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REP emballages professionnels 2026 : quelles nouveautés pour les entreprises ?

Dernière mise à jour : 01/06/2026

Au 1er juillet 2026, les entreprises mettant sur le marché des emballages à usage professionnel devront se conformer à la nouvelle réglementation de la Responsabilité Élargie du Producteur pour les emballages professionnels (REP EPRO). Cette réglementation, déjà applicable à d’autres filières comme le bâtiment ou les emballages ménagers, confère aux producteurs, distributeurs et importateurs, la responsabilité de gérer la fin de vie des emballages qu’ils mettent sur le marché.

Cette nouvelle REP des emballages professionnels absorbe la précédente filière REP des emballages de la restauration et étend son périmètre aux emballages industriels et commerciaux (REP EIC). Elle concerne près de 17 millions de tonnes d’emballages professionnels mis sur le marché chaque année en France.

ETERNITY Systems vous décrypte cette actualité réglementaire majeure : contenu du décret, échéances passées et à venir, éco-organismes en lice et obligations concrètes pour votre entreprise.

  • La REP emballages professionnels en résumé 
  • Qu’est ce que la Responsabilité Élargie du Producteur pour les emballages professionnels ?
  • Où en est le calendrier de la REP emballages professionnels en 2026 ?
  • Qui est concerné par la REP emballages professionnels ?
  • Quels sont les changements apportés par la  REP emballages professionnels ?
  • Quelles sont les primes et pénalités appliquées dans la REP EPRO ?
  • Quelles seront les obligations des entreprises à partir du 1er juillet 2026 ?
  • Quels emballages sont concernés par la REP emballages professionnels  ?
  • Quels sont les objectifs chiffrés de la filière REP emballages professionnels EPRO ?
  • Qui sont les éco-organismes de la filière REP emballages professionnels ?
  • ETERNITY Systems : un partenaire opérationnel pour répondre aux exigences de la REP EPRO

 

Sommaire

La REP emballages professionnels en résumé

  • La REP emballages professionnels 2026 (EPRO) est la nouvelle filière de responsabilité élargie du producteur dédiée aux emballages à usage professionnel, instaurée par le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025.
  • La REP emballages professionnels est un dispositif réglementaire qui rend les producteurs, distributeurs et importateurs d’emballages à usage professionnel financièrement responsables de la collecte, du tri, du recyclage et du réemploi des emballages qu’ils mettent sur le marché en France.
  • Elle remplace et élargit la précédente filière REP des emballages de la restauration et concrétise la REP EIC initialement prévue par la loi AGEC pour 2025.
  • Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, mais son démarrage opérationnel et le versement des premières écocontributions interviennent le 1er juillet 2026.
  • Les objectifs chiffrés portent sur le réemploi des emballages de transport (40 % en 2030, 70 % en 2040) et de regroupement (10 % en 2030, 25 % en 2040).

 

Qu’est ce que la Responsabilité Élargie du Producteur pour les emballages professionnels ? 

La REP emballages professionnels, aussi appelée REP EPRO, est un dispositif réglementaire qui oblige les entreprises mettant sur le marché des emballages à usage professionnel à financer la gestion de leur fin de vie : collecte, tri, recyclage et réemploi. Elle applique le principe « pollueur-payeur » : celui qui met un produit sur le marché doit financer ce qu’il devient une fois utilisé. Au sens de la REP des emballages professionnels, le mot « producteur » désigne aussi bien les fabricants que les distributeurs et les importateurs, y compris étrangers.

Concrètement, les entreprises versent une éco-contribution proportionnelle aux emballages qu’elles mettent sur le marché à un éco-organisme, structure à but non lucratif agréée par l’État. Par exemple, un fabricant qui met sur le marché 10 000 palettes en bois et 50 000 caisses plastiques par an déclare ces volumes à son éco-organisme et verse une contribution calculée selon le poids, le matériau et la recyclabilité de chaque emballage.

De plus, la REP EPRO est une filière dite « financière », c’est-à-dire que l’éco-organisme ne gère pas directement la collecte ou le recyclage, mais redistribue les fonds aux gestionnaires de déchets et aux opérateurs de réemploi.

Cette filière a longtemps été désignée sous le nom de REP EIC avant d’être élargie par le décret du 17 novembre 2025, qui a fusionné les emballages industriels et commerciaux avec ceux de la restauration grand format dans une filière unique : la REP EPRO 

La REP emballages professionnels oblige à la gestion de la fin de vie des produits

Où en est le calendrier de la REP emballages professionnels en 2026 ?

