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ISO 14001 : en quoi consiste cette norme et sa nouvelle version de 2026 ?

Découvrez la norme ISO 14001:2026 et ses bénéfices pour les industriels du réemploi

Dernière mise à jour : 01/06/2026

La norme ISO 14001 est la référence mondiale en matière de management environnemental. Elle définit les exigences qu’une organisation doit satisfaire pour structurer, piloter et améliorer en continu ses impacts sur l’environnement. Plus de 670 000 organisations certifiées dans le monde en 2024 (Étude ISO) s’appuient sur ce référentiel, qui vient de connaître sa troisième révision avec la publication de l’ISO 14001:2026 le 15 avril 2026.

Pour les industriels qui travaillent avec des emballages réemployables, l’ISO 14001 est à la fois une contrainte documentaire sérieuse et un levier opérationnel. Faire du réemploi ne suffit pas : il faut le prouver, le mesurer et le rendre auditable.

Sommaire

La norme ISO 14001 en résumé

 

  • ISO 14001 est une norme internationale qui définit les exigences d’un Système de Management Environnemental (SME), c’est-à-dire le cadre qu’une organisation met en place pour identifier, maîtriser et réduire ses impacts sur l’environnement. 
  • La certification est délivrée après un audit indépendant par un organisme accrédité (AFNOR, Bureau Veritas, Socotec). La démarche est volontaire, mais de plus en plus exigée par les donneurs d’ordre. 
  • L’ISO 14001 version 2026, publiée le 15 avril 2026, renforce l’approche cycle de vie et les enjeux climatiques, sans introduire d’exigences entièrement nouvelles. Les entreprises certifiées 2015 ont jusqu’en avril 2029 pour migrer vers cette version.
  • La norme ISO 14001 a été révisée en avril 2026 après onze ans sans mise à jour. Cette nouvelle version ne bouleverse pas les fondamentaux mais elle clarifie et précise les exigences existantes plutôt que d’en créer de nouvelles. 
  • Deux évolutions se distinguent pour la norme ISO 14001 révisée en 2026 : une meilleure prise en compte du changement climatique (risques physiques et de transition) et un renforcement de l’approche cycle de vie, qui s’étend désormais à toute la chaîne de valeur, fournisseurs inclus. Les entreprises certifiées sous la version 2015 disposent de trois ans, jusqu’en avril 2029, pour effectuer leur transition.
  • Pour les industriels du réemploi, les exigences de la norme (réduction des déchets, traçabilité des flux, amélioration continue des consommations) se traduisent directement dans les opérations de lavage de contenants réemployables.

 

Qu’est-ce que la norme ISO 14001 ?

ISO 14001 est une norme internationale de management environnemental qui cadre la façon dont une organisation identifie, mesure et réduit ses impacts sur l’environnement. Voici ce qu’elle couvre et à qui elle s’adresse.

Définition et principes fondamentaux

ISO 14001 est une norme internationale publiée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Elle spécifie les exigences d’un SME (Système de Management Environnemental) : l’ensemble des dispositions qu’une organisation construit pour piloter ses impacts environnementaux. La norme définit le cadre de référence, le SME est l’outil interne qui en découle.

 

La démarche est volontaire, c’est-à-dire que c’est l’organisation qui choisit d’y adhérer, construit son SME, puis le soumet à l’audit d’un organisme certificateur indépendant accrédité. La certification est valable pour une durée limitée et soumise à des contrôles réguliers.

 

ISO 14001 a été publiée en 1996, puis révisée une première fois en 2004, une seconde en 2015 pour l’intégration d’une approche par les risques, et mise à jour récemment en avril 2026. Publiée en France sous la référence NF EN ISO 14001, elle est ancrée dans les principes du développement durable et reste la seule norme de la famille ISO 14000 qui puisse faire l’objet d’une certification.

La norme ISO 14001 vient de connaître sa quatrième révision depuis sa création en 1996

À qui s’applique la norme ?

L’ISO 14001 peut être adoptée par n’importe quelle organisation dont l’activité a un impact mesurable sur l’environnement, qu’il s’agisse d’une PME, d’un grand groupe industriel, d’une collectivité ou d’une association.

