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Solutions d’emballage circulaire : quelles options pour les entreprises ?

Découvrez les solutions d'emballage circulaire pour votre entreprise

Dernière mise à jour : 13/08/2026

Une solution d’emballage circulaire est un mode de conception, d’usage et de gestion de l’emballage qui vise à maintenir sa valeur le plus longtemps possible, afin d’éviter qu’il ne devienne un déchet. Elle regroupe quatre grandes familles : l’écoconception, l’incorporation de matière recyclée, la recyclabilité et le réemploi.

En 2023, l’Union européenne a produit 79,7 millions de tonnes de déchets d’emballages, soit 177,8 kg par habitant, selon Eurostat. Fort de 30 ans d’expertise dans le lavage industriel et la logistique circulaire, ETERNITY Systems vous présente les solutions d’emballage circulaire, leurs différences, leur cadre réglementaire et la manière de les déployer dans votre entreprise.

Les solutions d’emballage circulaire en résumé

  • Une solution d’emballage circulaire maintient la valeur de l’emballage en priorisant, dans l’ordre, la réduction à la source, le réemploi, puis le recyclage.
  • Le réemploi est la solution la plus vertueuse : l’emballage conserve son statut de produit et évite toute transformation de la matière.
  • Une bouteille en verre réemployée génère jusqu’à 79 % de gaz à effet de serre en moins et consomme 76 % d’énergie en moins qu’une bouteille à usage unique, selon l’ADEME.
  • Le réemploi ne fonctionne qu’avec une infrastructure industrielle : collecte, lavage, contrôle qualité, réparation et traçabilité des emballages.
  • Le règlement PPWR et la loi AGEC imposent des objectifs chiffrés de réduction et de réemploi, avec 40 % d’emballages de transport réemployés visés dès 2030.

Qu’est-ce qu’une solution d’emballage circulaire ?

Une solution d’emballage circulaire inscrit l’emballage dans une boucle fermée, où il est réemployé ou recyclé plutôt que jeter après un seul usage. Elle s’oppose au modèle linéaire « extraire, produire, consommer, jeter ».

Cette approche découle directement des principes de l’économie circulaire, qui vise à préserver les ressources naturelles en prolongeant le cycle de vie des produits. Son objectif est de minimiser les déchets et d’optimiser l’utilisation des ressources en maintenant les matériaux en usage le plus longtemps possible, et ce, à toutes les étapes de leur cycle de vie : conception, production, distribution, usage et fin de vie. 

Une solution d’emballage circulaire permet de réduire considérablement l’empreinte environnementale globale notamment en diminuant les émissions de gaz à effet de serre, en économisant l’énergie et l’eau, et en limitant l’exploitation des ressources naturelles.

Une solution d'emballage circulaire réemploi l’emballage plutôt que de le jeter après un seul usage

Quelles sont les différentes solutions d’emballage circulaire ?

Les solutions d’emballage circulaire se répartissent en quatre familles : 

  • L’écoconception, 
  • L’incorporation de matière recyclée, 
  • La recyclabilité et 
  • Le réemploi. 

 

L’écoconception

L’écoconception consiste à intégrer des critères environnementaux dès la conception de l’emballage, afin de réduire son impact sur l’ensemble de son cycle de vie. C’est le principe du « juste emballage » qui est d’utiliser la quantité de matière strictement nécessaire à la protection du produit.

Concrètement, elle vise à : 

  • Réduire le poids et le volume de l’emballage : les industriels allègent considérablement leurs contenants. Par exemple, la bouteille de champagne standard est passée de 900 g à 835 g. 
  • Supprimer le suremballage : Certaines marques suppriment les étiquettes de leurs bouteilles ou remplacent les manchons de suremballage par une impression directe sur le contenant. 
  • Faciliter le tri en fin de vie. 

 

L’incorporation de matière recyclée

L’incorporation de matière recyclée consiste à fabriquer un emballage à partir de matières issues du recyclage plutôt que de matières vierges. Car cela réduit la dépendance aux ressources fossiles et donne un débouché aux matériaux collectés.

Cette solution a toutefois une limite technique car pour certains matériaux comme le plastique, la matière se dégrade à chaque cycle de recyclage, ce qui restreint le nombre de réincorporations possibles. 

La recyclabilité et le recyclage

Le recyclage est une opération de valorisation où l’emballage devenu déchet est détruit pour en extraire la matière, ensuite transformée en un nouvel objet. La recyclabilité désigne, elle, l’aptitude d’un emballage à être effectivement collecté, trié et recyclé.