Le déploiement de la REP EPRO suit un calendrier progressif sur toute l’année 2026. Plusieurs étapes-clés ont déjà été franchies, tandis que des échéances opérationnelles arrivent dans les prochaines semaines.

Les étapes déjà franchies en 2026

  • 1er janvier 2026 : le décret n° 2025-1081 et la filière REP EPRO sont officiellement entrés en vigueur.
  • 28 février 2026 : la date limite de dépôt des demandes d’agrément a été respectée par les trois éco-organismes candidats (Citeo Pro, Léko Pro et Twiice).
  • Premier semestre 2026 : pour les producteurs d’emballages de la restauration déjà adhérents à Citeo Pro, les déclarations habituelles se sont poursuivies sous le régime transitoire.

Les étapes à venir

  • 1er juillet 2026 : démarrage opérationnel de la filière. Les entreprises devront avoir adhéré à un éco-organisme agréé (ou validé leur système individuel) et commenceront à verser leurs premières éco-contributions, sans rétroactivité sur le premier semestre.
  • Janvier-février 2027 : première déclaration au réel par les producteurs sur leurs mises en marché 2026.

Cette période transitoire entre janvier et juillet 2026 laisse aux entreprises quelques mois pour identifier l’éco-organisme adapté, structurer leur collecte de données et préparer leur première contribution.

Le déploiement de la REP EPRO suit un calendrier progressif sur toute l'année 2026

 

Qui est concerné par la REP emballages professionnels ? 

Toute entreprise qui met des emballages à usage professionnel sur le marché français est concernée par la REP emballages professionnels, qu’elle soit fabricant, importateur ou distributeur de produits emballés.

Mais jusqu’au 30 juin 2026, dans le périmètre actuel limité aux emballages de la restauration, sont considérés comme producteurs :

  • Toute entreprise qui emballe ou fait emballer ses produits avant leur mise sur le marché en France.
  • Tout importateur dont les produits sont commercialisés dans des emballages sur le territoire français.
  • À défaut, la personne responsable de la première mise sur le marché de ces produits emballés.

À partir du 1er juillet 2026, le décret du 17 novembre 2025 renvoie directement à l’alinéa 15 de l’article 3 du règlement 2025/40 pour définir le producteur dans le cadre de la REP EPRO. Sont notamment concernés au sens du règlement 2025/40 :

  • Les fabricants d’emballages lorsqu’ils les commercialisent sous leur propre nom ou leur propre marque.
  • Les importateurs et distributeurs qui mettent un emballage sur le marché sous leur nom ou leur marque, ou qui modifient un emballage déjà mis sur le marché.
  • Les opérateurs économiques qui mettent un emballage de transport, un emballage de service au point de vente ou un emballage issu de la production primaire sur le marché pour la première fois dans un État membre.
  • Les entreprises qui réceptionnent des marchandises depuis l’extérieur de l’Union européenne et les déballent, réemballent ou gèrent les emballages de transport : elles deviennent producteur pour les emballages qui restent sur leur site et deviennent des déchets.

La REP emballages professionnels 2026 est entrée en vigueur le 1er janvier 2026

 

Quels sont les changements apportés par la  REP emballages professionnels ?

Le principal changement apporté par la REP emballages professionnels est qu’à partir du 1er juillet 2026, tous les emballages professionnels relèvent de cette filière REP. C’est le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 qui a officiellement institué la filière REP des emballages professionnels et fixé ses contours juridiques. 

Ce décret a apporté trois changements majeurs par rapport au cadre précédent de la REP EIC : 

  • Un périmètre élargi
  • La fusion de deux filières en une seule
  • Un mécanisme de compensation entre filières
  1. Une nouvelle responsabilité financière pour les producteurs

Jusqu’à présent, le coût de gestion des déchets d’emballages professionnels reposait principalement sur les détenteurs finaux (entreprises utilisatrices) ou sur les collectivités lorsque ces emballages se retrouvaient dans le service public de collecte. À partir du 1er juillet 2026, ce coût bascule sur les producteurs, distributeurs et importateurs qui mettent ces emballages sur le marché.

C’est le même mécanisme que celui appliqué aux emballages ménagers depuis 1992, ou plus récemment aux produits ou matériaux de construction du bâtiment (PMCB) depuis 2023.

