conditions d’hygiène strictes avec une logistique maîtrisée et une bonne traçabilité.
C’est sur ces enjeux qu’intervient ETERNITY Systems, en tant que partenaire des établissements de restauration collective en proposant, en partenariat avec Re-uz, un accompagnement complet, de la mise à disposition des contenants réemployables jusqu’à la gestion des flux logistiques en passant par le lavage industriel.

Plateforme Ma Cantine : un outil indispensable à la loi EGALIM pour la restauration collective
Pour accompagner les établissements dans la mise en œuvre concrète de la loi EGALIM, le Ministère de l’Agriculture a lancé la plateforme Ma Cantine, un outil numérique gratuit, spécialement conçu pour accompagner les acteurs de la restauration collective.
Ma Cantine propose :
- Des ressources pédagogiques comme des guides pratiques, des fiches mémo ou encore des conseils de recettes de menus végétarien
- Un outil d’autodiagnostic qui permet aux établissements de faire le point sur leur niveau de conformité à la loi EGALIM : taux de bio, fréquence des menus végétariens, usage du plastique etc. Cela permet d’identifier les actions prioritaires à engager.
- Un système de suivi d’indicateurs pour suivre les données d’achat via un système de télédéclaration
C’est donc une plateforme qui permet de rendre visible les efforts réalisés, d’identifier les leviers encore activables, et de mobiliser les équipes autour d’objectifs communs et mesurables.
La loi EGALIM pour la restauration collective en 2025 : Bilan et perspectives
À mi-parcours de sa mise en œuvre, la loi EGALIM 2, complétée par la loi Climat et Résilience, affiche un bilan contrasté dans le secteur de la restauration collective. En effet, les objectifs chiffrés fixés par la loi ne sont pas encore pleinement atteints. Les principales difficultés concernent :
- Le respect du seuil de 20 % de produits biologiques, notamment dans les territoires ruraux ou les zones à faible tissu productif ;
- L’interdiction des contenants en plastique à usage unique, qui nécessite des investissements logistiques importants pour passer au réemploi ;
- La complexité des marchés publics, qui freine l’accès des petits producteurs locaux aux appels d’offres, malgré les incitations à l’allotissement.
Malgré ces freins, les perspectives pour 2025 montrent aussi une accélération des efforts :
- La montée en compétence des équipes, notamment grâce aux formations, à la mutualisation entre collectivités et aux outils comme la plateforme Ma Cantine ;
- L’essor du réemploi, avec des solutions comme celles proposées par ETERNITY Systems et son partenariat avec Re-uz, qui répondent concrètement à l’interdiction du plastique en restauration
- Le développement de nouvelles filières locales, en lien avec les coopératives agricoles et les groupements d’achat régionaux.
Des entreprises comme ETERNITY Systems s’inscrivent dans cette dynamique, en proposant des solutions opérationnelles qui permettent aux cantines et restaurants collectifs de répondre efficacement aux exigences réglementaires tout en modernisant leur fonctionnement.
À propos de l'auteur
Responsable Communication et Marketing chez ETERNITY Systems, Anthony conçoit des stratégies et des contenus pour promouvoir une consommation plus durable. C’est un acteur engagé du changement qui associe créativité, rigueur et actions pour renforcer la visibilité et l’impact des projets liés au réemploi et à l’économie circulaire.