La norme est volontairement généraliste pour s’adapter à tous les secteurs, mais sa mise en œuvre demande un vrai engagement : 

  • Il faut formaliser ses procédures par écrit, 
  • Impliquer l’ensemble des équipes dans la démarche 
  • Réaliser des audits internes réguliers pour vérifier que tout fonctionne.

 

Pour une petite structure, cet effort représente un coût non négligeable, entre le temps mobilisé en interne, l’accompagnement éventuel par un consultant et les frais facturés par l’organisme certificateur. Les entreprises de taille moyenne ou grande disposent généralement de ressources dédiées (responsable QSE, service environnement) qui absorbent plus naturellement cette charge.

 

Quels sont les principes de la norme ISO 14001 ?

Le principe de la norme ISO 14001 n’impose pas de résultats environnementaux précis ou de seuil chiffrés à respecter mais elle impose une méthode de travail rigoureuse, fondée sur le cycle PDCA (Plan-Do-Check-Act). Il s’agit d’une méthode d’amélioration continue popularisée par le statisticien William Edwards Deming dans les années 1950, devenue depuis le socle de la plupart des normes ISO. 

 

Concrètement pour la norme ISO 14001 cela signifie :

 

  • Planifier (Plan) : Recenser les impacts environnementaux de l’activité et définir des objectifs d’amélioration concrets et chiffrés. L’organisation doit identifier toutes ses interactions avec l’environnement, puis les hiérarchiser par criticité pour concentrer les ressources sur les impacts les plus significatifs. Par exemple pour un opérateur de lavage, cela signifie cartographier sa consommation d’eau par cycle, ses rejets, son bilan énergétique par type de contenant. 

 

  • Do : Mettre en place les moyens humains, techniques et financiers pour les atteindre. Cela correspond au déploiement opérationnel : formation des équipes, achat d’équipements, mise en place des procédures. La norme exige que chaque salarié dont le travail a un impact environnemental comprenne son rôle dans le SME et soit formé aux bonnes pratiques.


  • Check : Mesurer régulièrement les résultats à l’aide d’indicateurs : L’organisation suit la performance réelle de son SME à l’aide d’indicateurs concrets (m³ d’eau par cycle, kWh consommés, taux de conformité des rejets, tonnes de déchets valorisés) et réalise des audits internes périodiques. L’objectif est double : comparer les résultats aux objectifs fixés et identifier les dérives avant qu’elles ne deviennent problématiques. C’est également la phase qui vérifie le respect des obligations réglementaires. 


  • Act : Corriger ce qui ne fonctionne pas. Les écarts constatés font l’objet d’actions correctives, les bonnes pratiques sont capitalisées et les objectifs sont ajustés pour le cycle suivant. Ces décisions sont formalisées lors de la revue de direction, l’instance annuelle où le top management arbitre les priorités du SME et valide les orientations à venir.


Le principe de la norme ISO 14001 impose une méthode de travail fondée sur le cycle PDCA

Comment est constituée la norme ISO 14001 : 2026 ? 

La norme ISO 14001:2026 est organisée selon la Structure Harmonisée (HS), anciennement appelée Annexe SL, un cadre commun à toutes les normes ISO de management (ISO 9001 qualité, ISO 45001 santé-sécurité, ISO 50001 énergie). Cette architecture commune facilite l’intégration de plusieurs systèmes de management au sein d’une même organisation. 

 

La norme se compose de 10 chapitres appelés clauses, complétés par des annexes informatives.

Les clauses 

Les clauses 1 à 3 sont introductives : elles posent le cadre sans contenir d’exigences directement opposables lors d’un audit.

  • Clause 1 : Domaine d’application 
  • Clause 2 : Références normatives 
  • Clause 3 : Termes et définitions 

Les clauses 4 à 10 contiennent les exigences certifiables, sur lesquelles l’auditeur s’appuie pour évaluer la conformité du SME.