  1. La fusion de deux filières en une seule

Avant la REP EPRO, deux dispositifs distincts coexistaient :

  • La REP des emballages de la restauration, créée en mars 2024.
  • La REP EIC (emballages industriels et commerciaux), initialement prévue par la loi AGEC pour le 1er janvier 2025, mais repoussée faute de textes d’application.

Depuis le 1er janvier 2026, ces deux périmètres ont fusionné dans une filière unique : la REP emballages professionnels (EPRO). Les producteurs d’emballages de la restauration déjà adhérents basculeront automatiquement vers ce nouveau cadre au 1er juillet 2026.

3. Un mécanisme de compensation avec des objectifs chiffrés de réemploi

La REP EPRO introduit un système de compensation financière qui n’existait pas auparavant : plus une entreprise développe le réemploi d’emballages et la recyclabilité, moins elle paie d’éco-contribution. Cette logique « bonus-malus » fait du réemploi un levier d’optimisation directe du coût REP pour les producteurs.

Concrètement, un emballage professionnel (palette, caisse, fût, film plastique, bac…) n’est plus seulement un coût logistique pour l’entreprise. Il devient une unité économique pilotable qui combine trois éléments :

  • Une éco-contribution à verser à l’éco-organisme, calculée selon le poids, le matériau et les caractéristiques de l’emballage mis sur le marché.
  • Un objectif de réemploi et de recyclage à atteindre, fixé par typologie d’emballage et par matériau aux horizons 2030 et 2040.
  • Un signal-prix qui récompense les emballages vertueux (réemployables, recyclables, intégrant de la matière recyclée) et pénalise les emballages à usage unique non recyclables.

L’écart entre l’éco-contribution d’un emballage à usage unique non recyclable et celle d’un emballage réemployable performant peut devenir significatif sur des volumes importants.

C’est précisément pour répondre à cette logique que les solutions de lavage industriel et de logistique circulaire deviennent stratégiques. Elles transforment des emballages à usage unique en emballages réemployables intégrés dans une boucle. 

Depuis le 1er janvier 2026 tous les emballages professionnels relèvent de la filière REP EPRO

 

Quelles sont les primes et pénalités appliquées dans la REP EPRO ?

Il existe 3 types de primes pour réduire l’éco-contribution de la REP EPRO. C’est-à-dire que le montant de l’éco-contribution versée par chaque entreprise peut être modulé à la hausse ou à la baisse selon les caractéristiques environnementales de ses emballages. Un même emballage peut cumuler plusieurs primes ou pénalités. 

Prime pour réduction à la source

Une entreprise qui réduit le poids de ses emballages d’au moins 1 % par rapport à l’année précédente bénéficie d’une prime proportionnelle au taux de réduction. Une réduction de 5 % du poids entraîne une baisse de 5 % de l’éco-contribution sur l’emballage concerné.

Trois conditions s’appliquent : 

  • La réduction doit se faire dans la même famille de matériau, 
  • Garantir la recyclabilité de l’emballage 
  • Ne pas entraîner de transfert de poids vers d’autres catégories d’emballages.

Prime pour réemployabilité

Les emballages neufs conçus pour le réemploi, au sens de l’article 543-43 du Code de l’environnement, bénéficient d’une réduction de 5 % de l’éco-contribution totale. Pour en bénéficier, l’entreprise doit justifier d’une solution opérationnelle de réemploi industriel : preuve d’achat, bons de déconsignation, frais de lavage industriel.

Par exemple, un industriel qui remplace ses caisses carton à usage unique par des bacs plastiques réemployables et lavables peut cumuler la prime réemployabilité avec une potentielle prime de réduction à la source.

Prime pour incorporation de matière plastique recyclée

Les emballages plastiques contenant de la matière recyclée post-consommation bénéficient d’une prime calculée en €/kg de matière incorporée, à condition que le taux d’incorporation dépasse 25 % pour les bouteilles en PET et 10 % pour les autres emballages. La matière doit être post-consommation et incorporée en boucle fermée.

Les montants varient selon la résine plastique :

  • PET : de 0,05 €/kg à 0,40 €/kg
  • PEBD : de 0,40 €/kg à 0,55 €/kg
  • PEHD, PP, PS (y compris PSE) : 0,45 €/kg

L’entreprise doit fournir un justificatif de traçabilité de la matière recyclée, ainsi qu’un document d’évaluation sanitaire pour les emballages alimentaires.