Le recyclage est indispensable, mais il ne clôt pas la boucle à lui seul. En 2023, 67,5 % des emballages étaient recyclés dans l’UE (Eurostat), et pourtant le volume de déchets par habitant a augmenté. Le recyclage consomme de l’énergie, perd une partie de la matière à chaque passage et ne diminue pas le nombre d’emballages mis sur le marché.

Le réemploi : la solution d’emballage circulaire la plus vertueuse

Le réemploi consiste à utiliser plusieurs fois le même emballage pour un usage identique, sans qu’il ne devienne jamais un déchet. C’est la seule solution où l’emballage réemployable conserve son statut de produit tout au long de sa vie. Il supprime le déchet à la source, là où les autres solutions se contentent d’optimiser un emballage destiné à être jeté. Il constitue la forme la plus aboutie d’économie circulaire appliquée à l’emballage.

Une caisse, un bac ou une bouteille conçus pour le réemploi peuvent accomplir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de rotations. Le réemploi se distingue ainsi du recyclage, qui détruit la matière, et de la simple réutilisation, qui s’applique à un objet ayant déjà acquis le statut de déchet. Selon une étude de l’ADEME, une bouteille en verre réemployée génère jusqu’à 79 % de gaz à effet de serre en moins et consomme 76 % d’énergie en moins qu’une bouteille à usage unique sur l’ensemble de son cycle de vie.

Les industriels conçoivent aujourd’hui des emballages de plus en plus robustes pour maximiser ces cycles : certaines bouteilles en plastique peuvent désormais accomplir jusqu’à 25 rotations dans des circuits de consigne, et des bouteilles en verre sont réutilisées en moyenne 19 fois (circulant ainsi pendant plus de 6 ans) avant d’être finalement recyclées.

 Il existe quatre familles de solutions d'emballage circulaire

Quels sont les avantages d’un emballage circulaire ?

Une solution d’emballage circulaire procure quatre avantages au niveau environnemental, économique, réglementaire et en matière d’image. 

  • Avantage environnemental : en allongeant la durée de vie des emballages, la circularité réduit la consommation de matières premières, les émissions de gaz à effet de serre et la production de déchets, directement à la source. L’emballage circulaire répond aussi à la demande croissante de produits durables et permet aux consommateurs de faire des choix plus responsables.
  • Avantage économique : l’emballage circulaire limite l’achat d’emballages neufs, réduit les coûts liés au traitement des déchets et protège l’entreprise de la volatilité du prix des matières premières.
  • Avantage réglementaire : Le respect des réglementations de l’UE et anticiper les obligations de la loi AGEC, du PPWR et de la nouvelle filière REP évite des mises en conformité précipitées et coûteuses au moment des échéances.
  • Avantage d’image et RSE : une solution circulaire répond aux attentes croissantes des clients et des consommateurs, et alimente concrètement le reporting extra-financier. C’est aussi un moyen de se différencier et se positionner comme un leader en matière de durabilité et renforcer la réputation de marque. 

Quels emballages et quels secteurs sont concernés par une solution circulaire ?

Les trois niveaux d’emballage, primaire, secondaire et tertiaire, peuvent tous s’inscrire dans une solution circulaire. Cependant, les emballages secondaires et tertiaires sont les plus adaptés au réemploi car ce sont des contenants qui circulent régulièrement entre les mêmes professionnels avec une collecte, un lavage et une remise en circulation plus faciles à organiser et à rentabiliser.

Le réemploi des emballages primaires est plus contraignant car ils sont en contact direct avec le produit, ils nécessitent un lavage plus rigoureux et doivent respecter des normes d’hygiène strictes.

Les emballages secondaires et tertiaires sont généralement solides, standardisés et conçus pour être utilisés à plusieurs reprises. Après leur utilisation, ils peuvent être récupérés, nettoyés, contrôlés puis remis en circulation. Une caisse en plastique ou une palette peut ainsi être réutilisée plusieurs centaines de fois.

Les solutions d’emballage circulaire concernent donc en premier lieu :

  • L’agroalimentaire : caisses, bacs et contenants pour les fruits, légumes, viandes, poissons ou produits de boulangerie.
  • Les boissons : bouteilles en verre consignées, un modèle historique de réemploi que le PPWR relance.La logistique et la supply chain industrielle : palettes, bacs, seaux et silos circulant entre sites et fournisseurs.
  • La grande distribution et l’e-commerce : emballages de transport réutilisables et systèmes de retour.
  • La restauration collective : bacs gastronormes et vaisselle réemployable, désormais obligatoires dans de nombreux cas.