  • Clause 4 : Contexte de l’organisme 
  • Clause 5 : Leadership 
  • Clause 6 : Planification (intègre la nouvelle clause 6.3 sur la gestion du changement) 
  • Clause 7 : Support 
  • Clause 8 : Réalisation des activités opérationnelles 
  • Clause 9 : Évaluation des performances (dont la sous-clause 9.2.2 sur les audits internes) 
  • Clause 10 : Amélioration

Les annexes, supports d’interprétation

Les annexes complètent la norme sans contenir d’exigences obligatoires : elles sont qualifiées d’informatives et ne peuvent pas servir de base à une non-conformité lors d’un audit.

  • Annexe A : Lignes directrices pour l’utilisation de la norme. C’est un guide d’interprétation clause par clause, considérablement enrichi en 2026 pour faciliter la compréhension des nouvelles exigences (notamment sur la perspective cycle de vie en A6.1.2 et l’analyse du contexte en A4.1). Sa lecture est fortement recommandée avant d’aborder les clauses normatives.
  • Annexe B : Correspondance avec les versions antérieures et autres normes ISO. Elle aide les organisations certifiées sous la version 2015 à identifier les points qui ont évolué et à organiser leur transition.

Quelles sont les évolutions de la norme ISO 14001 version 2026 ? 

Publiée le 15 avril 2026, la quatrième édition de la norme ISO 14001 remplace à la fois la version 2015 et son amendement climatique A1 de février 2024. il ne s’agit pas d’une refonte mais d’une révision qui clarifie les exigences existantes, en ajoute quelques-unes, et aligne la norme sur la Structure Harmonisée (HS) commune aux systèmes de management ISO. Sept évolutions majeures se distinguent : 

  • Une meilleure prise en compte des enjeux climatiques planétaire
  • Le renforcement des aspects environnementaux à chaque phase du cycle de vie 
  • Le déploiement du SME sur toute la chaine de valeur
  • La clarification de la gestion du changement du chapitre 6 de la norme
  • L’élargissement du leadership pour la performance environnementale 
  • Nouvelles exigences de cadrage pour les audits internes
  • Alignement avec les autres normes 

 

ThèmeVersion 2015Version 2026
Approche cycle de vieMentionnéeRenforcée : applicable à l’ensemble de la chaîne de valeur
Thématiques environnementalesGénériquesPrise en compte précisée : biodiversité, eau, sols, GES, changement climatique
Gestion du changementImpliciteNouveau paragraphe 6.3 dédié
LeadershipDirection et managersÉtendu à tous les collaborateurs concernés
Limites planétairesAbsentesIntégrées dans le contexte de la norme

 

  • Intégration explicite du changement climatique

L’amendement A1:2024 qui indique que les organisations doivent évaluer les risques climatiques dans leur analyse du contexte (clause 4.1) et dans l’identification des parties prenantes (clause 4.2) est désormais pleinement intégré au corps de la norme. La norme distingue explicitement les risques physiques (inondations, vagues de chaleur, sécheresses) et les risques de transition (évolutions réglementaires, attentes du marché, pression des investisseurs). Ces enjeux doivent être intégrés à la politique environnementale et aux objectifs du SME.

 

  • Renforcement de la perspective cycle de vie

Déjà présente en 2015, l’approche cycle de vie est considérablement étendue avec cette révision de 2026. Concrètement, l’organisation doit désormais prendre en compte les impacts environnementaux à chaque phase : 

  • Sourcing des matières premières, 
  • Conception, 
  • Production, 
  • Transport, 
  • Emballage, 
  • Utilisation et 
  • Fin de vie. 

Ce renforcement implique d’intégrer des exigences environnementales dans les processus d’achat et de communiquer ces attentes aux fournisseurs externes. Le périmètre s’étend donc à l’ensemble de la chaîne de valeur.

 

Par exemple sous l’ISO 14001:2015, une entreprise pouvait se contenter d’analyser ses propres déchets d’emballage en sortie d’usine. Avec la version 2026, l’analyse doit remonter beaucoup plus en amont et descendre beaucoup plus en aval : 

  • L’organisation doit interroger l’origine des matières utilisées (carton recyclé ou vierge, plastique fossile ou biosourcé, encre à base d’eau ou de solvant), 
  • Evaluer l’empreinte carbone du transport entre le fournisseur et les sites de production, 
  • Mesurer l’impact des procédés de mise sous emballage (consommation énergétique, chutes de matière), 
  • Anticiper le devenir de l’emballage après usage : est-il réellement recyclable dans la filière du pays de destination ? Le consommateur dispose-t-il des consignes de tri claires ? Une partie finit-elle inévitablement à l’incinération ou en décharge ?