Les pénalités 

Une éco-contribution différenciée s’applique à chaque emballage en fonction de la filière de recyclage disponible pour son matériau. Les emballages non recyclables, ou ceux dont la filière de recyclage est peu performante, supportent une contribution plus élevée que les emballages facilement recyclables.

Concrètement, un emballage en plastique non recyclable peut coûter plusieurs fois plus cher en éco-contribution qu’un emballage équivalent en carton ou en verre, ces deux matériaux disposant de filières de recyclage matures. Ce signal-prix incite directement les producteurs à arbitrer leurs choix de matériaux dès la conception.

 

Le barème actuel concerne uniquement la filière des emballages de la restauration jusqu’au 30 juin 2026. À compter du 1er juillet 2026, les éco-organismes agréés publieront un nouveau barème adapté au périmètre EPRO, qui devra renforcer les incitations au réemploi. Pour connaître précisément les primes et pénalités applicables à vos emballages, il est recommandé de se rapprocher directement de votre futur éco-organisme.

Primes et pénalités de la REP EPRO 
TypeCritèreEffet sur l’écocontributionConditions clés
Prime Réduction à la source−1 % à −X % proportionnel au taux

de réduction du poids

Réduction d’au moins 1 % du poids, même famille de matériau, recyclabilité maintenue
Prime Réemployabilité−5 % de l’éco-contribution totaleSolution opérationnelle de réemploi justifiable (preuve d’achat, bons de déconsignation, frais de lavage industriel)
Prime Incorporation de matière plastique recycléePET : 0,05 à 0,40 €/kg

PEBD : 0,40 à 0,55 €/kg

PEHD, PP, PS : 0,45 €/kg

Taux > 25 % pour bouteilles PET, > 10 % pour autres emballages. Matière post-consommation, boucle fermée
Pénalité Recyclabilité différenciée par matériauContribution majorée

variable selon le matériau

Filière de recyclage peu performante ou inexistante pour le matériau de l’emballage

 

Quelles seront les obligations des entreprises à partir du 1er juillet 2026 ?

Les entreprises concernées par la REP emballages professionnels devront choisir entre adhérer à un éco-organisme agréé ou mettre en place un système individuel validé par les pouvoirs publics. Dans les deux cas, elles devront respecter plusieurs obligations déclaratives et financières à compter du 1er juillet 2026 : 

  • Identifier son statut de metteur sur le marché : toute entreprise qui produit, importe ou distribue des emballages destinés à un usage professionnel en France sera considérée comme « producteur » au sens de la REP, y compris les exportateurs étrangers vendant en France.
  • Adhérer à un éco-organisme agréé ou faire valider un système individuel auprès de l’administration. L’adhésion à un éco-organisme reste la solution la plus simple pour la majorité des entreprises.
  • Verser une éco-contribution dont le montant dépendra de la nature des emballages (matériaux, poids, caractéristiques d’écoconception). Le barème intégrera des primes et pénalités en fonction de la réemployabilité, de la recyclabilité et de l’incorporation de matière recyclée.
  • Collecter et déclarer les données demandées par l’éco-organisme : typologie d’emballages, compositions, poids, catégorie d’usage. La première déclaration au réel s’effectuera en janvier-février 2027 pour l’année 2026.
  • Communiquer son identifiant unique (IDU) délivré par l’ADEME à ses clients et partenaires, conformément aux exigences de traçabilité.

Le non-respect de ces obligations exposera l’entreprise à des sanctions administratives, y compris à l’interdiction de mise sur le marché de ses produits emballés. Les semaines à venir, jusqu’au 1er juillet 2026, constituent donc une fenêtre stratégique pour finaliser sa mise en conformité.

 

Quels emballages sont concernés par la REP emballages professionnels  ?

La REP EPRO couvre les emballages de produits mis sur le marché à destination des professionnels en France, à l’exclusion de ceux déjà rattachés à une autre filière REP (c’est le cas des emballages du bâtiment et des travaux publics (BTP), des contenants de produits chimiques dangereux et des emballages d’huiles minérales). 

Le décret classe ces emballages en quatre catégories distinctes, qui reprennent la logique des emballages primaires, secondaires et tertiaires tout en y ajoutant des emballages spécifiques définis par des seuils volumétriques.

Les emballages de vente

Il s’agit des emballages constituant une unité de vente avec le produit qu’ils contiennent. Concrètement, ce sont les fûts, bidons, cagettes, pots, flacons, bouteilles ou encore sacs en carton.

Les emballages utilisés pour la vente en ligne à destination des particuliers en sont exclus, puisqu’ils relèvent de la REP des emballages ménagers.