 Tous les types d’emballages peuvent s'inscrire dans une solution circulaire

Comment déployer une solution d’emballage circulaire dans son entreprise ?

Le déploiement d’une solution d’emballage circulaire ne repose pas uniquement sur le choix d’un contenant réemployable. Il faut également organiser l’ensemble du circuit qui permet de le récupérer, de le nettoyer, de le contrôler et de le remettre en circulation.

Sans système de collecte et de lavage, un emballage conçu pour être réutilisé risque finalement d’être jeté après une seule utilisation.

1. Cartographier les flux d’emballages

La première étape consiste à réaliser un audit des emballages utilisés par l’entreprise. Il faut identifier :

  • les différents types de contenants ;
  • les volumes consommés ;
  • leur fréquence d’utilisation ;
  • leur coût d’achat et de traitement ;
  • leur destination après usage ;
  • les pertes et les principales sources de gaspillage.

 

Cette analyse permet de repérer les flux sur lesquels le réemploi serait le plus simple et le plus pertinent. Elle aide également à évaluer les économies possibles et la réduction des émissions indirectes de gaz à effet de serre, notamment celles relevant du Scope 3.

2. Définir des objectifs mesurables

L’entreprise doit ensuite fixer des objectifs précis, par exemple :

  • Réduire de 30 % la consommation d’emballages à usage unique ;
  • Atteindre un taux de retour de 90 % ;
  • Réutiliser chaque contenant un nombre minimum de fois ;
  • Diminuer le volume de déchets d’emballage produit chaque année.

Ces objectifs doivent être adaptés aux réalités opérationnelles de l’entreprise. Ils peuvent ensuite être intégrés à sa politique RSE et à son reporting extra-financier

3. Commencer par un projet pilote

Il est préférable de tester la solution sur un périmètre limité avant de la généraliser. Le pilote peut concerner un type d’emballage, une gamme de produits, un fournisseur, un site ou une zone géographique.

Cette phase permet de mesurer concrètement :

  • le taux de retour des emballages ;
  • le nombre de rotations possibles ;
  • les coûts de collecte, de transport et de lavage ;
  • les pertes ou dégradations ;
  • les contraintes sanitaires ;
  • l’impact sur l’organisation des équipes.

 

Les résultats du test permettent ensuite d’ajuster le dispositif avant un déploiement progressif à plus grande échelle.

4. Organiser la boucle de réemploi

Une solution circulaire doit prévoir chaque étape du parcours de l’emballage :

  1. utilisation par le client ou le site destinataire ;
  2. collecte des contenants vides ;
  3. transport retour, aussi appelé logistique inverse ;
  4. tri des emballages ;
  5. lavage industriel ;
  6. contrôle de la propreté et de l’état des contenants ;
  7. réparation ou retrait des emballages endommagés ;
  8. remise en circulation.

 

Chaque acteur doit connaître son rôle, les délais à respecter et les conditions de stockage des emballages vides. Le circuit doit également limiter les trajets inutiles afin que le bénéfice environnemental du réemploi ne soit pas annulé par une logistique trop complexe.

5. Travailler avec les fournisseurs et les partenaires logistiques

Les fournisseurs doivent être associés au projet dès le départ. Ils peuvent proposer des emballages plus durables, transmettre des informations sur leur composition et aider l’entreprise à mettre en place des solutions de reprise ou de recyclage en fin de vie.

L’entreprise doit également demander des données fiables sur :

  • l’origine des matériaux ;
  • la durée de vie estimée des contenants ;
  • leur recyclabilité ;
  • leur empreinte environnementale ;
  • les conditions de réparation ou de remplacement.

 

Cette collaboration permet de sécuriser l’approvisionnement et de construire une boucle de réemploi cohérente entre fournisseurs, sites de production, clients et prestataires.

6. S’appuyer sur un spécialiste du lavage industriel

Le lavage constitue une étape centrale, en particulier pour les emballages en contact avec des aliments, des produits sensibles ou des matières industrielles.

Un partenaire spécialisé comme ETERNITY Systems peut prendre en charge le lavage, le contrôle, le tri, la réparation et parfois la gestion logistique des emballages. Il peut également aider l’entreprise à dimensionner la solution en fonction des volumes, des fréquences de rotation et du niveau de propreté attendu.