 

  • Élargissement aux limites planétaires

La norme nomme explicitement de nouveaux enjeux environnementaux à évaluer : 

  • La biodiversité, 
  • La pollution (de l’air, de l’eau, des sols), 
  • Les ressources naturelles 
  • Le changement climatique. 

Ces thématiques doivent être prises en compte dès l’analyse du contexte et dans la détermination des aspects environnementaux significatifs.

 

  • Réorganisation du chapitre 6 et nouvelle clause sur la gestion du changement

Le chapitre 6, consacré à la planification, est entièrement restructuré. C’est-à-dire que l’approche risques/opportunités est clarifiée et un chapitre dédié est ajouté avec une nouvelle clause 6.3 qui introduit la gestion du changement : l’organisation doit désormais anticiper, évaluer et maîtriser les changements pouvant affecter son SME (nouveaux procédés, nouvelles réglementations, réorganisation interne, changement de fournisseurs). 

 

Par ailleurs, l’identification des situations d’urgence ne se limite plus à celles “raisonnablement prévisibles” mais doit couvrir l’ensemble des situations potentielles.

 

  • Leadership et culture environnementale renforcés

La clause 5 relève le niveau d’exigence vis-à-vis de la direction : elle passe de “satisfaire” à “respecter les obligations de conformité”. Le top management doit démontrer un engagement plus explicite pour la durabilité, intégrer le climat, la biodiversité et le cycle de vie dans la politique environnementale, et porter la démarche de manière visible. 

 

La norme étend également cette responsabilité à l’ensemble des collaborateurs dont le travail a un impact environnemental, avec l’idée de développer une véritable “culture environnementale”, sur le modèle de la culture qualité promue par l’ISO 9001:2026.

 

  • Audits internes : nouvelle exigence de cadrage

La clause 9.2.2 introduit une exigence précise : pour chaque audit interne, l’organisation doit définir et documenter les objectifs, les critères et le champ. 

 

Ce qui était jusqu’ici implicite devient explicite et opposable lors des audits de certification.

  • Processus externalisés et alignement avec les autres normes

La clause 8 précise que le contrôle ou l’influence de l’organisation sur les processus externalisés se limite désormais à ce qui est pertinent pour les résultats attendus du SME, appelés “processus, produits ou services fournis à l’externe”. Enfin, l’alignement complet avec la Structure Harmonisée facilite l’intégration de l’ISO 14001:2026 avec l’ISO 9001:2026 (qualité) et l’ISO 45001 (santé-sécurité au travail), pour les organisations qui pilotent un système de management intégré.

 

La période de transition est de 3 ans à compter de la publication de la norme, soit jusqu’en avril 2029. Les audits de certification et de renouvellement menés après cette date devront se faire sur la base de la version 2026. Les modalités précises seront confirmées par les organismes nationaux d’accréditation, dont le COFRAC pour la France.

L'ISO 14001 version 2026 renforce l'approche cycle de vie et les enjeux climatiques

 

Quels sont les avantages de la certification ISO 14001 ? 

 

La certification ISO 14001 apporte des bénéfices à la fois opérationnels, économiques, commerciaux et réglementaires. Elle structure durablement la performance environnementale de l’organisation et lui permet de répondre aux exigences croissantes de ses clients et de ses parties prenantes grâce à plusieurs éléments : 

 

  • Une réduction mesurable des consommations et des coûts : le suivi systématique des consommations d’eau, d’énergie et de matières premières révèle les gaspillages. Les actions correctives qui en découlent réduisent directement les coûts opérationnels, notamment sur les postes énergie et déchets.


  • Une conformité réglementaire mieux maîtrisée : L’ISO 14001 exige que l’organisation identifie, suive et respecte l’ensemble de ses obligations légales en matière d’environnement. Cette veille réglementaire structurée limite les risques de non-conformité et les sanctions associées, dans un contexte où la pression législative s’intensifie (loi AGEC, règlement PPWR, directive CSRD, CS3D). Le SME devient un outil d’anticipation plutôt qu’un cadre de réaction.