Les emballages de regroupement

Ce sont les emballages qui regroupent un certain nombre d’articles vendus ensemble. On y retrouve notamment les caisses, les boîtes en carton ou les liens de cerclage.

Sont exclus de cette catégorie les emballages qui servent à regrouper des produits déjà emballés et vendus sous forme de pack, ces derniers relevant d’une autre logique réglementaire.

Les emballages de transport

Cette catégorie regroupe les emballages destinés à faciliter la manutention et le transport des produits : palettes, films, calages, etc. Ils correspondent à la définition classique des emballages tertiaires logistiques.

Sont exclus les emballages utilisés exclusivement en circuit professionnel et revendus uniquement entre professionnels, dans des conditions précises définies par le décret.

Les emballages spécifiques

Cette catégorie est propre à la REP EPRO et se définit par des seuils volumétriques précis :

  • Grands récipients vrac (GRV).
  • Cagettes d’une contenance supérieure à 15 litres.
  • Caisses plastiques d’une contenance supérieure à 15 litres.
  • Fûts, jerricans, bidons et seaux d’une contenance supérieure à 29 litres.
  • Publicités sur le lieu de vente ayant une fonction d’emballage.
  • Palettes et éléments de palettisation.

Les matériaux concernés

Les emballages visés peuvent être constitués de l’ensemble des matériaux d’emballage : bois, carton, papier, plastique, métal, verre ou tissus. Le décret n’exclut aucun matériau, ce qui implique que toutes les entreprises productrices d’emballages professionnels sont concernées, quel que soit leur secteur d’activité.

Les flux couverts par la filière

La REP EPRO couvre trois types de flux distincts, ce qui élargit considérablement le périmètre des entreprises responsables :

  • Les emballages de produits vendus à des professionnels : c’est le cas le plus classique du B2B.
  • Les emballages qui transitent entre deux sites d’une même entreprise : les flux logistiques internes sont également intégrés à la filière.
  • Les emballages de produits importés en France : les importateurs étrangers sont considérés comme « producteurs » au sens de la REP dès lors qu’ils mettent leurs produits sur le marché français.

Le déploiement de la REP EPRO suit un calendrier progressif sur toute l'année 2026

 

Quels sont les objectifs chiffrés de la filière REP emballages professionnels EPRO ?

Le cahier des charges fixé par l’arrêté du 2 décembre 2025 impose des objectifs précis de réemploi, de recyclage et d’éco-conception aux éco-organismes et indirectement aux entreprises. Ces objectifs s’appliqueront progressivement entre 2030 et 2040.

Objectifs de réemploi

Le décret fixe des seuils ambitieux par typologie d’emballages réemployables :

  • Emballages de transport : 40 % de réemploi en 2030, puis 70 % en 2040.
  • Emballages de regroupement : 10 % de réemploi en 2030, puis 25 % en 2040.
  • Emballages utilisés pour le transport de produits entre sites d’un même opérateur ou entre sites partenaires : 100 % de réemploi.

Ces objectifs ne s’appliquent pas aux emballages en carton, en raison de leur recyclabilité déjà élevée.

Objectifs de recyclage

Sur le plan du recyclage, le décret fixe également des seuils par matériau à atteindre d’ici 2030 :

  • 85 % pour les emballages en carton (objectif déjà dépassé avec 88 % atteint actuellement).
  • 30 % pour les emballages en bois (objectif déjà atteint avec 34 %).
  • 55 % pour les emballages en plastique, contre seulement 26 % aujourd’hui. Cet écart représente le principal enjeu de la filière, le plastique pesant 7,9 millions de tonnes sur les 17 millions de tonnes d’emballages professionnels mis sur le marché chaque année.

Affectation des contributions

Les éco-organismes devront par ailleurs consacrer :

  • Au moins 5 % du montant des éco-contributions au développement du réemploi.
  • Au moins 2 % au financement de la recherche et du développement dans le domaine de l’éco-conception.

Une dispense de contribution est par ailleurs prévue, sous conditions, pour les emballages réemployés. Cette mesure constitue une incitation directe à développer les boucles circulaires dès le démarrage opérationnel de la filière.

Qui sont les éco-organismes de la filière REP emballages professionnels ?