7. Mesurer les résultats et améliorer le dispositif

Une fois la boucle en place, son efficacité doit être suivie régulièrement à l’aide d’indicateurs tels que :

  • le taux de retour ;
  • le nombre moyen de réutilisations par emballage ;
  • le taux de perte ou de casse ;
  • le coût par rotation ;
  • la quantité de déchets évités ;
  • la consommation d’eau et d’énergie liée au lavage ;
  • les émissions de gaz à effet de serre évitées.

 

Ces données permettent de comparer les résultats aux objectifs fixés et d’identifier les améliorations possibles. Une solution d’emballage circulaire doit évoluer progressivement pour devenir plus simple, plus fiable et plus rentable.

 Il existe plusieurs étapes pour déployer une solution d'emballage circulaire en entreprise

Que dit la réglementation sur les emballages circulaires ?

La réglementation impose des objectifs chiffrés de réduction, de réemploi et de recyclabilité aux entreprises qui mettent des emballages sur le marché. Trois textes structurent ce cadre : la loi AGEC, le règlement PPWR et la nouvelle filière REP des emballages professionnels.

La loi AGEC

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) fixe des seuils de réemploi aux producteurs : 5 % d’emballages réemployés en 2023 et 10 % en 2027. Depuis 2024, toute entreprise mettant sur le marché au moins 10 000 unités de produits emballés doit déclarer chaque année son taux de réemploi à l’ADEME.

Le règlement européen PPWR

Le règlement PPWR (UE 2025/40) s’applique à partir du 12 août 2026 dans tous les États membres, sans transposition nationale. Il fixe trois objectifs majeurs :

  • Réduction des déchets d’emballages : −5 % en 2030, −10 % en 2035 et −15 % en 2040, par rapport à 2018.
  • Réemploi des emballages de transport (palettes, caisses, bacs) : au moins 40 % en 2030, puis 70 % en 2040.
  • Recyclabilité : tous les emballages mis sur le marché devront être recyclables d’ici 2030.

La filière REP des emballages professionnels

Une nouvelle filière de responsabilité élargie du producteur (REP) dédiée aux emballages professionnels a été créée par le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025, pour un lancement opérationnel le 1er juillet 2026. Elle vise à financer la collecte et à accélérer le réemploi des emballages secondaires et tertiaires, jusque-là peu couverts par la réglementation.

 La réglementation applicable aux emballages circulaires (AGEC, PPWR, REP)

 

ETERNITY Systems, partenaire industriel de vos solutions d’emballage circulaire

ETERNITY Systems est le partenaire industriel qui fait fonctionner vos solutions d’emballage circulaire, de la collecte à la remise en circulation. Depuis plus de 30 ans, nous accompagnons les entreprises des secteurs agroalimentaire, logistique, grande distribution et restauration collective.

Nous avons traité plus de 7 milliards d’emballages réemployables depuis 1994, sur 17 sites répartis dans 6 pays. Notre force est de gérer l’ensemble du cycle du réemploi :

  • Lavage industriel de caisses, bacs, seaux, bouteilles en verre, bacs gastronormes et palettes, selon des protocoles adaptés à chaque secteur. Nos systèmes en circuit fermé réutilisent plus de 70 % de l’eau consommée, et un litre d’eau de lavage peut être réemployé jusqu’à 300 fois.
  • Logistique dédiée : collecte des emballages usagés, tri, transport retour et réacheminement vers vos sites, y compris à l’international.
  • Réparation des emballages abîmés pour prolonger leur durée de vie et retarder leur sortie de la boucle.
  • Traçabilité numérique de chaque lot, de son départ chez le client jusqu’à sa remise en circulation, essentielle pour le reporting RSE.
  • Tri automatisé du verre : depuis janvier 2026, l’acquisition de l’acteur allemand CLS complète notre savoir-faire par le tri automatisé de bouteilles en verre et de caisses pour l’industrie des boissons.
  • Programme Re-uz for ETERNITY : une solution dédiée à la restauration collective pour le lavage de bacs gastronormes et de vaisselle réemployable.

Ce qui nous distingue, c’est cette capacité à opérer toute la boucle. Vous souhaitez évaluer le potentiel d’une solution d’emballage circulaire dans vos opérations ? Contactez l’équipe ETERNITY Systems pour un audit de vos flux d’emballages et une estimation de vos économies potentielles.

À propos de l'auteur

Responsable Communication et Marketing chez ETERNITY Systems, Anthony conçoit des stratégies et des contenus pour promouvoir une consommation plus durable. C’est un acteur engagé du changement qui associe créativité, rigueur et actions pour renforcer la visibilité et l’impact des projets liés au réemploi et à l’économie circulaire.