  • Un avantage commercial face aux donneurs d’ordre : la certification ISO 14001 est de plus en plus exigée dans les appels d’offres publics et privés, en particulier pour les fournisseurs de la grande distribution, de l’agroalimentaire, de l’automobile et du secteur public. Elle devient un prérequis pour accéder à certains marchés. Pour les sous-traitants industriels, ne pas être certifié peut signifier être exclu d’un référencement.


  • Une contribution directe au reporting RSE et extra-financier : les données collectées dans le cadre du SME alimentent directement les indicateurs des rapports RSE et des reportings de durabilité (CSRD, VSME, GHG Protocol). La certification facilite la production d’informations fiables, auditables et comparables d’une année sur l’autre. Pour les entreprises soumises à la CSRD, cette structuration documentaire représente un gain de temps considérable lors de l’audit des ESRS.


  • Un renforcement de l’engagement des collaborateurs : la démarche ISO 14001 mobilise les équipes autour d’objectifs concrets et mesurables. La version 2026 amplifie cet effet en exigeant le développement d’une véritable culture environnementale au-delà du seul encadrement. Les salariés deviennent acteurs du système, ce qui renforce le sens au travail et l’attractivité de l’entreprise dans un marché de l’emploi de plus en plus sensible aux enjeux de durabilité.

 

La certification ISO 14001 apporte des bénéfices opérationnels, économiques et réglementaires

Comment obtenir la certification ISO 14001 : les grandes étapes

La certification ISO 14001 s’obtient à l’issue d’un audit mené par un organisme certificateur indépendant accrédité, qui vérifie la conformité du Système de Management Environnemental aux exigences de la norme. La démarche de certification se structure en 6 étapes  et demande généralement entre 12 et 18 mois en partant de zéro. Une organisation déjà engagée dans une démarche environnementale peut raccourcir ce délai.

Étape 1 – Réaliser un diagnostic environnemental initial

 

La première étape consiste à dresser un état des lieux complet des impacts environnementaux de l’organisation. Ce diagnostic, parfois appelé analyse environnementale initiale, cartographie les consommations de ressources (eau, énergie, matières premières), les rejets (eaux usées, déchets, émissions atmosphériques) et les obligations réglementaires applicables. Il identifie également les écarts entre les pratiques actuelles et les exigences des clauses 4 à 10 de la norme. Cette photographie sert de point de départ à la construction du SME.

 

Étape 2 – Définir la politique et les objectifs environnementaux

 

La direction formalise une politique environnementale écrite, signée et diffusée à l’ensemble des collaborateurs. Cette politique fixe le cap de l’organisation et doit explicitement couvrir, depuis la version 2026 de la norme, les enjeux climatiques, la biodiversité et l’approche cycle de vie. Des objectifs concrets, mesurables et assortis d’échéances sont déclinés à partir de cette politique, sur la base des résultats du diagnostic.

 

Étape 3 –  Construire et documenter le Système de Management Environnemental

L’organisation rédige les procédures, les modes opératoires et les enregistrements qui constituent le socle documentaire du SME. La norme n’impose pas un format figé mais exige que le système soit lisible, traçable et accessible aux personnes concernées. La nouvelle clause 6.3 de la version 2026 ajoute une exigence de documentation sur la gestion du changement.

 

Étape 4 – Déployer le SME et former les équipes

 

Le SME est mis en œuvre sur le terrain et les collaborateurs concernés sont formés à leurs rôles et à leurs responsabilités environnementales. La version 2026 renforce cette exigence en demandant que la culture environnementale s’étende à l’ensemble des personnes dont le travail a un impact, et plus seulement à l’encadrement. Cette phase peut durer plusieurs mois et s’accompagne d’indicateurs de suivi qui permettent de vérifier l’appropriation du système.

 

Étape 5 – Mener un audit interne et une revue de direction

 

Avant de solliciter un organisme certificateur, l’organisation réalise un audit interne complet du SME pour identifier les non-conformités résiduelles et les corriger. La clause 9.2.2 de la version 2026 exige que les objectifs, les critères et le champ de chaque audit interne soient documentés. La revue de direction qui suit permet au top management d’arbitrer les actions correctives et de valider la maturité du système avant l’audit de certification.