Trois éco-organismes sont candidats à l’agrément pour gérer la nouvelle filière REP emballages professionnels à partir du 1er juillet 2026. Il s’agit de Citeo Pro, Léko Pro et Twiice. Ces trois acteurs ont déposé leur demande d’agrément le 28 février 2026, et leur dossier a été examiné lors de la commission interfilière du 7 mai 2026 en vue d’une validation par l’État avant le démarrage opérationnel de la filière.

Là où d’autres filières REP fonctionnent avec un seul éco-organisme historique, la filière des emballages professionnels pourrait s’organiser autour de ces trois acteurs :

  • Citeo Pro : Citeo Pro est la filiale de Citeo, déjà agréée pour la REP des emballages ménagers et celle des emballages de la restauration depuis mars 2024. Citeo Pro étend donc naturellement son agrément au nouveau périmètre EPRO, en s’appuyant sur son expérience B2C et B2B.
  • Léko Pro : Léko Pro est la filiale de Léko, éco-organisme également présent sur la REP des emballages ménagers et papiers. Léko Pro mise sur une logique de guichet unique entre les filières ménagère, restauration et professionnelle. Son objectif : permettre aux producteurs ayant des emballages mixtes (ménagers et professionnels) de centraliser leurs adhésions, déclarations et suivis auprès d’un seul interlocuteur.
  • Twiice : Contrairement aux deux autres candidats, Twiice n’est pas issu de la filière des emballages ménagers. Pour couvrir certaines typologies d’emballages spécifiques, Twiice s’est associé à Valobat, éco-organisme agréé sur la filière bâtiment.

La pluralité des éco-organismes a rendu nécessaire la création d’un organisme coordonnateur, l’OCAEPRO, qui sera officiellement agréé dans les mois suivant le démarrage opérationnel de la filière au 1er juillet 2026.

Son rôle sera d’éviter que la coexistence de trois éco-organismes ne génère une pluralité de règles, de formats déclaratifs ou d’exigences au détriment des entreprises soumises à la REP. Concrètement, l’OCAEPRO travaillera sur l’harmonisation des standards de réemploi, des pratiques de traçabilité, des critères de recyclabilité et des bonus-malus applicables aux emballages mis en marché.

En attendant son agrément officiel, les trois candidats à l’agrément se réunissent depuis janvier 2026 dans une instance informelle préfigurant l’OCAEPRO, sous l’égide d’un tiers indépendant, en lien avec le ministère et l’ADEME.

ETERNITY Systems : un partenaire opérationnel pour répondre aux exigences de la REP EPRO

La REP emballages professionnels constitue une opportunité stratégique pour les entreprises qui souhaitent structurer leur démarche d’économie circulaire. En anticipant les objectifs de réemploi avant le démarrage opérationnel du 1er juillet 2026, les entreprises réduisent leur future éco-contribution et renforcent leur conformité réglementaire.

Depuis plus de 30 ans, ETERNITY Systems accompagne les entreprises des secteurs agroalimentaire, logistique, grande distribution et restauration collective dans la mise en œuvre de leurs filières d’emballages réemployables. Avec plus de 7 milliards d’emballages réemployables traités depuis notre création, nous maîtrisons l’ensemble du cycle industriel du réemploi.

Notre offre couvre l’ensemble des besoins associés à la REP EPRO :

  • Lavage industriel des caisses plastiques, bacs agroalimentaires, seaux, bouteilles en verre, bacs gastronormes, gobelets et palettes, avec des protocoles QHSE adaptés à chaque secteur.
  • Logistique circulaire dédiée : collecte des emballages usagés, tri, transport et réacheminement vers vos sites.
  • Traçabilité complète des flux : chaque lot est tracé pour garantir la conformité aux exigences déclaratives de la REP EPRO et permettre le suivi du nombre de rotations.
  • Accompagnement sur l’éco-conception des contenants réemployables, en lien avec les objectifs du règlement européen PPWR.

À quelques semaines du démarrage opérationnel du 1er juillet 2026, l’anticipation est devenue un enjeu de compétitivité. En vous appuyant sur ETERNITY Systems, vous transformez la contrainte réglementaire de la REP EPRO en levier de performance économique et environnementale. Contactez nos équipes pour structurer dès maintenant votre démarche de réemploi industriel.

À propos de l'auteur

Responsable Communication et Marketing chez ETERNITY Systems, Anthony conçoit des stratégies et des contenus pour promouvoir une consommation plus durable. C’est un acteur engagé du changement qui associe créativité, rigueur et actions pour renforcer la visibilité et l’impact des projets liés au réemploi et à l’économie circulaire.

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