 

Étape 6 – Passer l’audit de certification

 

L’audit de certification est mené par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC en France (AFNOR Certification, Bureau Veritas, SGS, Socotec, Dekra, entre autres). Il se déroule en deux étapes : 

  • Un audit d’examen documentaire 
  • Suivi d’un audit terrain qui vérifie la mise en œuvre réelle du SME. 

 

En cas de conformité, le certificat est délivré pour une durée de trois ans, avec un audit de surveillance annuel et un audit de renouvellement au bout de trois ans.

 

Nom : certification-iso-14001

Alt : La certification ISO 14001 s’obtient par audit mené par un organisme certificateur indépendant

 

Quel liens entre l’ISO 14001, l’économie circulaire et le réemploi ? 

ISO 14001 et économie circulaire partagent le même objectif : réduire la consommation de ressources et la production de déchets à chaque étape du cycle de vie d’un produit. Les deux approches convergent sur trois points essentiels :

 

  • La logique de cycle de vie : la version 2026 de l’ISO 14001 renforce explicitement l’approche cycle de vie, qui couvre désormais le sourcing des matières premières, la production, le transport, l’usage et la fin de vie. C’est exactement le périmètre que couvre l’économie circulaire.
  • L’optimisation des ressources : la norme impose de mesurer et de réduire les consommations d’eau, d’énergie et de matières. L’économie circulaire vise le même résultat par la réutilisation et l’écoconception.
  • L’extension aux fournisseurs : la version 2026 demande d’intégrer la chaîne de valeur amont dans le SME. Ce principe rejoint le pilier « approvisionnement durable » de l’économie circulaire.

 

Le réemploi des emballages est un système d’économie circulaire dans lequel un emballage est conçu pour être utilisé plusieurs fois pour le même usage.  Pour une organisation engagée dans une démarche ISO 14001, déployer le réemploi produit des effets directement mesurables sur les indicateurs du SME :

 

  • Réduction des déchets à la source : chaque emballage réemployé ne devient pas un déchet à traiter en fin d’usage. Cet impact s’inscrit directement dans les objectifs d’amélioration continue de la clause 6.
  • Diminution de l’empreinte carbone unitaire : plus un emballage effectue de rotations, plus son impact carbone par usage diminue. Ces données alimentent les indicateurs climatiques renforcés par la version 2026 de la norme.
  • Maîtrise des consommations de matières premières : le réemploi est une alternative aux emballages plastique évite la production récurrente d’emballages neufs et la consommation des ressources associées. Cet effet est documentable et auditable.

 

La REP (Responsabilité Élargie du Producteur) sur les emballages professionnels, en vigueur depuis janvier 2025, impose aux entreprises des objectifs de réemploi. L’ISO 14001 offre un cadre pour structurer et démontrer cet engagement de façon auditée. Pour un industriel qui externalise son lavage, la rigueur opérationnelle de son prestataire devient une composante de son propre SME.

 

ETERNITY Systems : un partenaire opérationnel pour votre démarche ISO 14001

Pour un industriel engagé dans une démarche ISO 14001, les impacts environnementaux de sa filière d’emballages réemployables ne se limitent pas à ses propres opérations. Ils couvrent l’ensemble du cycle de vie des contenants : fabrication, utilisation, collecte, transport, lavage, réparation, stockage, remise en circulation. 

 

  • Lavage industriel : les centres ETERNITY Systems mesurent et optimisent en continu leurs consommations : 1 litre d’eau est réutilisé en moyenne 300 fois, les nouvelles technologies permettent d’économiser 50 % d’eau par rapport aux générations précédentes, et le séchage par centrifugeuse réduit la consommation d’énergie de 40 % par rapport au séchage à l’air soufflé. Ces données sont disponibles par cycle et par type de contenant, directement intégrables dans un rapport RSE ou un audit ISO 14001.


  • Réparation : les emballages endommagés sont réparés plutôt que remplacés, ce qui prolonge leur durée de vie et réduit le recours à de la matière neuve. Dans le cadre de l’ISO 14001:2026, qui renforce l’approche cycle de vie sur l’ensemble de la chaîne de valeur, chaque rotation supplémentaire évitée compte comme un impact évité documentable.


  • Transport et logistique : MT Logistics, la solution logistique d’ETERNITY Systems, assure la collecte, le tri, le stockage et l’acheminement des contenants avec une traçabilité en temps réel via ERP. La mutualisation des chargements (groupage) et l’optimisation des circuits courts réduisent l’empreinte carbone de la boucle logistique, un aspect environnemental significatif que tout SME couvrant le réemploi doit documenter.

 

ETERNITY Systems est certifié ISO 9001 (management de la qualité) et ISO 45001 (santé et sécurité au travail), et applique la méthode HACCP ainsi que les référentiels du Paquet Hygiène européen et Food Safety nord-américain. Les préoccupations environnementales sont au cœur du fonctionnement de ses centres : optimisation des consommations d’eau et d’énergie, gestion des eaux usées, réduction des déchets de process.

 

Vous souhaitez évaluer comment votre filière de réemploi peut s’inscrire dans les exigences de la norme ISO 14001 ? 

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FAQ

Quelle est la différence entre ISO 14001 et ISO 9001 ?

L’ISO 9001 encadre le management de la qualité : elle vise à garantir que les produits et services répondent aux attentes des clients. L’ISO 14001 encadre le management environnemental : elle vise à identifier et à réduire les impacts de l’organisation sur l’environnement.  Les deux normes partagent en revanche la même architecture, appelée Structure Harmonisée (HS), commune à toutes les normes ISO de management. Une entreprise peut donc être certifiée simultanément ISO 9001 et ISO 14001, dans le cadre d’une démarche QHSE structurée.

Peut-on certifier ISO 14001 une seule partie de son organisation ?

Oui, la norme le permet explicitement. Une entreprise peut limiter le périmètre de son SME à un site industriel, une ligne de production ou une activité spécifique. Ce périmètre doit être clairement défini et documenté, puis soumis à l’audit de l’organisme certificateur dans ce cadre restreint.

 

L’ISO 14001 est elle obligatoire ? 

 

Non, la certification ISO 14001 repose sur une démarche volontaire. Aucune loi française ou européenne n’impose à une entreprise d’être certifiée pour exercer son activité.

En pratique, elle devient cependant de plus en plus exigée par les donneurs d’ordre, en particulier dans les appels d’offres publics, dans la grande distribution, dans l’agroalimentaire et dans l’automobile.

 

Quel est le coût d’une certification ISO 14001 ? 

 

Pour une PME, le budget global se situe généralement entre 10 000 et 30 000 euros sur la première année, accompagnement et audit de certification inclus. Mais le budget varie fortement selon la taille de l’entreprise, le nombre de sites à certifier et le niveau de maturité du SME existant. Il faut distinguer : 

  • Les frais d’audit de l’organisme certificateur, 
  • Les coûts de conseil et de formation, 
  • Le temps interne mobilisé pour la documentation. 

 

Ces trois postes réunis font que le coût total de la première certification dépasse généralement ce que les seuls frais d’audit laissent supposer. Les organismes certificateurs (AFNOR, Bureau Veritas, SGS) proposent des devis sur mesure selon le périmètre défini.

Combien de temps faut-il pour obtenir la certification ISO 14001 ?

En partant de zéro, il faut généralement entre 12 et 18 mois pour construire un SME opérationnel et franchir l’étape de l’audit de certification. Mais le délai dépend de la maturité environnementale de l’organisation. En effet, une organisation déjà engagée dans une démarche structurée peut raccourcir ce délai.

Quelle est la durée de validité de la certification ISO 14001 ? 

La certification est valable trois ans, sous réserve d’audits de surveillance annuels menés par l’organisme certificateur. À l’issue des trois ans, un audit de renouvellement complet est requis pour prolonger la certification pour un nouveau cycle.

 

À propos de l'auteur

Responsable Communication et Marketing chez ETERNITY Systems, Anthony conçoit des stratégies et des contenus pour promouvoir une consommation plus durable. C’est un acteur engagé du changement qui associe créativité, rigueur et actions pour renforcer la visibilité et l’impact des projets liés au réemploi et à l’économie circulaire.

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